Bienvenue

Bienvenue dans mon nid, un nid tissé d'écriture et de lecture. Ici, entre ciel et terre, je me nourris de pages savoureuses et je m'abreuve à la source des mots.

L'espace d'un chant, je vous invite à découvrir ma plume. Montez sans façon sur mes ailes et je vous porterai de récit en bouquin, en passant par les figures de style et les merveilles propres à la langue de Molière.

Ma destination ultime : une couverture cartonnée portant mon nom en effigie. Mon seul port d'attache : l'imaginaire.

2 décembre 2009

Temps

Ce petit exercice d'atelier m'aura au moins permis de me défouler. Cette fois-ci, la contrainte était fort différente. Il fallait d'abord écrire six haïkus sur un même thème, puis ensuite écrire un paragraphe en prose (c.-à-d. des phrases) sur ce même thème, en reprenant les mêmes mots si possible.

Je précise ici que les haïkus ne respectent pas à la lettre la philosophie d'usage (par exemple : référence à la saison). En fait, nous utilisons en atelier le format du haïkus pour nous obliger à traduire en moins de mots notre pensée. Avis aux puristes! Donc, voici mon résultat :


Temps


Les années s'écoulent
Sève précieuse en gaspillage
Retenir le temps


Minutes mal gérées
Éparpillées à tous vents
Cherche la solution


Pieuvre exténuée
Jongler avec les horaires
Tentacules de plomb


Voleur insouciant
Dérobe mes heures de farniente
Gruge mes belles années


En quête de repos
Calendrier surchargé
Alléger la charge


Tic tac régulier
Inexorable balancier
Décompte amorcé



La prose, maintenant :


Les années s'écoulent, tel un fluide volatile. Cette sève précieuse me glisse entre les doigts, éparpillée à tous vents. Je cherche désespérément la solution, le miracle qui me permettra de jongler avec mon horaire. Je voudrais devenir acrobate, mais pour l'heure, je ne suis qu'une pieuvre exténuée aux tentacules de plomb. Le temps, ce voleur insouciant, me dérobe mes pauses et mon repos. Tic tac, l'inexorable balancier me nargue. Le décompte est amorcé.

1 décembre 2009

Encore des événements!

Toujours à l'affût des événements culturels et littéraires, je me suis laissée dire que la programmation hiver-printemps 2010 de la Ville de Blainville avait affiché ses couleurs. Il n'en fallait pas davantage pour m'allécher! Alors voici quelques activités à venir :

Ateliers d'écriture - 16 ans et +

Hé oui! Vous avez bien lu! La Bibliothèque de Blainville offrira les 1er, 15 et 22 mars 2010, de 18 h 30 à 20 h 30, une série d'ateliers d'écriture. Un maximum de 12 participants est permis et, comme aucun prix n'est indiqué, je suppose que cette activité est réservée aux membres de la bibliothèque. Enfin, je vous donne tout de même l'information, au cas où : 450-434-5370!


Ça me dit de conter... Soirées de contes et légendes
  • Samedi 13 février 2010 : Spécial Saint-Valentin "Tristan et Iseult", 18 ans et +, avec Stéphanie Bénéteau. Érotisme, passion, voyages, combats d'épée, rage et vengeance seront au menu...
  • Samedi 13 mars 2010 : Duo découverte "Pedigree d'une réalité", 16 ans et +, avec Céline Jantet et Nicolas Rochette.
  • Samedi 10 avril 2010 : "Portrait en blues de travail", avec Jocelyn Bérubé.
  • Samedi 8 mai 2010 : "Peintures sur soie", avec Pétronella Van Dyke

Entrée gratuite pour tous, premier arrivé, premier servi! Café et chocolat chaud seront disponibles gratuitement. Apportez votre tasse!

Club littéraire avec Jean Fugère

Les dates ne sont pas disponibles encore, mais je sais que les prochaines rencontres auront lieu à Saint-Janvier, Mirabel. Super, c'est tout près de chez moi! J'ai bien hâte de voir qui il recevra...

Mission céleste

Voici un petit conte réalisé en atelier d'écriture, le 21 septembre 2009. Pour les contraintes de départ, voir en bas du billet.


Jadis, une friponne prénommée Fleur de neige rompit la retraite du seigneur Lumèche.

- Hé! L’ours mal léché! Cria l’effrontée. Plutôt que de vous lamenter à longueur de journée, rallumez donc les étoiles!

Le suzerain déchu en tomba les quatre fers en l’air. Roger Bontemps malgré tout, il répondit :

- Mignonne, vous manifestez une ignorance si crasse que je ne vous tiendrai pas rigueur de votre langue de vipère. Quittez à toutes jambes ma chaumière ou je déterre la hache de guerre!

- N’essayez pas de me jeter de la poudre aux yeux, rétorqua l’impudente. Vous avez fait bon marché de votre mission sacrée, vous avez lâchement abandonné mon peuple aux ténèbres.

- Comment oses-tu, polissonne! Sache qu’avant même ta venue au monde, j’abattais déjà un travail de Titan par-delà les nuages. Est-ce ma faute, si mon ennemi juré a découvert mon talon d’Achille? Je renoncerais volontiers au brasier qui danse sur ma peau pour anéantir l’usurpateur. Hélas! Devant ce monstre, mon courage s’écroule comme un château de cartes.

À ces mots, la rouquine bomba le torse.

- Sire, je vous offre ma crinière. Elle mystifiera l’adversaire et la voûte céleste retrouvera son éclat d’antan.

Bouche bée, l’ermite approuva le plan. Comme prévu, le vil Soufflenoir mordit à l’hameçon. En vain, il cracha son venin sur la tignasse couleur feu, tant et si bien qu’à la fin, son haleine se tarit.
Enfin délivré du joug honni, le roi incandescent répandit aux quatre vents ses étincelles d’argent.


Contraintes de départ :
  • Inventer un conte dans lequel un enfant ordonnera à un personnage très important de l'univers qu'il est grand temps de rallumer les étoiles.

  • Moins de 250 mots

  • Insérer 10 expressions idiomatiques

30 novembre 2009

Jean-Jacques Pelletier

Mardi 24 novembre 2009, Bibliothèque de Rosemère. Jean-Jacques Fugère recevait cette fois-ci Jean-Jacques Pelletier, illustre auteur de la série Les Gestionnaires de l'apocalypse.

Résumé de la rencontre

Philosophe de formation et professeur à la retraite depuis environ 5 ans, monsieur Pelletier avoue souffrir d'une curiosité pathologique. L'univers des médias, des arts, de la gestion financière (en particulier les caisses de retraite) et de l'informatique le passionnent. La manipulation des individus et des foules, la dimension géopolitique globale, la mondialisation, la Finance (légale, et surtout illégale), la mafia, la corruption, la criminalité internationale, la science, les théories sur la naissance de la structure de l'univers sont autant de domaines qui suscitent son intérêt.

Jean Fugère avouait humblement se sentir très naïf lorsqu'il lisait les oeuvres de Jean-Jacques Pelletier. Les connaissances de ce dernier paraissent en effet découler de recherches ardues et pointues. Toutefois, monsieur Pelletier précise qu'il n'effectue pas de recherches intensives pour concevoir ses romans. Guidé par ses intérêts personnels, il se documente à chaque occasion et ses romans ne sont que le reflet de son expérience et de ses lectures.

Contrairement à que ce l'on pourrait croire, Jean-Jacques Pelletier n'écrit pas à prime abord pour informer ses lecteurs ou les rendre plus conscients des enjeux planétaires, mais plutôt par pur plaisir. Selon lui, de tout temps, la race humaine a utilisé la poésie, puis le théâtre, les romans et l'audiovisuel pour maîtriser, par l'imagination, les réalités qui pouvaient s'avérer dérangeantes. C'est ainsi qu'il voit son travail : il aide ses lecteurs à apprivoiser la peur. Ensuite, ils se font eux-mêmes leur idée sur la question et prennent leurs propres décisions. Toutefois, il remarque que sa vision est souvent contagieuse. Ses lecteurs ne voient plus le monde de la même façon et ils analysent davantage les informations qui leur sont communiquées par les médias. Le philosophe écoute d'ailleurs presque malgré lui les nouvelles à la télévision. Il engueule son poste devant les banalités qu'il diffuse. Les reporters qui déblatèrent des stupidités le frustrent.

Selon monsieur Pelletier, l'écriture, pour l'écrivain, représente surtout une exploration de la vérité, la création de liens entre les éléments. Elle permet aussi d'ébranler une certaine naïveté, de dégraisser le regard, de transformer des réponses toutes faites en questions qui font réfléchir. Le monde nous est donné par morceaux et nous basons trop souvent nos idées préconçues sur le peu d'informations que nous avons recueillies. De son côté, il choisit des morceaux qui aideront le lecteur à comprendre plus facilement le monde qui l'entoure.

L'auteur nous a soumis un exemple intéressant d'une logique d'intérêt : Admettons qu'une multinationale ait le choix entre investir dans la recherche pour guérir le Sida :
  • En investissant dans un médicament qui, en une seule dose, guérirait l'utilisateur à vie
  • En investissant dans un médicament qui soulagerait le malade de ses symptômes, mais qu'il devrait prendre jusqu'à la fin de ses jours

Quelle option croyez-vous que cette multinationale privilégierait? La réponse me saute aux yeux, mais je préfère ne pas la verbaliser...

Selon monsieur Pelletier, la pulsion de destruction qui anime les humains et leur trop grande intelligence en fait de super prédateurs qui détruiront tout avant que leur race ne s'éteigne. Peut-être ferons-nous preuve de résilience, à la toute fin, quand il sera presque trop tard ou, plus probablement, réellement trop tard.

Processus d'écriture

Là, je sais que je vais rejoindre au moins Frédéric Raymond! Voici le processus d'écriture de Jean-Jacques Pelletier :
  • Il se fait des fiches et décrit l'histoire de chaque personnage, même les personnages tertiaires.
  • Pour L'Homme trafiqué : Il a fait des plans. Plusieurs plans. Son premier plan traçait les grandes lignes et lui a d'ailleurs donné d'autres idées pour la suite. Dans son deuxième, il a pris tous ses personnages et les a changés de sexe! (c.-à-d. : les hommes sont devenus des femmes et les femmes, des hommes!) Ce qui a apporté une dimension nouvelle à l'histoire.
  • Dans ses plans, il ne va jamais trop loin dans ses idées, pour se laisser de la place pour la créativité. Par exemple, lors de l'écriture, il intègre des nouvelles de l'actualité.
  • Exemple de plan : 1er plan = 4 pages. 2e plan = 15 à 20 pages, divisées par jour. 3e plan = Chaque jour est divisé en scènes principales. Selon lui, le plan aide à ne pas se perdre dans la scénarisation du roman. Cette étape est contraignante, il l'avoue, mais très libératrice aussi, car il peut se permettre d'être plus créatif ensuite.
  • Aucun minimum ni maximum de mots par jour. Advienne que pourra! Toutefois, il écrit chaque jour, sa conjointe l'y oblige. Parce que sinon, ses personnalités multiples débordent dans la vie courante et elle ne s'y retrouve plus!
  • Il n'écrit jamais, au grand jamais chez lui. Autobus, gare, cafés, restaurants et bars sont ses endroits de prédilection. L'écriture est un acte solitaire, mais il a besoin de sentir la présence des autres autour de lui.
  • Il aime la collaboration avec son comité de lecteurs. Il découvre grâce à eux les failles et leurs questions l'aident énormément à avancer.
Si on demande à Jean-Jacques Pelletier pourquoi il produit des romans de 1 500 pages, il avoue à la blague : c'est parce que j'ai beaucoup coupé!



Les opinions de Jean-Jacques Pelletier sur...
  • Les biographies : Il n'y croit pas. Elles sont souvent mensongères et ne dévoilent pas tout. Il préfère grandement les romans, car ils en révèlent davantage sur la véritable nature de l'auteur. On y voit les structures, les répétitions, qui tissent une trame très révélatrice.
  • Son propre cynisme : Il ne se croit pas cynique. Simplement, pour lui, l'optimisme ne doit pas être la solution de la facilité. Il faut être lucide, sans toutefois sombrer dans la paranoïa. Les problèmes complexes pourraient trouver leur solution à long terme si la collectivité y mettait du sien. Cependant, l'individualisme qui prévaut, en occident plus particulièrement, exige des solutions simples, individuelles et à court terme. Une société de consommation, qui perd ses liens, qui veut tout, tout de suite, le meilleur, le plus gros. Les appartenances sont détruites et tout ce qui reste comme sens à donner à sa vie, c'est une fuite en intensité. Tant que nous ne nous mettrons pas ensemble pour arranger les choses, rien ne se règlera.
  • Les nouvelles technologies : Selon lui, Internet, Facebook et livrel changeront énormément notre rapport face au monde, au livre et au mode de socialisation. Platon disait énormément de mal de l'écriture, car il craignait que nos têtes ne se vident, lorsque nous n'utiliserions plus autant notre mémoire. Il ne faut donc pas démolir les nouvelles technologies, car si elles amènent inévitablement des pertes, elles apportent aussi énormément à la société.

En terminant ce très long billet - désolée, cette rencontre fut si enrichissante que je voulais vous en livrer le plus possible et encore, je n'ai pas tout dit! - je vous invite à consulter le billet qu'Isabelle a écrit à ce sujet. Intéressant, de voir comment deux personnes (en l'occurrence trois, car Pierre aussi était présent) peuvent voir différemment le même événement!

Personnellement, j'ajoute "Écrire pour inquiéter et pour construire" de Jean-Jacques Pelletier, publié aux Éditions des Trois-Pistoles, à ma liste de lectures à venir. Et je lirai bientôt sa nouvelle Radio-Vérité, publiée dans Alibis #14, pour laquelle je me suis fait un devoir et un honneur de lui demander une dédicace!

Pour le recensement des oeuvres de Jean-Jacques Pelletier et sa biographie, je vous invite à consulter son site internet.

29 novembre 2009

Atelier d'écriture gratuit en ligne

Ça, c'est bien moi. J'annonce haut et fort mon plaisir de retrouver ma liberté, et voilà que je lorgne déjà vers d'autres contraintes, d'autres moyens de surcharger encore davantage mon horaire...

N'essayez pas de me comprendre, vous y perdriez votre latin! Je suis une contradiction ambulante, une vraie mini-weats, comme dirait Pierre. Avec un côté très sérieux et un côté complètement givré! Rien à faire, c'est un défaut de fabrication, faudra faire avec!

Je vous fais donc part de ma découverte, ou plutôt de celle de Dame Sco', car il faut bien rendre à César ce qui appartient à César et c'est elle qui m'a soumis cette information.

Alors voici : Pour ceux et celles qui n'ont pas la chance, comme moi, d'avoir des ateliers d'écriture dans leur région, ne désespérez plus! Un lien intéressant existe aussi en ligne :

http://cours-ecriture.org/

Je ne l'ai pas essayé encore. Si vous avez lu mes précédents billets, vous comprendrez aisément que je n'ai pas le temps! Pour l'instant, du moins, car je compte bien aller faire un tour sur ce site qui offre des ateliers et des cours d'écriture en ligne et ce, gratuitement, si j'en juge la page d'accueil.

Si l'un d'entre vous va y faire un tour, donnez-m'en des nouvelles! Et si vous connaissez d'autres ateliers d'écriture virtuels, j'aimerais énormément avoir les liens, question de faire un choix éclairé. Rien de tel que le partage d'informations entre passionnés!

28 novembre 2009

Dernier atelier

Lundi 23 novembre 2009. Le jour J, le soir que j'attendais avec autant de hâte que de regret.

Je savais déjà qu'il en serait ainsi. Dès mon inscription en septembre. J'ai prolongé le plaisir, même je savais que je me sentirais coincée, prisonnière, contrainte.

C'est maintenant officiel. Après cinq sessions, soit deux ans et demi d'apprentissage, mes ateliers d'écriture avec Nicole sont terminés. Quand je dis terminés, ça signifie pour de bon. Enfin, je le suppose. Nul ne sait vraiment ce que nous réserve la vie ni les détours inattendus qui peuvent faire bifurquer notre route...

Nicole a vraiment été très compréhensive. Je lui ai expliqué que je me sentais appelée ailleurs, que j'avais une panoplie de projets d'écriture en cours et que je ressentais le besoin de m'y consacrer à plein. De son côté, elle m'a fortement encouragée à poursuivre dans la voie qui me semblait la meilleure. Elle m'a même dit qu'il vient un moment, dans la vie, où l'élève surpasse le maître. Et que ce moment était venu. Je suis encore en train de méditer pour juger si c'est vrai, je n'en suis vraiment pas convaincue! Je ne connais pas encore toutes les bases ni les figures de style, mais je me sens prête à voler de mes propres ailes. Le reste, je l'apprendrai autrement.

Désormais, plus d'excuses. Je me consacre entièrement à mes projets de nouvelles qui crient sur mon bureau. Je n'ai déjà que trop tardé.

27 novembre 2009

La peau blanche


Joël Champetier


L’histoire d’un amour douloureux, déchirant et destructeur. Et vous, jusqu’où iriez-vous par amour?

Thierry, un étudiant français qui s’est exilé volontairement à Montréal pour fuir un contexte familial étouffant, partage un appartement miteux avec Henri Dieudonné, son colocataire d’origine haïtienne.

Un soir, Henri propose une virée dans les quartiers chauds de la ville. L’aventure d’un soir tournera malheureusement au cauchemar et Henri portera à vie les stigmates infligés par une splendide rousse.

Quelques temps après l’incident, Thierry tombe sous le charme de Claire, une autre rouquine à la peau trop blanche. Dès lors, obsédé par la pianiste, il néglige ses études, son ami Henri et tout le reste. Henri s’interroge d’ailleurs sur la véritable nature de cette maîtresse aux appétits féroces. Au fil de ses recherches et de ses révélations, il réussira à ébranler les convictions du jeune Français.

Oui, elles sont parmi nous. Et gare à vous, vous êtes peut-être le prochain sur leur liste!

Joël Champetier signe ici une œuvre riche en émotions et en rebondissements. L’atmosphère sordide qu’il crée autour de ses personnages les rend plus vrais que nature. C’est le cas en particulier pour Henri, le colocataire d’origine haïtienne, dont la théorie fort intéressante à propos de l’origine des différentes races humaines m’a énormément fait réfléchir.

Ce roman est classé dans la catégorie fantastique, mais j’y ai trouvé bien davantage que des créatures mythiques. La plume est sensible et décrit avec brio les états d’âme du personnage principal, ses déboires, son refus de la vérité, ses désillusions. Le volet fantastique est abordé avec finesse et subtilité, sans tomber dans la facilité.

Le suspense m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Et j’avoue humblement que je n’avais pas prévu un tel dénouement!
À noter : Cette oeuvre s'est méritée le Citytv Award 2004 pour le Meilleur premier long métrage canadien.
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