12 février 2018

Accepter de repartir en neuf

Bonjour à tous!

J'ai eu envie de venir faire un tour par ici, question de vous partager un petit truc d'écriture que j'applique en ce moment même.

(Disons que ça me fait une petite pause entre deux séances de retravail. On procrastine comme on peut, hein?)

Voyez-vous, je suis en train de travailler sur un texte qui m'a beaucoup fait enrager ces derniers temps, mais qui est joyeusement en train de débloquer aujourd'hui. (Youpie!!!)

J'avais vraiment du mal avec ce fameux texte. J'aime beaucoup l'histoire, le premier jet a été écrit et retravaillé (et re-re-re-travaillé), c'est très bien du côté du français et de l'orthographe... Mais ce n'est pas encore ÇA.

Plutôt que de trouver le texte achevé, je le trouve bancal. Il y a de gros problèmes de fond, ça ne marche pas. Par contre, j'ai beau passer et repasser sur le texte, je n'arrive à rien de constructif.

Dans ce genre de situation (on veut garrocher notre ordinateur par la fenêtre et ne plus jamais, jamais écrire de notre vie - OK, j'exagère peut-être, mais juste un peu), j'ai déjà appliqué certaines méthodes :

  • Faire lire le texte par un ou des bêta-lecteurs (question qu'ils me pointent les problèmes)
  • Laisser le texte dormir un peu (question de prendre du recul, et de revenir éventuellement avec un oeil neuf)
  • Travailler sur autre chose pour me changer les idées (ou bien juste me changer les idées tout court avec Netflix, un bon livre, du magasinage, un jeu vidéo ou toute autre source de procrastination - même les tâches ménagères étant une excellente alternative)
  • Abandonner le texte et me dire qu'il n'a pas de potentiel (ce qui n'est absolument pas une méthode ou une solution adéquate, j'en conviens, mais bon...)
Par contre, à présent, j'applique une méthode que je trouve très constructive, soit celle du "Allez, repartons donc en neuf". 

Ce n'est pas sorcier, en fait. En gros, je me crée un nouveau fichier, et je repars de zéro (bon, pas de zéro, mais dans mon imagination c'est un peu ça). L'objectif est de laisser de côté mes idées préconçues. De rebâtir le texte en entier, morceau par morceau. 

Je ne sais pas si vous avez essayé cette méthode (bah sûrement, mais j'aime partager ce genre d'astuce, ça finit toujours par trouver preneur). Personnellement, je trouve vraiment difficile d'accepter d'en arriver là. Avant, j'essaie souvent les méthodes citées plus haut. Et je rame. J'enrage. Je désespère.

Ce qui est drôle, c'est que dès que je me décide à appliquer le "Repartons donc en neuf", tout s'illumine... et je me rends compte que le travail à accomplir n'était pas si énorme! (et je me traite de tous les noms d'avoir tant hésité avant d'accepter cette avenue!)

En toute logique, plein de bouts du texte fonctionnent déjà. Il suffit de les recopier et de les modifier un peu si nécessaire. Pour le reste, on laisse de côté ce qui ne fonctionne pas, et on écrit de nouveaux passages qui se rattacheront mieux avec le reste.

C'est vraiment une question de lâcher prise, d'y aller par étapes... et d'accepter de sabrer dans les mots qui ne fonctionnent pas (ce ne sont que des mots, on ne tue personne au bout du compte). Et surtout, d'ouvrir son esprit à une vision nouvelle.

En repartant l'aventure avec un nouveau fichier, je me sens plus libre d'explorer. Oh, je conserve toutes mes autres version, alors rien n'est perdu.

C'est vraiment psychologique, au fond. En repartant en neuf, à part du projet existant, je peux me dire que je ne fais que m'amuser. Que j'essaie des avenues, et que si ça ne fonctionne pas, ce n'est pas grave.

Statistiquement parlant, je dirais que cette méthode m'a permis d'atteindre mes objectifs dans 100 % des cas. Ce qui devrait, logiquement, faciliter mon acceptation à l'appliquer plus rapidement. Ah ben non, on dirait que j'aime me donner de la misère... Enfin, on ne se refait pas, hein?

Allez, je retourne à mon texte! Parce que c'est bien beau procrastiner, mais ce texte-là ne se réécrira pas tout seul!

13 janvier 2018

Le "Journal de bord"

J'ai commencé, il y a quelques mois, à instaurer une nouvelle façon de faire pour mes projets : j''utilise maintenant un "Journal de bord".

Je peux même revenir en arrière et vous dire d'où m'est venue cette idée : lors d'un atelier donné par Geneviève Blouin, quand elle nous a parlé de la méthode du "flux de pensées". Je me suis alors dit que ce serait bien, de pouvoir noter mes pensées, mes réflexions et mes idées au fur et à mesure, pour chacun de mes projets (surtout pour les plus longs).

Parce qu'on le sait, parfois on a des idées et des concepts, mais ça évolue au fil du temps. Et si on ne garde aucune trace de nos réflexions, même si ça semblait clair sur le coup, éventuellement notre esprit en perd des bouts.

Bon, j'avoue que j'ai tâtonné un peu au début. J'ai instauré un "Journal de bord" plus global, pour tenir compte des projets qui m'intéressaient sur le moment et de tout ce qui me venait en tête à leur sujet, mais ça devenait trop lourd à gérer. Difficile de s'y retrouver dans ce fouillis!

En réalité, mon besoin était de me souvenir de tout ce qui m'était venu en tête lors de l'élaboration de chacun de mes concepts, et de pouvoir m'y référer plus tard. Alors, j'ai instauré le journal de bord par projet.

La méthode est bien simple :

- Dans le répertoire de notre projet, on se crée un fichier texte (Word en ce qui me concerne)
- On met comme titre "Journal de bord"
- On passe quelques retours et on met la date, et en-dessous on met nos réflexions, décisions, commentaires, doutes, etc. (ça peut être tout croche, ce n'est pas grave)
- On enregistre, et on ferme si on a fini
- Par la suite, dès qu'on a d'autres trucs à y ajouter, un met *** avant la date, et on ajoute du texte au-dessus

Ça donne à peu près ceci :


JOURNAL DE BORD

2018-01-13
J'ai eu telle idée aujourd'hui, à propos de tel personnage qui ferait tel truc, dans une scène qui permettrait de mettre en scène telle affaire.

***
2018-01-12
Je suis revenue en arrière et en effet, je vais oublier telle idée, et je vais plutôt repartir avec le concept initial, soit blablablabla.

***
2018-01-11
Je ne sais plus trop si je veux tel élément, parce que ça impliquerait tel trucmuche. Je doute que ce soit la bonne voie, alors il faut que je réfléchisse encore.

***
2018-01-10
Je commence le projet X, que je vise pour tel public et que j'aimerais soumettre à telle maison d'édition. (Et blablabla sur les thèmes que je veux aborder, pourquoi je veux l'écrire, le concept de base, etc.).


Bon, vous me direz que ça n'a rien de super original, et que n'importe qui peut se bâtir un fichier comme celui-là (vous le faites peut-être déjà?). Ou alors, qu'on peut mettre ce genre d'information dans un carnet (j'avoue que les carnets et moi, ça fait deux, je finis toujours par les mettre de côté!).

Quand même, je voulais vous partager cette méthode, parce qu'elle m'aide beaucoup dans mon processus. Depuis que je l'utilise, je ne perds plus les éléments de mes réflexions, et je suis plus à même de revenir en arrière si jamais le texte n'a pas bifurqué du bon côté (ça arrive, hein!).

Parfois, je me recopie des bouts de réflexions (qui peuvent être des dialogues, du texte bien écrit, je mets ce qui me vient sur le coup) dans mon manuscrit ou dans mon plan.

L'important avec mon journal de bord, c'est que je ne me censure pas, et que je n'essaie pas trop d'organiser mes idées, ce qui est très libérateur et générateur de créativité. L'ordre et la structure, ça viendra par la suite. Parfois, j'ai surtout besoin de me vider l'esprit, d'explorer les avenues possibles, de réfléchir à propos des conséquences de tel ou tel choix.

Oh, bien sûr, si je pars sur une lancée avec mon manuscrit, je laisse les outils de ce genre (journal de bord, plan, fiches de personnages ou autres) et j'écris! Quand ça va bien, on ne se bloque pas pour mettre de l'ordre dans ses fichiers de soutien, n'est-ce pas? Par contre, je trouve rassurant d'avoir accès à des outils quand je bloque ou que je ne sais plus où j'en suis.

Voilà, j'avais envie de vous partager cette méthode toute simple, qui m'aide beaucoup!

7 janvier 2018

Annuaire de services professionnels - C'est un départ!

Suite à mon billet d'hier, je peux vous annoncer officiellement que l'ANNUAIRE DE SERVICES PROFESSIONNELS a vu le jour!

Vous le trouverez ici : https://laplumevolage.blogspot.ca/p/annuaire-de-services-professionnels.html (ou, si vous préférez, vous cliquez tout en haut de la page de ce blogue).

Je précise, pour référence future, que cet annuaire vise à promouvoir les services offerts par des artisans du milieu québécois. Donc, les entreprises ne sont pas ciblées.

Si vous souhaitez ajouter votre nom à cet annuaire, il suffit de m'envoyer un courriel au isabouquine@hotmail.com, en indiquant les informations suivantes :

- Votre nom
- L'adresse courriel à laquelle on peut vous joindre
- Une adresse de site internet ou de blogue (s'il y a lieu)
- Liste des services que vous offrez (exemples de services pertinents, liste non limitative : accompagnement, animations, ateliers, coaching, consultation, critique de manuscrit, direction littéraire, mentorat, rédaction, révision linguistique)

Au plaisir!

6 janvier 2018

La direction littéraire, qui en fait? Et quels autres services offrez-vous?

Il arrive à l'occasion qu'on me demande si je fais de la direction littéraire (et même, si j'offre d'autres types de services).

Aussitôt, je réponds que non, je n'ai pas le temps, ni l'envie de me livrer à ce genre d'exercice. Je laisse plutôt d'autres collègues s'en charger (et facturer la somme pertinente reliée à ce genre de service, qui peut parfois s'avérer ingrat!).

Ce qui est drôle, c'est que je me retrouve souvent à devoir expliquer ma vision. On me dit que j'ai tout ce qu'il faut pour pouvoir aider d'autres auteurs. Que je me sous-estime (meuuuh non, qui, moâââ?). Que je devrais le faire, car certains seraient prêts à me payer pour ça (ouaip, on me l'a offert).

Bon, mettons les cartes sur la table : oui, j'ai déjà aidé des auteurs (débutants ou des copains), mais sans jamais charger quoi que ce soit. Parce que j'en avais envie, tout simplement, et je l'ai d'ailleurs encore fait récemment. Par contre :
  • J'ai déjà un boulot alimentaire, et il y a longtemps que j'ai décidé que tout ce que je ferais en lien avec le milieu littéraire, ça devrait être accompli par plaisir et par passion. 
  • N'ayant clairement pas l'intention de faire de l'écriture ma source de revenus principale, j'ai un net manque d'intérêt face à l'idée d'offrir des services payants, et d'accorder à ce type d'activité le temps qu'il nécessite.
  • Je préfère nettement agir à titre de bêta-lectrice, voire même d'accompagnatrice ou de conseillère (disons), parce que ces termes me semblent plus en accord avec ma vision.
  • Je manque déjà de temps pour travailler sur mes propres projets, alors si j'aide les autres, ça doit être à petites doses!
Mais si jamais ça peut en rassurer certains (j'ai notamment été questionnée durant le Salon du livre de Montréal à ce sujet), oui, il y a des gens du milieu qui acceptent de faire de la direction littéraire (ou autres services connexes). 

Par contre, une petite mise en garde : ne vous attendez pas à ce que ce soit gratuit... (Je le précise, parce que certains aspirants auteurs pensent parfois que ça devrait être le cas!) Chaque peine mérite salaire, comme on dit. Alors si vous voulez qu'un professionnel vous aide, il y aura sûrement une certaine somme à payer (dépendant des services dont vous aurez besoin).

Ceci étant dit, je constate qu'étrangement, les gens du milieu qui offrent des services ne sont pas toujours faciles à trouver. Les recommandations semblent beaucoup fonctionner par bouche à oreille, et les informations ne sont pas nécessairement affichées sur le web (ou alors, leur emplacement est un peu obscur pour le néophyte, qui ne sait pas où chercher).

Une idée comme ça : Est-ce qu'on ne pourrait pas se bâtir un petit bottin, auquel pourraient se référer les intéressés?  Il me semble que ce serait pertinent. Je serais même prête à héberger ce bottin sur mon blogue (par exemple, sur une page à part).

Allez, je tente le coup, et allons y plus largement pour les types de services offerts :

Si vous offrez des services littéraires (direction littéraire, révision linguistique, accompagnement, coaching, ateliers d'écriture, etc.), envoyez-moi le tout par courriel au isabouquine@hotmail.com, en précisant les informations suivantes :
  • Votre nom
  • L'adresse de votre site internet (ou blogue), s'il y a lieu
  • Vos coordonnées (ex. : adresse courriel et/ou téléphone, pour que les gens sachent comment vous rejoindre)
  • Les services que vous offrez (ne vous gênez pas si vous souhaitez préciser les genres littéraires que vous ciblez particulièrement)
Allez, ne soyez pas timides! Si vous voulez publiciser vos services, c'est le moment! Ainsi, on pourra tous se référer à ce petit bottin pour aider les gens à vous trouver.


Si on obtient une liste assez conséquente, je promets d'afficher le tout sur mon blogue (ne vous inquiétez pas, je vous tiendrai au courant du résultat).

En attendant, si ça peut en aider certains, voici les coordonnées de deux personnes du milieu qui, d'après ce que j'en sais, offrent des services littéraires (liste non limitative, qu'ils pourront compléter s'ils le souhaitent) :

Geneviève Blouin
http://laplumeetlepoing.blogspot.ca/
genevieve_blouin@outlook.com 
Ateliers, direction littéraire, mentorat et rédaction

Eric Gauthier
http://ericgauthier.net/
Ateliers, consultations en écriture, critiques de manuscrits


Bon, je retourne travailler sur l'un des textes de Tania (ma fille), pour faire de la direction littéraire de l'accompagnement et l'aider à l'améliorer. Vous l'aurez compris, on travaille toujours très fort sur notre projet de recueil en commun!

5 janvier 2018

La structure d'un album jeunesse (conseils donnés par Pierre Chartray)

Dernièrement, j'ai transféré à une amie auteure des conseils qui m'avaient été donnés jadis par le regretté Pierre Chartray (un homme merveilleux, plein de générosité et qui aimait aider les auteurs en devenir - étant lui-même auteur et éditeur), à propos de la structure idéale d'un manuscrit d'album jeunesse.

Quand je suis retombée dans mes archives, je me suis dit "Tiens, pourquoi ne pas partager ça avec un maximum de monde?" (Ne vous inquiétez pas, j'ai obtenu la permission de sa femme, la si gentille Sylvie Rancourt)

Les gens comme Pierre Chartray et Joël Champetier (qui était, lui aussi, un homme admirable et très généreux de son temps avec les auteurs) n'étant plus parmi nous pour nous transmettre leurs précieux conseils, je pense qu'il nous appartient, à nous, de la génération suivante, de prendre un peu le relais.

Voici donc les conseils en question :
  1. Si on vise un projet d'album jeunesse, on doit idéalement (pour améliorer ses chances) présenter à l'éditeur un projet d'album déjà divisé de façon conforme, ce qui lui facilitera grandement le travail pour évaluer le manuscrit. (Voir la "STRUCTURE PROPOSÉE" plus bas)
  2. Idéalement, on ne se jumelle pas tout de suite avec un illustrateur, car plusieurs éditeurs préfèrent que ce soit l'un de leurs illustrateurs "maison" qui fasse le travail (bien sûr, si on est soi-même illustrateur et qu'on fait ses propres dessins, ce conseil s'applique moins - et des exceptions sont possibles, alors ce n'est pas un interdit absolu non plus).
  3. Côté longueur, un album de 1500 mots pourrait être pertinent (mais évidemment, tout dépend des maisons d'édition, c'est juste une approximation).
  4. Il est généralement plus difficile de faire accepter un projet d'album qu'un projet de roman jeunesse. Donc, dépendant de l'éditeur ciblé, on peut présenter le projet en album ou en roman (en divisant le tout différemment).


STRUCTURE PROPOSÉE (basée sur les conseils de Pierre Chartray)
« Pour la séparation en pages, c'est ce qu'on doit faire de toute façon avant de commencer les illustrations d'un album. Quand j'en écris un, je m'assure que je suis capable de bien diviser le texte en 24 ou 32 pages de façon à ce qu'il y ait au moins 10 double pages d'illustrations pour un 24 pages et 14 pour un 32. Quand on me soumet un texte d'album, il faut que le texte ait un maximum d'environ 1200 mots pour un 24 pages, et 1500 pour un 32 (sinon c'est difficile de l'insérer dans les illustrations) et qu'il se prête bien à 10 ou 14 double pages d'illustrations. C'est un bon exercice à faire avant d'envoyer un texte d'album à un éditeur. » - PIERRE CHARTRAY

(Titre)
Par (Nom)
 
p. 4-5
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p. 6-7
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p. 8-9
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p. 10-11
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p. 12-13
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p. 14-15
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p. 16-17
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p. 18-19
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p. 20-21
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p. 22-23
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p. 24
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Voilà, en espérant que ces conseils sauront faire leur bout de chemin afin d'aider certains auteurs!

Bien sûr, si vous avez des commentaires/des suggestions, ne vous gênez pas pour apporter votre contribution à ce billet (peut-être que vous avez une vision différente du sujet, ou que certaines situations ont changé depuis ma conversation avec Pierre, qui date quand même de plusieurs années).

Et si vous avez envie d'aller consulter les nombreux conseils que donnait jadis Pierre sur son blogue, je vous recommande d'aller y faire un tour. Même si Pierre n'est plus parmi nous, plusieurs de ses conseils sont tout à fait d'actualité.

(Et oui, c'est un peu une façon de le conserver un tout petit peu avec nous...)

2 janvier 2018

Et puis, l'année 2018, qu'est-ce qu'on en fera?

Bonjour à tous et BONNE ANNÉE!!!

Les rétrospectives de l'année 2017 et les objectifs pour 2018 abondent sur la blogosphère, et je m'en serais voulue de ne pas y contribuer moi aussi.

Je ne me lancerai pas ici dans une longue rétrospective de l'année 2017 (parce que ça ne correspond plus vraiment à ma philosophie de vie, qui est, en gros, de "laisser le passé derrière, vivre le moment présent au maximum et songer à tout ce qu'il y aura de beau dans le futur"), Mais quand même, il est toujours intéressant de faire un petit tour d'horizon.

Je dois dire que 2017 a été une année charnière en ce qui me concerne. Parmi mes acquis de 2017, le plus cher à mon coeur est que j'ai (enfin!) appris à mieux prendre soin de moi et à atteindre un bel équilibre dans les diverses sphères de ma vie.

Côté projets d'écriture, 2017 a vu la concrétisation d'un gros projet sur lequel je travaillais (en compagne de Geneviève Blouin et de Carl Rocheleau) depuis 3 ans, soit Écrire et publier au Québec : Les littératures de l'imaginaire. Ce guide pratique pour les auteurs fait son bonhomme de chemin, et des gens prennent la peine de m'écrire pour m'en donner de bons commentaires. C'est vraiment très apprécié!

Nous avons aussi eu le plaisir de voir le projet Horrificorama aboutir (15 histoires d'horreur, écrites par des auteurs différents). Là aussi, je reçois de bons commentaires de ma nouvelle (certains sont déstabilisés que je sois allée jusque-là, tandis que ma mère aurait voulu que j'aille encore plus loin! Hihihihihi! Sacrée maman...).

Côté nouvelles littéraires, j'ai publié Mnémose (Solaris #202), un texte très cher à mon coeur.

Ah, et j'ai tâté du côté du numérique avec un recueil autopublié sur Amazon, mais comme je le mentionnais dans un billet précédent, ça n'a pas donné des résultats probants. Je suis contente de l'avoir fait parce que je voulais voir si c'était une voie intéressante pour moi, et puis finalement bof, pas vraiment.

Et LA grosse nouvelle plate de 2017, qui n'est plus un secret (puisque Dominic Bellavance a mentionné la chose sur son blogue), c'est que l'aventure avec la maison d'édition Porte-Bonheur (avec qui j'ai publié 2 livres) est terminée. Pour les curieux, oui, c'était de cela qu'il s'agissait quand je parlais de "déboires avec un certain éditeur". Une nouvelle bien triste, et je profite de l'occasion pour transmettre mes sympathies à tous mes collègues auteurs qui, comme moi, ont subi des pertes dans cette aventure.

Malgré tout, rassurez-vous, 2017 s'est achevée pour moi dans une grande sérénité et une grande joie de vivre. Et si j'ai à me formuler des souhaits pour l'année 2018, c'est que ça se poursuive sur cette lancée!

Entre autres, j'ai hâte de voir quel sera l'accueil des éditeurs auxquels j'ai envoyé mon manuscrit pour mon projet F (développement personnel pour les femmes), dont j'ai déjà parlé ici. Ce projet-là est vraiment important pour moi (j'y pensais depuis plusieurs années), et j'espère qu'il saura trouver sa niche. Déjà, de l'avoir terminé et soumis est une grande étape de franchie.

En ce moment, Tania et moi travaillons fort sur notre projet de recueil en commun. J'espère bien que nous serons capables de le terminer avant son retour au cégep! Il restera à voir à qui nous décidons de le soumettre (nous avons quelques cibles en tête). Pour ce projet aussi, le plus important sera de l'avoir enfin concrétisé. Nous en parlions depuis des années (en y travaillant à petites doses), mais il était temps de nous y mettre plus sérieusement.

Et bien sûr, je pourrais continuer encore longtemps (il s'est passé plein de choses en 2017), mais le principal a été dit. Bien sûr, il y a plein d'autres projets sur la table, mais j'en parlerai lorsque ce sera pertinent.

À ce stade-ci, je n'ai pas de grosses résolutions ou d'objectifs bien ciblés pour 2018. Je souhaite simplement continuer d'évoluer en tant qu'auteure, en me faisant confiance et en veillant à concrétiser au maximum mes projets en chantier. Je continue avec les objectifs SMART dont je vous avais parlés, et ça se passe bien.

Mon gros défi, c'est d'appliquer cette méthode aux gros projets.

Parce qu'en fait, je ne vous ai pas dit toute la vérité : oui, j'ai un objectif en tête pour 2018 (et pour le futur). Et cet objectif, c'est d'oser plonger dans de plus grands projets. Des ROMANS (oui oui, avec des majuscules!). Jusqu'ici, j'ai restreint mon investissement de temps dans les projets de grande envergure, mais je suis bien décidée à oser davantage de ce côté.

Voilà, au plaisir de lire vos rétrospectives/vos objectifs sur vos blogues, et de vous croiser en 2018!

14 novembre 2017

Ouaip, le Salon du livre de Montréal, ça y est!

Alors là, je dois dire que j'ai VRAIMENT, VRAIMENT hâte au Salon du livre de Montréal!

Hâte parce que je vais revoir plein de monde de la gang littéraire.

Hâte parce que c'est un super gros salon, il y a plein de livres et d'auteurs.

Hâte parce que ma fille sera avec moi samedi, et qu'on va en profiter pour bouquiner un peu (et pour commencer à regarder les cadeaux de Noëlm, hé oui, on est rendus là!).

Hâte parce qu'il y a le lancement collectif des Six Brumes le samedi (16h à 18h, kiosque 316), et que je vais sûrement y voir plein de monde (vous êtes les bienvenus!).

Hâte parce que... parce que ce salon-là, c'est MON salon, celui qui se passe le plus près de chez moi, et j'adore m'y perdre, y tourner en rond, y prendre des bains de foule et y avoir chaud! (bon, j'exagère peut-être un peu)

J'espère vous y voir, gang!

Kiosque 316
Samedi 11h à 18h
Dimanche 11h à 17h


5 novembre 2017

Et puis, ça marche, le numérique?

Pour ceux qui se poseraient la question à propos de mon recueil en numérique sur Amazon : non, ça ne marche pas fort!

J'ai fait le pari avec moi-même, il y a quelques mois, d'autopublier un recueil de nouvelles en numérique (toutes des nouvelles qui avaient été publiées dans des revues et avaient fait l'objet d'une direction littéraire et de révision linguistique).

Il y a eu un certain défi technologique dans cette aventure, mais j'ai réussi à mettre mon recueil en ligne. Quelques personnes l'ont téléchargé lorsqu'il était gratuit (j'avais fait une promotion pour quelques jours), et quelques personnes l'ont acheté.

Depuis un bout, c'est bien tranquille. Bon, il faut dire que je me suis rendu compte récemment qu'Amazon avait de drôles de pratiques (dont celle de vendre à des revendeurs ma version brochée, à un prix ridiculement haut qui s'affichait bien en évidence sur la page du livre, donnant l'impression que je vendais ça à un prix de fous!). Je leur ai fait part de mon insatisfaction, mais finalement ma solution a été de retirer mon livre broché, tout simplement.

À présent, mon recueil est disponible gratuitement pour les abonnés Kindle, et à 0,99 $ CAN pour les gens qui veulent le télécharger.

Mon bilan actuel, c'est que sans publicité ni communauté numérique, on peut difficilement espérer obtenir des ventes conséquentes. De plus, ma page couverture n'est pas professionnelle (j'ai fait ça avec les moyens du bord) et ça nuit sûrement.

Que voulez-vous, c'était un test, je me suis amusée et je voulais que d'autres personnes puissent lire mes textes. Notamment, je suis contente de voir que des européens s'y sont intéressés (ils ont l'air plus allumés par le numérique que nous).

Par contre, ce n'est pas une avenue que je recommande à tout le monde. Je voulais voir ce que ça faisait comme effet de sortir du moule d'édition traditionnel et j'ai aimé la liberté que ce processus d'autopublication apporte, mais je doute que ce soit vraiment fait pour moi.

Je laisse mon recueil en ligne, ça ne me coûte rien et des ventes s'ajoutent de temps en temps. Mon petit recueil bien modeste trouve quand même de rares intéressés. Mais je vais continuer d'écrire dans le but de publier avec des éditeurs traditionnels. Rien n'est parfait en ce bas monde (comme le prouvent certains déboires que des copains et moi venons de vivre avec une maison d'édition), mais c'est une voie qui me satisfait davantage.

D'ailleurs, si je me fie aux commentaires de certains copains qui se sont essayés au numérique, ça ne semble pas être très lucratif. Il ne faut pas le faire pour l'argent en premier lieu, sinon on risque d'être déçu.

Mais bon, vous pouvez toujours me démontrer le contraire, je suis ouverte aux autres idées sur la question!

2 novembre 2017

Se fixer des objectifs

Bon, maintenant que notre livre Écrire et publier au Québec : Les littératures de l'imaginaire est sorti, j'ai l'impression d'être plus libre pour parler de divers aspects du processus d'écriture.

Que voulez-vous, je ne voulais pas répéter ici des trucs qu'on dit déjà dans le livre, question de ne pas me faire étrangler par Gen et Carl (Carl j'ai moins peur, mais je n'oserais jamais contrarier Gen, ça risquerait de faire trop mal! Hihihi!).

Par contre, à force de lire les billets de Gen à propos de divers aspects littéraires (elle en a publié plusieurs ces derniers temps, je les lis avec avidité), je me rends compte que je m'en faisais pour rien; il y a encore beaucoup à dire, et ça n'entre pas vraiment en conflit avec notre livre. C'est un bonus, le signe que notre réflexion se poursuit au-delà du livre (on a quand même travaillé là-dessus pendant plus de 3 ans, alors ça nous a permis de réfléchir et de faire évoluer notre pensée sur divers aspects, c'était inévitable).

On pourrait écrire bien des billets. En parler avec plein de gens pour confronter nos visions respectives. Écrire un tome 2... (heu, non, pas tout de suite hein!)

D'ailleurs, chacun de nos collaborateurs pourrait écrire à propos de sa vision personnelle. Il y aurait encore plein de sujets et sous-sujets à aborder. (éventuellement, un tome 2... non, Gen, pas taper! Hihihi!)

Ceci étant dit, j''ai envie de vous parler d'un sujet qui me tient à coeur : les objectifs.

Dans notre bouquin, on parle de l'importance terminer des projets (et pas juste d'en commencer des dizaines, sans jamais rien compléter). Mais comment on fait ça, au juste?

Terminer des projets, ça n'arrive pas par hasard. Oh! On peut bien écrire comme ça nous tente, et envoyer le fruit de nos entrailles (ben quoi, des fois c'est tout un boulot d'extraire ça de nos tripes) à des éditeurs, mais il y a tout plein d'étapes qu'il ne faut pas bâcler (dont la réécriture).

Déjà, c'est bien de terminer un premier jet. J'avoue que pour plusieurs de mes projets, j'ai eu la fâcheuse tendance de commencer, de m'amuser énormément, puis d'arrêter en cours de route, de douter, de recommencer, de tout revoir, de douter encore, de continuer un bout... Puis d'arrêter un moment donné, et de tomber dans un autre projet.

Tiens, je fais ça encore, à l'occasion. Pas toujours facile de dompter la bête créative, hein?

Heureusement, j'ai découvert il y a un certain temps les merveilleux objectifs "SMART" (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporel - mais d'autres définitions existent pour cet acronyme).

Le concept, c'est de se fixer des objectifs, avec des paramètres précis et des dates d'échéance.

Par exemple, je me suis rendu compte récemment que je m'intéressais (encore) à 4 projets à la fois, en donnant du temps à chacun quand ça me tentait. Oh oh... Même si je m'amusais beaucoup à butiner entre chaque projet, il y avait peu de chance que l'un d'eux aboutisse dans un délai raisonnable. J'aurais pu continuer ainsi longtemps, me perdre et ne jamais rien accomplir.

Alors je me suis fixée des objectifs SMART. Et là, j'y vois plus clair.

Voici un aperçu de la méthode que j'ai appliquée (si jamais ça vous inspire, vous pouvez vous y essayer!) :


  • Premièrement, j'ai créé un fichier Word et j'y ai mis mes 4 titres de projets. Pour chacun, j'ai écrit ce qui me passionnait là-dedans, pourquoi je voulais l'écrire et à quel point j'étais prête, en ce moment, à travailler dessus.
  • Ensuite, j'ai ciblé comme première priorité mon projet de développement personnel pour les femmes (le fameux projet "F", qui me passionne beaucoup et qui s'écrit quasiment tout seul, parce que ça fait longtemps que ça roule en arrière-plan dans ma tête). 
  • Puis, j'ai fait le tableau suivant :

PROJET : DÉVELOPPEMENT PERSONNEL POUR LES FEMMES

Étapes
Échéance
Faire des tests et me positionner sur le ton et la manière (concept)
6 novembre 2017
Revoir la table des matières au complet
13 novembre 2017
Avoir écrit un premier jet complet (et laisser dormir)
11 décembre 2017
Réévaluer la situation et débuter le retravail
15 janvier 2018

J'avais déjà un manuscrit assez complet pour ce projet, mais ma problématique du moment était que je n'arrivais pas à me positionner à propos de LA manière dont je voulais présenter ce que j'avais à dire. En me donnant une date butoir pour arrêter de tataouiner, voilà, j'ai pu me positionner pour de bon et passer à la prochaine étape. (échéance du 6 novembre réussie à l'avance, youpie!)

Ensuite, la fameuse table des matières. Après avoir reviré ça de tous les bords... je suis revenue à mon concept initial, en me traitant de tous les noms possibles, et en constatant qu'une fois de plus, la première idée était la bonne. L'art de perdre du temps dans toute sa splendeur (mais bon, d'accord, ce n'est jamais perdu, au moins je sais ce que je veux maintenant). (échéance du 13 novembre réussie à l'avance, re-youpie!).

Alors voilà, les 2 premières étapes ont (déjà) été réalisées. Pas mal en avance à part ça! C'est généralement ça qui se passe avec les objectifs SMART : une fois que je les ai fixés, mon cerveau sait sur quoi focusser, je suis motivée et ça roule tout seul!

Pour les autres projets, j'ai ciblé une nouvelle et le projet de recueil que ma fille et moi voulons écrire ensemble. J'ai commencé à établir un calendrier pour ça aussi. Certaines étapes peuvent se faire simultanément (ex. : des recherches sur un sujet donné, en parallèle avec de la création ou de la réécriture, ça permet de varier les plaisirs). Et j'ai mis de côté le gros projet "S", qui me demandera encore de la réflexion.

Ça a peut-être l'air compliqué, mais ça ne l'est pas tant que ça. L'important, c'est de garder en tête nos objectifs, et un bon truc est de se les afficher bien en vue, pour les voir souvent. Dès qu'on réussit une étape, on barre l'objectif (lâchez-vous lousse avec de la couleur ou du barbouillage pour que ce soit visuel), et on a l'impression d'avancer, c'est encourageant.

Bon, ce n'est pas tout ça, mais j'ai un premier jet à écrire, moi! De vous à moi, j'ai bien l'impression qu'il sera terminé bien avant le 11 décembre... (héhé!)

Bons objectifs à vous si vous décidez de vous lancer dans l'aventure!

16 octobre 2017

L'après Salon du livre de l'Estrie (et petit rappel : il y a un lancement qui s'en vient!)

Quel beau weekend les amis, quel beau weekend!

Il y avait longtemps que je n'avais pas fait de salon du livre (le dernier était en novembre dernier, au Salon du livre de Montréal), et je dois dire que je m'étais ennuyée de la gang.

Nous avons vécu un merveilleux weekend de ventes, de discussions passionnées et de mises à jour sur les dernières nouvelles (et les potins, mais ça on ne peut pas en parler, hein!).

(En plus, Geneviève et moi dormions chez des amis, dans une maison remplie de chats et de chatons... Donc, j'ai aussi fait le plein de choutitude et de ronrons!)

J'ai toujours un énorme plaisir à être dans le kiosque des Six Brumes, une maison d'édition qui donne une grande place à ses auteurs. On s'y sent bien, en famille (une famille qui ne cesse de s'agrandir), et le souci de qualité et d'originalité de la maison d'édition me rend fière de faire partie de l'équation.

Le plus beau dans tout ça, c'est que plusieurs copains m'ont confirmé qu'on se reverrait la semaine prochaine, à l'occasion du lancement collectif Brins d'éternité/Six Brumes (un événement toujours attendu à l'automne), où nous présenterons officiellement notre bouquin intitulé Écrire et publier au Québec : Les littératures de l'imaginaire. On peut donc s'attendre à avoir encore bien du plaisir, à jaser et à rire un bon coup!

(Petit rappel : ça se passera le samedi 21 octobre, à compter de 17 h, à l'Amère à boire au 2049 Saint-Denis, à Montréal. Entrée gratuite, vous êtes les bienvenus!)

Je dois dire que je suis vraiment contente de notre nouveau livre. Ça aura pris plus de trois ans de boulot pour arriver à ce résultat, mais je crois que nous avons réussi à produire un outil de travail qui pourra aider bien des auteurs. D'ailleurs, nous avons eu plusieurs visites de gens qui "écrivent peut-être, voudraient écrire un peu..." (en clair, des gens qui sont encore aux premiers balbutiements de leur processus, sont gênés d'avouer leur envie d'écrire et se questionnent sur tout plein d'aspects). Ça répond clairement à un besoin, et je suis certaine que tous les conseils et les références que nous donnons dans le livre (basés sur les réponses de 49 personnes du milieu, quand même) aideront une foule de gens.

Qui aurait dit, quand j'ai lancé cette idée de fous il y a quelques années, qu'on arriverait à un tel résultat? Je vous avouerai qu'à certains moments, nous avons eu des doutes (il y a eu tout plein d'étapes dont vous n'entendrez jamais parler, sauf peut-être en nous payant suffisamment de bière!), mais coûte que coûte, nous avons réussi à atteindre notre objectif. Et ce projet demeurera sans aucun doute l'un des plus ambitieux sur lesquels j'aurai travaillés... et celui qui aura permis de forger une solide amitié entre Geneviève, Carl et moi. (Avoir tant souffert ensemble, ça ne s'oublie pas, lolol! Mais non, j'exagère, quand même, ce n'était pas si pire que ça!)

Sans surprise, je suis épuisée ce matin. Et... j'ai encore choppé la maudite grippe des salons! (heureusement, d'habitude elle passe vite)

Et évidemment, je ressors de ce salon gonflée à bloc pour mes projets! (rien que pour ça, ça vaut toujours la peine de faire de la route pour aller dans les salons)

En espérant vous (re-)voir bientôt, gang, soit au lancement ou au Salon du livre de Montréal, qui s'en vient lui aussi!