26 février 2020

La matante se met au "gaming"

Il y a quelques mois, j'ai demandé à mes "jeunes" (17 et 21 ans, quand même) de me trouver des jeux vidéo qui pourraient m'intéresser et qui seraient plus "actuels".

Il faut dire qu'à part un intérêt marqué pour les Sims (je me suis bien amusée pendant longtemps, mais j'ai un peu fait le tour), j'en étais pas mal restée aux bons vieux jeux de la vieille console NES (vive Mario Bros. et Tetris!), ainsi qu'à quelques rares jeux de Wii.

Dès que la 3D se mettait de la partie, on me perdait, mon cerveau n'arrivait pas à s'adapter! Ce qui faisait bien rire mes enfants, d'ailleurs (il faut me voir essayer de jouer à Mario Galaxie sur la Wii!).

Mais bon, on évolue avec le temps, et j'ai donné le mandat à mes jeunes de me trouver un jeu qui pourrait m'intéresser suffisamment pour que j'apprenne les contrôles à l'ordinateur. Le défi était grand : me sortir des manettes et de ma 2D habituelles, pour me montrer comment on jouait "pour de vrai" sur un PC. Et m'intéresser assez pour que je persévère dans ma démarche.

Après quelques explorations, ma fille (qui est une vraie mordue de "gaming") m'a conseillé LE jeu par excellence : Ark Survival Evolved, disponible sur la plateforme Steam.

Bon sang, que d'heures j'ai passées sur ce jeu! À explorer la "map", "farmer", "crafter", "tamer" (et autres activités tout aussi passionnantes, tout en découvrant le langage propre aux "gamers").

Au fil des heures de jeu, la matante en moi a évolué un peu. Hé, je suis bien moins lente qu'au début! J'arrive à combattre certains dinosaures et j'ai appris quelques bons trucs (dont : se mettre en créatif quand on a trop peur d'un gros monstre méchant!). Ma fille m'a montré quelques précieux codes de triche et mes deux enfants m'ont bien aidée en me montrant toutes sortes d'informations sur le site Wiki du jeu. À présent, j'ai de jolies bases et tout plein d'animaux apprivoisés (on va se le dire, j'en accumule trop, il faut vraiment que j'apprenne à me limiter!).

Voyant mon intérêt et mon plaisir face à ce type de "gaming", j'ai accepté d'essayer un autre jeu : A Plague Tale Innocence. Sauf que là, j'ai découvert que je n'aimais pas autant ce type de jeu. Déjà, le fait qu'il y ait une "story" m'apparaissait moins intéressant (j'aime avoir plus d'options pour l'exploration). Et je trouvais le style de jeu stressant, voire même frustrant (au début, on est juste une victime et on se fait tuer sans pouvoir se défendre!). Dommage, car je l'avais quand même acheté. Heureusement, mon fils aimait bien le jeu et nous avons conclu une entente : il joue et je l'assiste (vous avez bien compris, il fait tout le boulot et je me contente de le "conseiller" et d'être à l'affût pour l'aider à tout voir, même si au fond il n'a pas vraiment besoin de moi!). De cette façon, j'aime  bien le jeu et j'ai du plaisir à voir l'histoire évoluer. Les graphismes sont bien faits et j'ai hâte de voir ce qui va se passer dans les prochains chapitres. En plus, ça me fait du temps de qualité avec mon fiston.

Maintenant, je commence à comprendre que mon type de jeu de prédilection, c'est surtout celui qui me permet d'explorer librement, sans tout le temps me faire attaquer, et dans lequel je peux construire de jolies bases utiles et pratiques. De plus, j'ai découvert que le mode multijoueur ne m'intéressait pas : j'aime être toute seule et  libre dans mon petit univers. Je ne veux pas qu'on vienne me détruire mon plaisir en cassant mes choses et en m'empêchant de faire ce que je veux.

Sachant ça, mon fils m'a chaudement recommandé Minecraft... et là, j'ai découvert (ouf!) que j'avais un autre critère de sélection, soit : un minimum de qualité graphique!

Présentement, j'explore du côté d'autres jeux, mais je n'en ai pas encore trouvé un qui m'intéresse autant que Ark. Si vous avez des idées, ne vous gênez surtout pas!

24 février 2020

Un coup de plumeau... et c'est reparti!

(Ohé... Il y a quelqu'un? (tousse, tousse)

Ah oui, d'accord, j'avoue : j'ai drôlement délaissé ce blogue ces derniers mois. La poussière s'est accumulée sans bon sens!

Allez, un bon coup de plumeau et on repart! Ben oui, aussi simple que ça!)


Depuis un bout de temps, je suis dans un état d'esprit un peu particulier: je veux découvrir de nouvelles choses, j'ai besoin d'élargir mes horizons. Alors j'explore de nouvelles avenues, je pense autrement. Et je fais de belles découvertes!

Mais vous savez quoi? Je trouve que c'est un peu plate de vivre ça toute seule. Et je cherche des inspirations pour pousser plus loin ma démarche exploratoire.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais dans mon entourage, dès que je sors un peu des sentiers battus avec mes nouvelles lubies, j'ai l'impression de passer pour une extraterrestre. Si je parle à mes proches d'une "super série de science-fiction que j'ai regardée 2 fois" (allez, je vous dis laquelle : Carbone modifié, disponible sur Netflix... vivement la 2e saison!), j'obtiens souvent un regard qui veut dire "ah ouais, bof, encore une de ses affaires bizarres".

Ce que j'ai envie de faire avec mes prochains billets, c'est de vous parler de certaines de mes découvertes. D'ailleurs, j'inaugure un nouveau libellé pour l'occasion : "Les découvertes d'Isa".

Ça va être bien simple. Je vais vous jaser de toutes sortes d'affaires, avec mon petit côté candide et parfois naïf (hé, je m'assume!). Surtout, j'espère que personne ne va se gêner pour me partager des informations supplémentaires.

On va bien voir comment ça évolue et de quels sujets je vais avoir envie de vous parler. Chose certaine, ça va mettre un peu de vie par ici, parce que ça devenait triste quand même.

Allez, je vous reviens bientôt avec un premier sujet!


25 décembre 2019

En ce temps de réjouissances...

Je suis tombée sur un passage dans un livre ce matin (Et si l'argent tombait du ciel, de Suh Yoon Lee et Jooyun Hong) :

« La vie est un voyage au cours duquel nous cherchons et unifions les divers « moi » qui nous composent. Au bout du voyage, nous devons devenir nous-mêmes. Nous découvrons alors un pouvoir intérieur qui nous apporte le bonheur en même temps que l'authenticité. »

Après avoir relu ce passage plusieurs fois, j'ai eu envie de vous le partager en ce jour de Noël. Il ne vous "parlera" peut-être pas autant qu'à moi, mais en ce qui me concerne, je l'ai reçu comme une illumination. En ayant l'impression que Suh Yoon Lee venait de mettre des mots sur un sentiment qui m'habite depuis un certain temps.

L'impression que tout s'équilibre, que mes différents "moi" se sont enfin ajustés pour travailler en équipe. Que mes priorités sont maintenant plus claires, mes actions plus réfléchies, mes énergies mieux gérées.

Le temps des Fêtes est généralement synonyme de réjouissances, mais aussi de réflexions et de bilans de fin d'année. Pour ma part, il n'y aura pas de grandes résolutions pour 2020. Simplement de continuer sur la même lancée, en concentrant mes efforts sur mon bien-être personnel et celui de mes proches. Le tout en gardant à l'esprit (avec les décès, les maladies et les séparations qui n'arrêtent pas de survenir autour de moi) que la vie est bien trop courte... et qu'il faut en profiter au maximum, maintenant, sans plus attendre!

Je vous souhaite à tous de beaux moments en famille et une année 2020 qui saura combler vos attentes et vos aspirations. Bonheur, santé et sérénité à tous!

24 juin 2019

Nouvelles en ce début d'été

Bonjour à tous!

Il fait beau, il fait chaud, on commence à avoir (très) hâte aux vacances... Hé! Mine de rien, ça fait longtemps que je ne suis pas venue ici!

Pourtant, il s'est passé plein de choses.

Pour commencer, j'ai terminé ma participation à titre de membre du jury pour le Prix Jacques-Brossard 2019 (oui, c'était ça le jury dont je vous parlais il y a plus d'un an). Pendant un an, j'ai lu plein de choses, je me suis fait un fichier récapitulatif un peu cinglé (vous me connaissez, on ne se refait pas). Ça a été une belle aventure, qui s'est terminée en avril par les délibérations du jury.

Actuellement, je suis dans une période de boulimie livresque post-jury. Je lis plein d'affaires, j'explore, je relis des coups de coeur, je dévore des livres l'un après l'autre! On me dit que c'est normal, après un jury comme celui-là.

Sinon, la GROSSE nouvelle, c'est que je viens de terminer ma reconnaissance d'acquis pour un AEC en bureautique (dont je vous parlais ici). Mettons que je suis fière de moi, et pas à peu près! C'est pas rien, de se réembarquer dans un processus d'études à 43 ans. Là, j'ai eu la confirmation que tout avait été complété et je suis en attente de mon diplôme, que j'afficherai avec fierté sur un mur à la maison.

Autre dossier assez important pour moi : en février, mon conjoint et moi avons rencontré une nutritionniste-diététiste pour obtenir des conseils alimentaires. Résultat : nous avons perdu du poids depuis ce temps, en apportant des changements à nos habitudes (principalement, en ce qui concerne nos portions). Jusqu'ici, j'ai perdu 23 livres (et mon conjoint encore plus). Que ça fait du bien! L'aventure se poursuit, avec des résultats plus lents à présent (c'est normal), mais on garde le cap. Tout en se permettant quelques petites incartades estivales... ;)

Côté publications, j'ai appris que la série Menvatts, après une formidable distribution au Québec, est maintenant rendue en France. Nadine (Bertholet) et moi voyons donc avec plaisir notre roman Allégeances prendre son envol. Que c'était fou, de le voir apparaître dans les Walmart, les Costco, les pharmacies, etc.! C'était la première fois que je vivais ça, je n'en reviens pas encore (et ma maman non plus, hihihi!).

Je reçois de temps à autre des commentaires positifs pour Écrire et publier au Québec : Les littératures de l'imaginaire. Notamment, des gens du milieu (auteurs et éditeurs) le recommandent à des aspirants auteurs et même à des auteurs publiés, pour les aider à parfaire leurs connaissances à propos de divers aspects! Wow, je dois dire que je suis vraiment contente. Ce livre, comme bien d'autres de son genre, vient certainement répondre à un besoin, et c'était le but initial. Pour le reste, après l'avoir porté sur mes épaules avec mes coauteurs (Geneviève Blouin et Carl Rocheleau) pendant environ 3 ans, maintenant j'ai l'impression qu'il ne nous appartient plus. Il suit son chemin, un lecteur à la fois, un aspirant auteur à la fois.

Je peux maintenant annoncer que ma nouvelle La kora désaccordée sera publiée dans le numéro 211 de la revue Solaris. J'aime bien cette nouvelle, surtout sa finale, qui m'a surprise lors de la première écriture. Peut-être qu'il n'y a que moi qui comprendra pourquoi? (Pas grave, je suis habituée d'être une incomprise, hihihi!)

Oh, j'allais presque oublier : j'ai eu la confirmation (contrat signé à l'appui) que mon roman jeunesse Zachary, sauveur de planète va éventuellement vivre l'aventure d'une republication. Je n'en dis pas plus pour le moment, je n'en sais pas beaucoup plus de toute façon. Mais j'ai drôlement hâte de recevoir le projet pour la page couverture!

Dans un volet plus personnel, ma quête de sérénité (dont je vous parlais en début d'année) se poursuit toujours. En ce moment, je m'intéresse beaucoup à la pleine conscience (ou mindfulness). Je vous en parlerais bien, mais j'ai l'impression que ce n'est pas un sujet qui rejoint tout le monde (en tout cas, dans mon entourage, on me regarde d'un air bizarre si j'en parle, pwahahahaha!).

Bon, après cette courte visite dans le virtuel, je retourne à la vie réelle. Une vie qui est bien occupée, certes, mais dans laquelle j'ai aussi appris à privilégier mon équilibre, à me réserver du temps personnel, à prendre soin de ma petite famille...

Bien le bonjour par chez vous, profitez du beau temps et à la prochaine!

1 avril 2019

Petite rétrospective du Salon du livre de Trois-Rivières

Je suis allée au Salon du livre de Trois-Rivières ce weekend, en compagnie de ma chère plume-sœur Gen.

Que ce salon est agréable et convivial! J'ai vraiment apprécié les travaux qui ont été effectués sur les lieux. On avait vécu les travaux l'an dernier, ce qui avait été beaucoup moins agréable, mais ça en aura valu la peine. Déjà, le Starbucks accessible à l'intérieur a beaucoup changé la donne... (comme le prouve mon sourire nostalgique ce matin, en pensant aux quelques cafés et gâteries ingurgités là-bas!)

Nous y étions pour le samedi et le dimanche et j'ai pu vivre l'expérience au sein de deux kiosques : celui des Six Brumes (pour Écrire et publier au Québec : Les littératures de l'imaginaire, qui sait toujours aussi bien attirer l'œil de son public-cible) et celui d'Ada (pour Allégeances, mon roman coécrit avec Nadine Bertholet, dans la collection Menvatts, qui a titillé l'œil de nombreux visiteurs).

Voici d'ailleurs une photo prise là-bas avec la belle gang des Menvatts :



Dans les deux cas, il s'agissait d'une expérience de groupe : plein de copains auteurs dans le kiosque ou en visite pour piquer une jasette, des confidences, des partages d'informations et des scoops à propos de projets en cours... Ouf, j'en aurais repris encore et encore!

Rajoutez à cela le fait que Gen et moi, mises ensemble dans une voiture, un kiosque, une chambre d'hôtel ou un resto (en fait, le lieu importe peu, c'est tout le temps pareil), ça signifie généralement une jasette quasi ininterrompue (en un weekend, nous ne sommes jamais tombées en panne de sujet et nous avons même manqué de temps!).

Il n'est donc pas étonnant que j'aie perdu la voix hier soir! Heureusement, ça se replace déjà aujourd'hui.

Pour ceux qui se demandent quels sont les chiffres de vente de ce fameux salon, je vous avouerai que je n'en ai aucune idée! Il y a longtemps que j'ai arrêté de compter dans ce genre d'événement, où je ne vais pas pour atteindre un quelconque résultat, mais plutôt pour voir du monde, jaser avec les copains et m'immerger dans une effervescence d'idées, de projets et de rires.

En bonus, je constate ce matin que le phénomène habituel se reproduit : je vis un regain d'énergie dans mes projets, j'ai envie de régler plein de trucs accumulés et d'écrire!

Je vais donc m'arrêter ici et aller poursuivre ces fameux projets. Bonne chance dans les vôtres et à la prochaine!

23 février 2019

Une nouvelle aventure!

Bonjour à tous!

Maintenant que la nouvelle est officiellement sortie (oui, hein, les secrets de polichinelle sont une vraie manie dans le milieu littéraire, on est de vrais petits cachottiers!), je peux enfin vous parler de la republication du roman Allégeances, initialement paru aux Éditions Porte-Bonheur (en 2015).

Il me semble que c'était hier, les salons du livre avec Nadine, mon aventure en solo à Rimouski à la sortie du livre...

Puis, il y a eu la triste fin de l'aventure avec Porte-Bonheur, ce qui mettait aussi un terme à une autre aventure, soit celle de mon roman jeunesse Zachary, sauveur de planète.

Mais l'eau coule sous les ponts, n'est-ce pas, et quand une porte se ferme, une autre s'ouvre parfois!

C'est ainsi que, voyant la collection des clowns vengeurs risquer de disparaître du paysage, la maison d'édition Ada a décidé de reprendre le flambeau. Nadine et moi sommes parmi les chanceuses à avoir été choisies pour faire partie de la première ronde de publications, qui se fera en mars 2019 (en principe, juste à temps pour le Salon du livre de Trois-Rivières!).

Cette semaine, nous avons enfin obtenu la permission de vous présenter la  couverture de notre roman. Non mais, n'est-elle pas magnifique? (dans le sens horrible du terme, évidemment! Hihihi!)

J'ai vraiment hâte aux prochaines étapes. De tenir le livre dans mes mains, de recevoir mes exemplaires d'auteure, de faire les salons.

Pour ceux qui s'interrogent sur le processus de republication de ce livre, n'allez surtout pas croire qu'il s'agit de la même version que ce qui a été publié chez Porte-Bonheur, et qu'on a eu juste à se tourner les pouces, Nadine et moi! Oh que non.

Il y a eu la direction littéraire avec Simon Rousseau (très pertinent, il nous a aidée à réenligner des choses, à en préciser d'autres, à élaguer des passages inutiles, à en bonifier d'autres). La fin a été modifiée et je dirais qu'elle apporte une nouvelle lumière (ou noirceur?) à l'ensemble du roman. Je suis vraiment contente du travail qui a été fait.

Pour la suite des choses, nous avons vécu l'étape de la révision linguistique (ou je dirais plutôt : la re-re-re-révision linguistique), avec, j'ose le dire, une réviseure qui m'a vraiment ravie. Que de pertinence! De respect! De compréhension de ce que nous voulions faire! (Pour information, la révision a été faite par l'entreprise Femme actuelle, que je connaissais pas, mais avec qui je retravaillerais n'importe quand!)

Et là, je vous l'avoue, je capooooote (oui, n'ayons pas peur des mots). Il paraît que notre livre sera disponible... Chez Costco! Hein?!?!? Moi, chez Costco!?!?! En toute franchise, je n'ai jamais vécu ça et ça me rend euphorique.

Et voilà! Une autre belle aventure qui commence. Il y en aura d'autres, il y en a de toutes sortes, mais chacune apporte son lot de petites et grandes joies. J'ai hâte de vivre celle-là à fond!

3 février 2019

2019 en toute sérénité!

Je donnais des nouvelles à une amie récemment, et je lui ai dit qu’en ce moment, je m’efforçais surtout de « cultiver la sérénité ». 

Et c’est là que ça m’a frappé : Oui, j’en suis rendue à cette étape. Rendue au moment de ma vie où j’ai (enfin) compris que la sérénité (appelez-là aussi la paix ou le bien-être intérieur), cette fameuse chose que l’on recherche tant en espérant que ça nous tombe un jour dessus, eh bien, ça n’arrive pas tout seul.  

C’est chaque jour qu’on doit y travailler. Chaque fois qu’un contretemps survient, que quelqu’un nous énerve ou nous déçoit, qu’une situation nous donne envie de rager. Chaque fois que quelqu’un essaie de nous obliger à faire quelque chose qui ne nous convient pas. Chaque fois que la vie nous donne une claque sur la gueule. 

J’ai déjà mentionné que j’avais vécu une belle crise de la quarantaine, qui s’est (heureusement!) terminée il y a plusieurs mois. Ça arrive de même, cette affaire-là : ça te tombe dessus sans que tu l’aies vu venir (ou peut-être que oui?), et tu te retrouves dans un tourbillon de remises en question, tu te questionnes, tu cherches des réponses, et puis tu finis par trouver.  

En tout cas, moi, ça m’a fait ça.  

Et puis, il y a l’après. Cette impression d’avoir franchi une barrière quasi infranchissable, d’avoir survécu et de s’être retrouvée de l’autre côté. Impossible de revenir en arrière, il ne faut même pas y penser! Une fois qu’on a fait tout ce ménage en soi, qu’on a compris qui on était et ce que voulait faire avec le reste du temps qui nous est accordé, il ne reste plus qu’à appliquer nos bonnes résolutions.

Tiens, en passant : des résolutions, je n’en ai pas vraiment fait en 2019. J’ai essayé un peu (par habitude et convention sociale?), pour me rendre compte que je ne voulais en avoir qu’une seule : conserver mes acquis de 2018 pour mieux poursuivre en 2019. Faire en sorte de conserver mon équilibre, de faire des choix qui favorisent mon bien-être intérieur… et de m’éloigner au maximum de tout ce qui peut apporter l’effet contraire!

Et ça marche quand même bien, si je prends le pouls de ma situation actuelle. Malgré toutes sortes d’aléas de la vie (il en arrive tout le temps), la sérénité demeure au rendez-vous.

Oh! N’allez pas croire qu’il n’y a plus aucune explosion, aucune colère, aucune émotion! C’est juste que la relativisation se fait plus vite, que les solutions et/ou les constats se font plus facilement, les décisions aussi. 

Et chose certaine, je me choisis beaucoup plus qu’avant. 

Tout ceci étant dit, j’avais l’intention de vous écrire un billet de Noël (pas eu le temps dans la folie des Fêtes), puis un billet de nouvel an (pas fait non plus). Il est peut-être un peu tard, un 3 février, pour vous faire mes vœux de bonne année, mais je me donne le droit de le faire quand même.

Pour 2019, je vous souhaite à tous la santé, le bonheur et la sérénité! Si vous vivez des moments moins faciles, tâchez d’améliorer votre sort. N’ayez pas peur de vous questionner, de voir si vos choix passés vous conviennent encore, de vous demander quels sont vos rêves à l’heure actuelle (quitte à faire du ménage dans les vieux!). 

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. En fait, il n’y a que vous qui savez ce qui est LA bonne réponse. Et je vous souhaite (si ce n’est pas déjà fait) de la trouver.

Santé à tous, et au plaisir de vous croiser en 2019!

15 novembre 2018

Salon du livre de Montréal et quelques nouvelles

On va se le dire : notre salon du livre à Tania et moi, c'est vraiment le Salon du livre de Montréal.

Je devais y aller seulement dimanche (de 12 h à 17 h, kiosque 100, passez me faire un coucou si vous êtes dans le coin!) et pendant ce temps, Tania en aurait profité pour bouquiner, mais il s'avère qu'elle doit travailler ce jour-là. Elle était très triste quand elle a appris la nouvelle.

Nous avons réfléchi à la question et j'ai (rapidement) décidé d'aller avec elle au salon samedi, mais uniquement pour le plaisir. On va bouquiner et aller voir les copains, sans horaire ni boussole (pas besoin, Tania a hérité du super sens de l'orientation de son père!). Juste pour le fun et en étant très relax.

Tant qu'à passer par ici pour vous dire ça, je peux aussi bien vous donner quelques nouvelles!

Disons, en résumé, que je ne chôme pas et qu'il s'est passé plein de choses dans ma vie. Il y a eu un décès inattendu (et douloureux) dans la famille, de la maladie de mon côté (je vous rassure, ça va mieux), de nombreuses occupations et changements (les enfants grandissent!). Peu d'écriture, mais plusieurs idées enthousiasmantes emmagasinées (je les écrirai bien quand je serai rendue là). Une continuité dans ma participation au jury littéraire pour lequel je me suis engagée pour un an.

La GROSSE nouvelle en ce qui me concerne, c'est que j'ai décidé de retourner à l'école. En fait, j'ai débuté un processus de reconnaissance d'acquis au cégep, dans le but d'obtenir un AEC en bureautique pour commencer. Et puis on verra si je me rends au DEC dans le même domaine... Ça signifie plusieurs travaux en perspective, des défis et bien du temps à consacrer à ce dossier pour en venir à bout le plus vite possible.

C'est mon Everest actuel. Il en faut un de temps en temps, non? Ça faisait longtemps que j'en rêvais, je me disais qu'il était trop tard rendue là dans ma vie... Et puis, ma petite voix intérieure est devenue de plus en plus forte, il fallait que je fonce pour accomplir ce rêve. Le régler une bonne fois pour toutes.

Allez, je vous dis bonjour chez vous et j'espère vous croiser au Salon du livre de Montréal! Comme toujours, si vous venez à mon kiosque, la jasette sera gratuite... Faut en profiter, c'est rare la gratuité de nos jours! ;)

13 octobre 2018

Lancement à venir (où je ne serai malheureusement pas!)

Bonjour à tous!

La majorité d'entre vous devez savoir qu'il y aura un beau lancement conjoint le 20 octobre prochain, pour le dernier numéro de Brins d'éternité (dans lequel je publie une nouvelle intitulée Le choix d'Azilée) et de Nés comme ça, de Dave Côté.

Comme je l'indique dans le titre, malheureusement, je ne pourrai y être (désolée!!!), mais mes pensées vous accompagneront!

J'avais quand même envie de vous parler de ma nouvelle qui sera publiée dans Brins, vu qu'il y a eu tout plein d'étapes qui ont mené à sa publication. J'aime bien quand les gens parlent de la génèse de leurs textes, je trouve que c'est inspirant et que ça peut nous aider dans nos propres démarches.

Voyez-vous, au départ, une ébauche d'idée m'est venue lors d'un congrès Boréal il y a plusieurs années : je voulais parler d'un être dépourvu d'ailes, dans un monde où tous les autres (y compris ses parents) avaient des ailes. Ce personnage devait effectuer des tâches ingrates et il finissait par en avoir assez. L'histoire finissait de façon tragique. Pas un texte mémorable, alors je l'ai mis de côté, mais il y avait quand même des éléments de cette histoire que j'aimais.

Quelques années plus tard, dans le cadre d'un atelier d'écriture dirigé par Geneviève Blouin, j'ai repris cette idée (qui avait cheminé et mijoté depuis). À présent, nous avions un arrière-monde où les êtres nés sans ailes étaient traités comme des parias, mais il y avait une histoire en avant-plan, bien différente de l'idée initiale. Et une fin plus positive. (Non, je ne vous en dis pas plus, vous le lirez le texte! Hihihihihi!) J'ai profité des exercices et des commentaires des participants à l'atelier pour peaufiner mon idée et l'améliorer.

Par la suite, revenue à la maison, j'ai reviré ça d'un bord, puis de l'autre, et j'ai encore fait cheminer ce texte. Pour finir par le soumettre à Brins d'éternité, où il a été accepté, mais à condition d'y apporter certaines modifications. Globalement, il y avait un problème dans la structure (deux trames qui ne se rejoignaient pas bien). Je l'avais perçu, mais je ne voyais pas comment y remédier. Les commentaires du comité de lecture ont allumé des lumières dans mon cerveau, et soudain j'ai trouvé une solution.

Il y a a ensuite eu l'étape de la direction littéraire avec Guillaume Voisine. Je tiens à le dire : Guillaume est un super directeur littéraire! Très pertinent, très respectueux aussi. Il a compris ce que je voulais faire de ce texte et il m'a aidée à le mener à son plein potentiel (sans pour autant chercher à tout changer, ce qui peut parfois devenir un irritant avec certains accompagnateurs!).

Parfois, j'ai publié des textes qui ont été écrits d'une traite, dans un élan créatif jouissif, et qui n'ont pratiquement pas été retouchés par la suite. Pour d'autres textes, j'ai eu besoin que des gens m'aident à y voir plus clair; sans eux, ces textes n'auraient certainement pas été les mêmes et pour cela, je leur suis très reconnaissante.

Il y a des textes pour lesquels je ne suis pas prête à tout revirer de bord (surtout pas pour le concept, les personnages et le déroulement des événements!), mais pour Le choix d'Azilée, il est clair que j'ai bien fait d'accepter de l'aide. Tout d'abord en soumettant mon texte aux yeux impitoyables des participants à l'atelier de Gen (j'exagère à peine, hihihihihi!), puis avec toutes les étapes qui ont suivi.

Ceci illustre bien le fait que parfois, l'auteur doit accepter de ne pas être seul avec son texte. Il faut avoir l'humilité de reconnaître qu'on peut bénéficier de l'apport des autres pour l'amener dans la bonne direction et le mener à terme.

Heureusement, il y a tout plein de gens très bien outillés et compétents dans le milieu littéraire, qui peuvent nous aider à parfaire les projets qui nous tiennent à coeur! (D'ailleurs, j'en profite pour vous rappeler qu'il y a un annuaire de services professionnels tout au haut de cette page. N'hésitez pas à faire appel à une de ces personnes si vous sentez que vous avez besoin d'aide dans vos textes!) Et au passage, on apprend. Beaucoup. On s'améliore pour les prochains projets. On comprend mieux comment il faut aborder certains textes. On évolue, quoi!

Allez, gang, amusez-vous bien au lancement et à la prochaine!

23 août 2018

Les refus : ce qu'il faut en comprendre

Bonjour à tous!

J'espère que vous passez un bel été. Par ici en tout cas il fait beau, on profite de la piscine et on prend des couleurs! (Sérieusement, je crois bien n'avoir jamais été aussi bronzée depuis mon enfance!)

Tout récemment, j'ai reçu un refus pour une nouvelle et ça m'a fait penser au fait que je voulais écrire un billet à ce sujet (hé, j'étais en train de l'oublier!). L'occasion est parfaite pour vous parler des refus et de ma façon de les percevoir à ce moment-ci de ma vie.

Je SAIS que les refus sont difficiles à vivre. Croyez-moi, j'en ai reçu plusieurs (dont certains très justifiés).

Hein, quoi, vous êtes surpris de ne pas en avoir entendu parler en long et en large sur mon blogue ou ailleurs? (Ou peut-être pas, surtout si vous êtes un auteur et que vous vous êtes ramassé des refus en pleine gueule à certains moments de votre cheminement).

Chose certaine, je ne vis plus du tout les refus de la même manière qu'avant. À mes débuts, et durant un peu trop longtemps à mon goût, je me suis remise en question à chaque refus. Je n'étais pas bonne, mon écriture ne valait rien, mes publications passées n'étaient que des coups de chance... Vous voyez le topo?

Que voulez-vous, le doute semble devoir faire partie de la vie de l'artiste. Je serais drôlement plus inquiète si je ne doutais jamais de moi!

Mais à présent, je comprends mieux le milieu de l'édition et je suis plus à même de me mettre dans la peau de l'éditeur. Ça a drôlement changé ma vision des choses.

Quand on reçoit un refus de la part d'un éditeur, ça signifie surtout qu'il (et/ou son comité de lecture, parfois plusieurs personnes sont impliquées dans le processus) ne souhaite pas publier notre texte. Les raisons peuvent être multiples :
  • Il ne juge pas notre texte suffisamment achevé
  • Il a reçu plein d'autres textes sur le même thème
  • Il n'aime pas notre texte et/ou la manière dont on a traité le sujet
  • Il a des biais personnels par rapport à certains éléments de notre texte (tel élément l'énerve ou le heurte dans ses valeurs, ça lui fait penser à tel livre qu'il a déjà lu, etc.)
  • Il avait plusieurs textes devant lui et il a dû faire un choix
  • Notre texte pourrait être intéressant, mais pas pour sa maison/revue (respect des attentes de ses lecteurs, cohérence globale avec le reste de leurs publications, etc.)
  • Nos idées lui paraissent naïves et/ou peu originales
Il y a sûrement plein d'autres raisons possibles (dont certaines qui ne nous seront peut-être jamais avouées), mais ce n'est pas si important. Ce qui est important, c'est que l'éditeur ne souhaite pas embarquer dans l'aventure de la publication de ce texte.

Et vous savez quoi? Il a tout à fait le droit de prendre une telle décision!

Je trouve qu'il y a un parallèle intéressant à faire avec la vie en général. Après tout, c'est pas mal la même dynamique qu'on retrouve avec l'amitié, l'amour, le travail, les projets. Tout ce qui implique deux parties distinctes nécessite en général un accord commun. Et à la minute où l'autre partie ne souhaite pas s'embarquer dans l'aventure, ça se termine là et puis c'est tout. On se réajuste, on part d'un autre bord et on fait d'autres plans.

On peut s'interroger longtemps sur le comment du pourquoi, voire même se complaire dans l'apitoiement et la colère, mais ça ne donne pas grand chose au bout du compte. Hé, la vie est trop courte!

Nous-mêmes, nous refusons parfois de nous embarquer dans certaines aventures. Il se peut que nous causions quelques déceptions à d'autres personnes, mais nous avons nos propres choix à faire et il est tout à fait légitime de nous respecter dans nos décisions.

Alors voici comment je gère les refus à l'heure actuelle : AVEC UN GROS GRAIN DE SEL.
  • Je ne pense pas que je suis une mauvaise personne ou une mauvaise auteure.
  • Je ne suis pas en colère contre les personnes qui ont pris la décision de refuser mon texte.
  • Je ne cherche pas des poux dans le courriel de réponse de la maison d'édition.
  • Bref, je ne prends pas ce refus personnellement et je passe assez vite à autre chose.
Ce que je fais surtout, c'est de prendre le temps de remercier les gens pour m'avoir répondu. Parce que oui, c'est bien triste, mais certaines maisons d'édition ne donneront jamais de verdict pour des textes que nous leur aurons envoyés. Alors, je remercie systématiquement tous ceux qui me donnent des accusés de réception et des réponses à mes envois. Bravo à ceux-là, qui savent respecter le temps, l'amour et les efforts que nous avons mis dans nos textes!

Ensuite, je me laisse un peu de temps. Je mets le texte dans ma réserve et j'y reviens éventuellement, pour me demander ce que je pourrais en faire. Je relis les commentaires reçus lors du refus (s'il y en a, ça aussi je les apprécie à leur juste valeur) et je décide si je souhaite en tenir compte ou non. Je vois si je peux améliorer le texte. Je regarde quelles pourraient êtres les autres cibles potentielles. Si j'en trouve une, j'envoie mon texte (et puis sinon il continue de faire dodo dans ma réserve).

Ce qui est certain, c'est que la vie continue.

Un texte refusé, ce n'est pas si grave au fond. Je n'arrêterai pas de sitôt d'écrire des histoires (mon cerveau deviendrait ingéraaaaaable!). Les refus font partie du processus. Et bien souvent, ils nous apprennent des leçons (texte soumis trop vite, mauvais ciblage, concept pas assez développé, etc.).

Pour terminer, je me permets de livrer ici un petit message amical à certains de mes amis qui n'ont pas encore réussi à trouver preneur pour leurs textes :

N'abandonnez pas. Gardez espoir! Si vous aimez écrire et que vous écrivez pour les bonnes raisons (vous épanouir, répondre à un besoin de réalisation personnelle, etc.), je vous encourage à persévérer.

Essayez de comprendre ce qui ne fonctionne pas. Travaillez à vous améliorer. Et puis, envisagez d'autres cibles. Si ça ne marche pas avec les maisons d'édition que vous connaissez, faites des recherches, trouvez-en d'autres!

Et partez à la chasse aux appels à textes, faites des tentatives, on ne sait jamais! Voici d'ailleurs quelques liens intéressants, vous y trouverez peut-être une cible pour l'un des textes qui dorment dans vos tiroirs :

http://appels-a-textes.fr/
https://www.facebook.com/AppelsATextes
http://www.epopees.fictives.fr/

Bonne chance à tous avec vos textes! (Naaaaannn, je n'ai aucun problème avec la concurrence, hihihihihi!) Et bonne fin d'été!