24 juillet 2018

Chaos créatif (Ou parce que des fois, trop d'ordre, c'est juste emmerdant!)

J'ai déjà parlé, à l'occasion, de ma méthode pour conserver et classifier mes idées.

En gros, j'avais un fichier de résumé pour chaque histoire. Une liste pour tout répertorier, avec un numéro attribué à chaque résumé d'histoire (et un code de couleurs pour aller avec ça, et un ordre de priorité attribué à chaque projet, et tout plein d'informations comme les cibles envisagées...). Il y avait aussi des pochettes dans lesquelles je glissais des notes manuscrites, des images, des éléments de recherche. Des bacs dans lesquels ces pochettes étaient classées.

Ouais, je sais, je suis un peu cinglée dans mon genre (secrétaire jusqu'aux racines des cheveux!).

Eh bien! Laissez-moi vous avouer une chose : il y a plusieurs mois, j'ai balancé aux oubliettes tout ce fameux système de classement, de classification et de priorisation.

Ouais, ça m'a pris d'un seul coup. Une grosse envie de changer de méthode, de défaire ce que j'avais mis tant d'efforts à implanter.

Voyez-vous, je me suis rendu compte qu'à force de trop vouloir mettre d'ordre dans mes idées (et mon cerveau trop chargé), j'avais fini par me créer un autre problème : je m'acharnais trop sur de vieilles idées, qui m'avaient charmée il y a quelques années, mais n'avaient plus aucun intérêt. Je me sentais forcée de toutes les concrétiser, alors que certaines n'avaient absolument aucun avenir et ne valaient pas la peine que je leur consacre une seule minute supplémentaire de mon temps.

En plus, autre effet pervers : comme ma liste prenait une ampleur folle au fil du temps, je capotais à l'idée d'en rajouter encore. Et voilà que je m'empêchais de noter de nouvelles idées! (Alors que, on se l'avouera, les idées récentes sont souvent bien plus achevées et complexes que les vieilles affaires datant de nos débuts!)

Oubliez ça, la fameuse liste n'existe plus. Les pochettes non plus (on va les réutiliser à d'autres sauces à la maison).

À la place, je m'envoie mes nouvelles idées par courriel et je les classe dans un sous-dossier "Résumés". Je peux toujours aller piger dedans si je cherche de nouveaux projets sur lesquels travailler ou pour me remémorer certains concepts. Que voulez-vous, ma mémoire n'est pas infaillible! Et puis, comme j'ai rarement l'occasion d'écrire ce qui me vient au moment où ça me tente, je me fais des réserves. Ouaip, comme un écureuil!

Oh, rassurez-vous, j'ai encore mes vieux fichiers d'idées! Je les ai foutus ensemble dans un répertoire, au cas où je voudrais y retourner (ça m'arrive, tout n'est pas juste bon à jeter). Je garde l'espoir d'écrire plusieurs de ces histoires un jour, mais uniquement celles qui me branchent le plus, selon l'envie du moment.

En attendant, je ne classifie ni ne numérote plus rien. Je me sens liiiiiiiibre!

Comme quoi, bien souvent, les obligations qui nous étouffent ne sont, en fait, que des prisons dans lesquelles nous nous enfermons nous-mêmes...

En tant qu'ancienne adepte de la classification quasi maniaque des idées, je vous le dis : trop d'ordre, c'est juste emmerdant. Je veux bien être un minimum organisée pour m'y retrouver dans mes projets, mais ça ne doit pas devenir trop contraignant non plus. Et un peu de chaos, bien coudonc, ça donne un petit coup de jeunesse et un sentiment d'être rebelle... Je ne déteste pas ça! Hahaha!

Bon chaos créatif à tous!

4 commentaires:

Prospéryne a dit…

J'ai jeté par la fenêtre bien des habitudes reliées à mes lectures au fil des années. C'est euphorisant d'en avoir au début, mais c'est libérateur de les rejeter, parce qu'entre les deux, la personne que nous sommes change! Vaut mieux être en constante adaptation que rigide, c'est plus créatif!

Isabelle Lauzon a dit…

A Prospéryne : Tout à fait! :) Mes habitudes de lecture ont changé aussi, de même que celles de blogueuse, de femme, de mère... C'est jouissif de se dire que l'ancienne version de soi a évolué, qu'elle a accepté le changement et en est ressortie grandie!

Gen a dit…

Tout système trop parfait finit par se servir lui-même et par perdre son objectif premier!

Mon fichier "idées" (où je note mes idées diverses dans un tableau word, avec la date, puis une ligne par idée, développée sur un paragraphe ou deux) fait... 48 pages! (Et il serait encore plus gros si j'y recopais le contenu de mes carnets que je traîne toujours avec moi, mais j'suis ben trop paresseuse!)

Et c'est un plaisir, quand je suis en panne d'inspiration, de l'ouvrir et d'y farfouiller. Invariablement, y'a une vieille idée qui m'inspire pour un personnage ou un lieu ou un élément du passé d'un troisième perso secondaire, etc. :D

Bref : oui, le bordel, ça finit par être créatif!

Isabelle Lauzon a dit…

A Gen : Ce que j'aime en particulier, c'est fouiner dans toutes ces idées, me souvenir d'où elles sont parties, et puis me dire que telle idée combinée avec tel concept, tiens donc, ça pourrait donner un arrière-monde intéressant. Et puis on pourrait avoir un personnage qui ferait telle affaire, et puis...

OK, avouons-le, la passion d'écrire, c'est une sorte de maladie mentale, hein? ;) (dont on ne veut surtout pas guérir! Hihihihihi!)