12 février 2018

Accepter de repartir en neuf

Bonjour à tous!

J'ai eu envie de venir faire un tour par ici, question de vous partager un petit truc d'écriture que j'applique en ce moment même.

(Disons que ça me fait une petite pause entre deux séances de retravail. On procrastine comme on peut, hein?)

Voyez-vous, je suis en train de travailler sur un texte qui m'a beaucoup fait enrager ces derniers temps, mais qui est joyeusement en train de débloquer aujourd'hui. (Youpie!!!)

J'avais vraiment du mal avec ce fameux texte. J'aime beaucoup l'histoire, le premier jet a été écrit et retravaillé (et re-re-re-travaillé), c'est très bien du côté du français et de l'orthographe... Mais ce n'est pas encore ÇA.

Plutôt que de trouver le texte achevé, je le trouve bancal. Il y a de gros problèmes de fond, ça ne marche pas. Par contre, j'ai beau passer et repasser sur le texte, je n'arrive à rien de constructif.

Dans ce genre de situation (on veut garrocher notre ordinateur par la fenêtre et ne plus jamais, jamais écrire de notre vie - OK, j'exagère peut-être, mais juste un peu), j'ai déjà appliqué certaines méthodes :

  • Faire lire le texte par un ou des bêta-lecteurs (question qu'ils me pointent les problèmes)
  • Laisser le texte dormir un peu (question de prendre du recul, et de revenir éventuellement avec un oeil neuf)
  • Travailler sur autre chose pour me changer les idées (ou bien juste me changer les idées tout court avec Netflix, un bon livre, du magasinage, un jeu vidéo ou toute autre source de procrastination - même les tâches ménagères étant une excellente alternative)
  • Abandonner le texte et me dire qu'il n'a pas de potentiel (ce qui n'est absolument pas une méthode ou une solution adéquate, j'en conviens, mais bon...)
Par contre, à présent, j'applique une méthode que je trouve très constructive, soit celle du "Allez, repartons donc en neuf". 

Ce n'est pas sorcier, en fait. En gros, je me crée un nouveau fichier, et je repars de zéro (bon, pas de zéro, mais dans mon imagination c'est un peu ça). L'objectif est de laisser de côté mes idées préconçues. De rebâtir le texte en entier, morceau par morceau. 

Je ne sais pas si vous avez essayé cette méthode (bah sûrement, mais j'aime partager ce genre d'astuce, ça finit toujours par trouver preneur). Personnellement, je trouve vraiment difficile d'accepter d'en arriver là. Avant, j'essaie souvent les méthodes citées plus haut. Et je rame. J'enrage. Je désespère.

Ce qui est drôle, c'est que dès que je me décide à appliquer le "Repartons donc en neuf", tout s'illumine... et je me rends compte que le travail à accomplir n'était pas si énorme! (et je me traite de tous les noms d'avoir tant hésité avant d'accepter cette avenue!)

En toute logique, plein de bouts du texte fonctionnent déjà. Il suffit de les recopier et de les modifier un peu si nécessaire. Pour le reste, on laisse de côté ce qui ne fonctionne pas, et on écrit de nouveaux passages qui se rattacheront mieux avec le reste.

C'est vraiment une question de lâcher prise, d'y aller par étapes... et d'accepter de sabrer dans les mots qui ne fonctionnent pas (ce ne sont que des mots, on ne tue personne au bout du compte). Et surtout, d'ouvrir son esprit à une vision nouvelle.

En repartant l'aventure avec un nouveau fichier, je me sens plus libre d'explorer. Oh, je conserve toutes mes autres version, alors rien n'est perdu.

C'est vraiment psychologique, au fond. En repartant en neuf, à part du projet existant, je peux me dire que je ne fais que m'amuser. Que j'essaie des avenues, et que si ça ne fonctionne pas, ce n'est pas grave.

Statistiquement parlant, je dirais que cette méthode m'a permis d'atteindre mes objectifs dans 100 % des cas. Ce qui devrait, logiquement, faciliter mon acceptation à l'appliquer plus rapidement. Ah ben non, on dirait que j'aime me donner de la misère... Enfin, on ne se refait pas, hein?

Allez, je retourne à mon texte! Parce que c'est bien beau procrastiner, mais ce texte-là ne se réécrira pas tout seul!

2 commentaires:

Gen a dit…

Excellente méthode en effet!

J'ai fait ça de temps en temps. Je décidais d'oublier toutes les versions déjà écrites, je réécrivais mon plan de mémoire (c'est comique, mais des fois, ça suffit pour mettre le doigts sur le bobo) et je repartais de zéro. Tu as raison : c'est psychologique, mais surtout quand on est au stade "je ne vois plus rien" ça aide beaucoup!

Par contre, j'ai un gros gros projet (tu sais lequel) qui aurait besoin que je fasse ça et... ben je procrastine depuis 3 ans! lolol! C'est beau repartir de zéro, mais sur 120 000 mots, ça me fout la chienne! C'est TELLEMENT gros!!!

Isabelle Lauzon a dit…

OK, je te l'avoue à toi : j'ai un méga gros projet pour lequel je dois appliquer cette méthode (j'ai commencé d'ailleurs, comme tu sais). Mais voyant à quel point ça me faisait peur en cours de route, j'ai décidé d'appliquer la méthode sur mon autre projet en cours (tsé comment c'est, j'aime bien en mener 2 de front, comme ça si l'un stagne, je me rabats sur l'autre).

Là, j'applique la méthode sur le projet plus petit, question de me convaincre que ça en vaut vraiment la peine pour le plus gros... On n'arrête jamais de négocier avec son cerveau, hein? Hihihi!

Et oui, je sais de quel projet tu parles!!! (Pis je comprends que tu aies la chienne,j'en ai plusieurs des projets de ce genre, pour lesquels tout devrait être fait, et que je ne me décide pas à reprendre!)