5 janvier 2018

La structure d'un album jeunesse (conseils donnés par Pierre Chartray)

Dernièrement, j'ai transféré à une amie auteure des conseils qui m'avaient été donnés jadis par le regretté Pierre Chartray (un homme merveilleux, plein de générosité et qui aimait aider les auteurs en devenir - étant lui-même auteur et éditeur), à propos de la structure idéale d'un manuscrit d'album jeunesse.

Quand je suis retombée dans mes archives, je me suis dit "Tiens, pourquoi ne pas partager ça avec un maximum de monde?" (Ne vous inquiétez pas, j'ai obtenu la permission de sa femme, la si gentille Sylvie Rancourt)

Les gens comme Pierre Chartray et Joël Champetier (qui était, lui aussi, un homme admirable et très généreux de son temps avec les auteurs) n'étant plus parmi nous pour nous transmettre leurs précieux conseils, je pense qu'il nous appartient, à nous, de la génération suivante, de prendre un peu le relais.

Voici donc les conseils en question :
  1. Si on vise un projet d'album jeunesse, on doit idéalement (pour améliorer ses chances) présenter à l'éditeur un projet d'album déjà divisé de façon conforme, ce qui lui facilitera grandement le travail pour évaluer le manuscrit. (Voir la "STRUCTURE PROPOSÉE" plus bas)
  2. Idéalement, on ne se jumelle pas tout de suite avec un illustrateur, car plusieurs éditeurs préfèrent que ce soit l'un de leurs illustrateurs "maison" qui fasse le travail (bien sûr, si on est soi-même illustrateur et qu'on fait ses propres dessins, ce conseil s'applique moins - et des exceptions sont possibles, alors ce n'est pas un interdit absolu non plus).
  3. Côté longueur, un album de 1500 mots pourrait être pertinent (mais évidemment, tout dépend des maisons d'édition, c'est juste une approximation).
  4. Il est généralement plus difficile de faire accepter un projet d'album qu'un projet de roman jeunesse. Donc, dépendant de l'éditeur ciblé, on peut présenter le projet en album ou en roman (en divisant le tout différemment).


STRUCTURE PROPOSÉE (basée sur les conseils de Pierre Chartray)
« Pour la séparation en pages, c'est ce qu'on doit faire de toute façon avant de commencer les illustrations d'un album. Quand j'en écris un, je m'assure que je suis capable de bien diviser le texte en 24 ou 32 pages de façon à ce qu'il y ait au moins 10 double pages d'illustrations pour un 24 pages et 14 pour un 32. Quand on me soumet un texte d'album, il faut que le texte ait un maximum d'environ 1200 mots pour un 24 pages, et 1500 pour un 32 (sinon c'est difficile de l'insérer dans les illustrations) et qu'il se prête bien à 10 ou 14 double pages d'illustrations. C'est un bon exercice à faire avant d'envoyer un texte d'album à un éditeur. » - PIERRE CHARTRAY

(Titre)
Par (Nom)
 
p. 4-5
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p. 6-7
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p. 8-9
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p. 10-11
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p. 12-13
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p. 14-15
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p. 16-17
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p. 18-19
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p. 20-21
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p. 22-23
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p. 24
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Voilà, en espérant que ces conseils sauront faire leur bout de chemin afin d'aider certains auteurs!

Bien sûr, si vous avez des commentaires/des suggestions, ne vous gênez pas pour apporter votre contribution à ce billet (peut-être que vous avez une vision différente du sujet, ou que certaines situations ont changé depuis ma conversation avec Pierre, qui date quand même de plusieurs années).

Et si vous avez envie d'aller consulter les nombreux conseils que donnait jadis Pierre sur son blogue, je vous recommande d'aller y faire un tour. Même si Pierre n'est plus parmi nous, plusieurs de ses conseils sont tout à fait d'actualité.

(Et oui, c'est un peu une façon de le conserver un tout petit peu avec nous...)

2 commentaires:

Gen a dit…

On en parlera dans le tome 2! ;)

Pwahahaha! :p

Isabelle Lauzon a dit…

Pwahahaha! Je savais bien que je finirais par te convaincre pour un futur tome 2... ;)