20 mai 2017

Horrificorama - Les coulisses (2)

Comme je vous l'ai promis hier, voici un billet spécial rédigé par Pierre-Alexandre Bonin, directeur du projet Horrificorama (un recueil de nouvelles d'horreur disponible en prévente à la maison d'édition Les Six Brumes).
**********

Par Pierre-Alexandre Bonin

Heureusement qu'Isabelle conserve des archives, parce que honnêtement, je ne garde aucun souvenir de cette période! En fait, la seule chose dont je me rappelle clairement, c'est d'Isabelle qui me dit que je serais le directeur parfait pour un collectif de nouvelles d'horreur aux Six Brumes. Au début, j'étais terrorisé à l'idée de diriger des auteurs dont j'ai lu plusieurs textes et que j'admire. Puis, l'idée a rapidement fait son chemin et je me suis retrouvé embarqué dans ce projet de fous, parce que je carbure avec ce genre de défis.

La première chose à laquelle j'ai pensé, c'est le sommaire. Et avec cette première préoccupation est venue la première certitude : je voulais avoir des auteurs de ma génération (ou un peu plus vieux, mais NON! vous n'aurez pas de noms!). D'une part, parce que nous avons grandi avec les mêmes référents culturels (ah! les années 1980 et 1990!) et d'autre part, parce que nous sommes plus ou moins au même endroit dans notre cheminement d'auteur (lire ici : aucun d'entre nous n'a encore pondu un best-seller qui sera adapté au cinéma!)

Pour le reste, c'était une question d'affinités, de style et, idéalement de parité. Ben oui! Je voulais tendre le plus possible vers une présence égalitaire homme/femme. J'ai donc commencé à tendre des perches, et j'ai honnêtement été soufflé par le nombre de réponses positives obtenu. Tellement que le projet a littéralement explosé! Du concept initial de 13 auteurs (parce que tsé, l'horreur et le chiffre 13 vont ensemble comme des Oréos et un verre de lait!), j'en étais rendu à 18 auteurs incluant votre humble serviteur.

Une fois tout ce beau monde motivé à travailler avec moi, j'ai dû réfléchir au concept global du recueil. Quelle saveur voulais-je lui donner? C'est là que ma deuxième certitude est apparue : je voulais faire un clin d’œil au cinéma d'horreur des années 1940-1960. Isabelle m'avait déjà proposé Horrificama, mais je n'étais pas tout à fait convaincu (et je suis incapable de vous dire pourquoi!). Puis, quand j'ai eu l'idée d'Horrificorama, Isabelle a tout de suite été enthousiaste.

Maintenant, j'avais un sommaire bourré de talent et un concept global. Yé! Mais comment faire pour ne pas avoir 18 histoires semblables? Encore une fois, c'est Isabelle qui est venue à ma rescousse, en me proposant de me baser sur les sous-genres du cinéma d'horreur. Après quelques recherches, j'ai établi une liste de thèmes et de sous-genres et j'ai envoyé le tout à mes auteurs pour qu'ils indiquent leurs préférences. Et comme par magie, tout le monde a trouvé son compte sans que j'aie à gérer deux auteurs qui voulaient absolument le même genre!

Après est venu l'écriture, le travail de directeur littéraire, la peine quand trois auteurs ont quitté le navire pour des raisons tout à fait valables (nope, pas de noms ici non plus!) et l'excitation quand j'ai lu le travail de mes 14 comparses. Avant même de travailler leur texte avec eux, j'étais comblé par ce qu'ils m'avaient offert. J'avais un diamant brut que je devais polir avec leur aide.

Une fois le dernier texte envoyé en révision linguistique, il restait la promotion et la prévente à organiser. Et c'est là que nous sommes rendus, alors que je souhaite de tout cœur que ce projet ait le public et la portée qu'il mérite!

Allez, trève de bavardage, vous avez une prévente à laquelle participer, et moi j'ai d'autres projets de fous à gérer!

Merci à Guillaume et Jonathan pour leur confiance tout au long du processus et à Isa pour les idées, le soutien moral, les remontrances occasionnelles et évidemment, l'hébergement de ce billet!
 

Aucun commentaire: