8 novembre 2016

Déjà lu ailleurs? (Hum...)

Ça vous est déjà arrivé, d'écrire une histoire (que vous êtes absolument certain de n'avoir jamais lue ailleurs)... Puis à la toute fin du processus, de vous dire :

- Coudonc, me semble que j'ai déjà lu ça quelque part. Misère, est-ce que je viens de plagier quelque chose, là?

Et toutes les angoisses qui viennent avec.

Je sais, je sais, on le répète à tout bout de champ : Tout a déjà été écrit.

Mais c'est plus fort que ça. Ce n'est pas le lointain souvenir d'avoir lu une histoire semblable, mais bel et bien une certitude d'avoir lu ces mots-LÀ ailleurs, tels quels, et craindre de les avoir copiés.

Ça ne m'arrive pas souvent, cette sensation-là, mais je la déteste!

Peut-être que la réponse est facile, au fond : à force de retravailler un texte, on l'intègre tellement, on en vient tellement à le connaître, on a tellement l'impression qu'il a toujours existé... Qu'on se met à douter (Et si j'avais, sans le savoir, plagié quelqu'un?).

Mouais... D'accord, c'est peut-être juste moi qui ai un cerveau bizarre.

5 commentaires:

Gen a dit…

Oh boy! Non, ça ne m'est jamais arrivé... mais je deviendrais paranoïaque!!! Je googlerais tout ça, histoire d'être sûre que je ne l'ai pas copié par inadvertance.

Cela dit (une fois l'attaque de panique passée, ton hypothèse est sans doute la bonne : tu travailles depuis si longtemps sur le texte que tu le connais par cœur et il a perdu son impression de nouveauté. Ça arrive, surtout quand on retravaille du vieux stock.

Gabrielle Syreeni a dit…

Bonjour Isabelle!

Si de telles inquiétudes te travaillent, je te suggère de lire mon billet sur le livre-documentaire « Voler comme un artiste » d'Austin Kléon.

http://toutensyreeni.blogspot.ca/2015/12/voler-comme-un-artiste-une-lecture.html

Peut-être que tu y retrouveras le réconfort qui s'est dérobé à la suite de ta prise de conscience.

Pour ma part, je pense que les idées ou une forme littéraire peuvent revenir d'un texte à un autre, tant qu'elles soient exprimées dans un style bien à toi. Quant au concept de « plagiat », pour en arriver-là, il faut des preuves directes. Si personne n'arrive à les trouver (toi-même ou ton entourage), ce n'est peut-être pas du « plagiat », mais simplement un écho à une oeuvre qui t'es familière, mais dont le titre t'échappe.

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : En fait, ça m'arrive toujours avec du stock relativement nouveau (c'est ça qui est le plus drôle). Avec du vieux stock, j'ai un sentiment de nostalgie, mais je n'éprouve pas cette sensation. Ce dont je parle dans mon billet, c'est d'un étrange sentiment de déjà-vu, comme si l'histoire avait déjà existé, telle quelle, et que je l'avais recopiée (ce qui est impossible, évidemment, vu le nombre de fois où j'ai changé des mots, modifié mon concept et mes personnages, etc.). C'est juste bizarre!

À Gabrielle : En réalité, je n'ai pas peur de plagier (car je sais que mon concept est sorti de ma tête et que je n'ai rien copié). Je crois plutôt qu'à force d'être trop profondément dans une histoire, j'en viens à tellement la connaître... que c'est comme si elle avait déjà existé!

Mais quand même, c'est vraiment bizarre comme sensation, cette affaire-là!

CJ a dit…

Ton histoire me fait penser à une histoire que j'aurais lue ou un film que j'aurais déjà vu...tant qu'à être dans le déjà-vu!

Isabelle Lauzon a dit…

À CJ : Pwahahahahaha! Ouais, je pense que je vais arrêter là la paranoïa! ;)