14 février 2016

Rencontres littéraires à Blainville : La chick lit

Je vous ai parlé récemment de rencontres littéraires qui allaient se dérouler à Blainville au cours de l'hiver-printemps 2016.

Je peux maintenant vous en dire plus, car j'ai assisté à la première des trois séances prévues, qui portait sur la chick lit.

Sommairement, quelques informations :

L'animatrice des rencontres est Amélie Boivin Handfield, qui anime aussi l'émission de radio Samedi de lire (www.samedidelire.com). Mme Boivin Handfield est animatrice radio-télé, chroniqueuse littéraire, journaliste, conceptrice, etc. Et en plus, c'est une passionnée de la chick lit, donc elle savait de quoi elle parlait. Point supplémentaire, et que je trouve assez important et intéressant : Mme Boivin Handfield a à coeur de présenter en priorité la littérature québécoise, tout en la situant dans le contexte du marché. Donc, plusieurs titres québécois étaient à l'honneur, ce que j'apprécie particulièrement chez une chroniqueuse littéraire d'ici.

La chick lit, maintenant. On pourrait traduire l'expression par *littérature des poulettes*. Elle aurait vu le jour en 1996 avec Le journal de Bridget Jones. Au Québec, le phénomène aurait débuté en 2004 avec Rafaëlle Germain.

Fait assez étonnant (ou peut-être pas?), la chick lit serait le genre qui se vend le mieux en ce moment au Québec. La chick lit aurait, semble-t-il, pris une grande part du marché auparavant occupée par les romans Harlequin.

Une petite définition de Mme Boivin Handfield pour la chick lit : Littérature écrite par des femmes, qui s'adresse aux femmes entre 20 à 30 ans. Met en vedette des femmes généralement indépendantes financièrement, à la recherche de l'amour. L'histoire se termine bien (l'héroïne trouve l'amour). On trouve dans les romans de l'humour, une panoplie de catastrophes, souvent le meilleur ami sera gay, l'époque est contemporaire et l'amitié tient une grande place dans la vie de l'héroïne. Celle-ci occupera souvent un métier de journaliste ou de recherchiste, ou alors hôtesse de l'air, avocate, etc.

Quelques coups de coeur mentionnés lors de la rencontre (soit par Mme Boivin Handfield, soit par l'une des participantes - car vous vous en douterez bien, il n'y avait que des femmes!) :


  • Hôtel Princess Azul, Martine Turenne (une psy radiée pour 2 ans, qui devient agente à destination - série en 2 tomes)
  • Hôtesse de l'air, Elisabeth Landry (l'auteure serait elle-même hôtesse de l'air)
  • La vie épicée de Charlotte Lavigne (Nathalie Roy) (l'auteure est recherchiste et adore cuisiner, donc il y a dans ses romans des recettes et des accords mets-vins. L'héroïne est très gaffeuse et c'est de la chick lit plus poussée, avec beaucoup de recherche et une belle qualité de français)
  • Ce qui se passe à... (série à plusieurs titres, ex. Ce qui se passe au Mexique reste au Mexique), Amélie Dubois (son meilleur serait paraît-il celui qui parle de mariage, mais on n'a pas été capable de nous donner le titre sur place)
  • Maudits bas jaunes, Marie-Millie Dessureault (une fille de l'Abitibi va devoir respecter la tradition de danser en bas jaunes au mariage de sa jeune soeur - elle a 1 an pour se marier et éviter cette honte)
  • Sur mesure, Catherine McKenzie (écrit en anglais à l'origine, par une auteure montréalaise, avocate, qui a à coeur de s'assurer que la traduction soit bien faite - l'histoire parle d'une agence spéciale qui aide les désespérés en amour à se marier avec un (ou une) inconnu(e))
  • Aux délices de Miss Caprice, Evelyne Gauthier (se passe dans les Laurentides, 3 filles se partent une boutique de cupcakes)
  • Tu peux toujours courir, Valérie Chevalier (l'auteure est chroniqueuse télé)
  • Soutien-gorge et veston noir, Rafaëlle Germain

Une petite exception ou entorse à la règle (parce que l'auteur est un homme, gay) : Parce que tout me ramène à toi, Samuel Larochelle.

Mme Boivin Handfield nous a aussi parlé de *Mom lit*, une littérature plutôt récente ici. Josée Bournival, avec son Baby boum, serait la seule à en avoir fait au Québec pour l'instant. Le genre est plutôt méconnu ici, mais il paraît que ça fonctionne très bien en Belgique. Le public visé est les jeunes mamans.

Petite mention pour les rencontres littéraires à Blainville : si vous n'êtes pas blainvillois, vous pouvez quand même appeler à la bibliothèque de Blainville pour tenter de vous inscrire aux prochaines rencontres (roman historique et BD). Il n'y avait pas beaucoup de participants pour la chick lit, et les organisateurs se sont dit ouverts à accepter des gens de l'externe (la priorité va évidemment aux résidents, mais il y a de l'ouverture).

Je suis supposée assister aux rencontres sur le roman historique et la BD, alors je reviendrai vous en parler ici!

2 commentaires:

Gen a dit…

Merci pour le récapitulatif. J'ai évidemment hâte que tu nous parles des rencontres sur le roman historique. :)

Parce que bon, Blainville, ce serait un peu loin pour que je m'y rende moi-même! ;)

Isabelle Lauzon a dit…

Je vais y aller juste pour toi! (ou presque! lolol) ;)