27 juin 2014

La jauge de créativité

Je vous disais récemment que ces derniers temps, j'avais en quelque sorte pris une pause d'écriture pour faire autre chose. Et j'avais promis de vous en dire plus à ce sujet, alors voilà.

Voyez-vous, j'ai connu ces derniers mois une période très achalandée au boulot. Davantage de stress, une grosse accumulation sur le bureau, de gros dossiers à régler en vue de la mise en place d'une toute nouvelle réalité pour notre service... Bref, c'était très demandant pour mon pauvre petit cerveau! Je devais créer de nouvelles procédures, de nouveaux formulaires, revoir les façons de faire en place pour que tout fonctionne... Le tout avec des délais serrés (impossibles) et avec ma manie (insensée) de vouloir tout accomplir malgré tout...

Résultat : à peu près toutes mes ressources de créativité passaient dans le travail et il ne restait pas grand chose pour mes projets d'écriture. Dommage, mais on dirait bien que cette fameuse jauge de créativité n'est pas infinie! Trop utilisée au boulot, il n'en reste plus beaucoup pour les projets personnels...

Bon, ça s'est calmé, tout de même, et je ressens un peu moins de pression. Et c'est drôle, mon besoin de créer revient en force. Maintenant, j'ai de l'énergie pour écrire. Ça recommence à se bousculer dans ma tête! Tellement que j'ai trop de projets! Il va falloir que j'arrête de travailler si je veux tout faire! (ah, ouais, c'est ici que chéri intervient avec son regard de côté; Oui, chéri, ne t'inquiète pas, je ne ferai pas de folies... c'est mon côté artiste qui parle, là! Je le ramène à l'ordre avec mon côté rationnel... Voilà, c'est fait... Hihi!)

Chose certaine, j'ai découvert un truc au fil des ans : seul un mental équilibré et un quotidien heureux me permettent d'écrire et de créer. Quand ça va moins bien, quand je suis fatiguée mentalement ou que je suis préoccupée, on dirait qu'il faut que j'économise mes énergies. Et c'est l'écriture qui écope.

En ce moment, je ne rêve que d'une chose : les vacances. Et je prends tous les petits jours de congé qui passent. Et je profite du soleil, de la chaleur, de la verdure ambiante.

J'envie ceux qui sont capables d'écrire malgré tout ce qui peut se passer dans leur vie (Existent-ils, ceux-là? Manifestez-vous!). Dans des cas comme ça, je me dis que c'est une bonne chose, que le pain sur ma table ne dépende pas de mes activités d'écriture.

Et une petite voix intérieure me souffle alors : "Mais, tu ne vivrais sûrement pas ce genre de stress si tu ne travaillais pas à l'extérieur, donc tu n'aurais pas de problème avec ta créativité..."

Ouais. Fichue petite voix intérieure, fichu cerveau... et fichue jauge de créativité! ;)

4 commentaires:

Gen a dit…

Pour ma part, je dirais qu'il y a un état émotionnel qui tue la créativité et c'est justement la pression.

Quand ça va bien, j'écris.

Quand ça va vraiment mal, j'écris.

Mais quand ça va juste un peu mal, mais que je suis plongée dans des préoccupations constantes, oublie ça, je n'arrive plus à écrire.

Cela dit, si cet état se maintient assez longtemps, je me mets à aller vraiment mal et je me remets à écrire! :p

Pierre-Luc Lafrance a dit…

Isabelle, je vis exactement la même chose que toi. J'ai besoin d'équilibre dans ma vie, de mon bonheur tranquille, pour écrire.

Claude Lamarche a dit…

Certes j'écris plus quand je suis tranquille à la maison, en santé et sans trop de stress. Et ''pire'' encore, j'écris plus quand je suis seule ou demande à l'être.

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : Alors mon cerveau fonctionne pas mal comme le tien on dirait! (mais heu, SVP, je ne veux pas être obligée d'attendre que ça aille VRAIMENT mal pour pouvoir reprendre le chemin de l'écrire!!!) ;P

À Pierre-Luc : Pour moi aussi, l'équilibre est primordial. Surtout si on considère, à titre d'auteurs à temps partiel, tout ce qu'il nous faut accomplir ailleurs! (boulot, famille, maison, etc.) On peut bien se permettre de lever le pied de temps en temps! :)

À Claude : Ah ça, bon point : Quand mon horaire ne me permet pas d'écrire et que je me sens coincée, c'est généralement là que j'ai le plus envie de me sauver quelque part pour écrire en paix... ;)