7 avril 2014

Et puis, ça marche ce roman?

Oulàlà! Ça fait longtemps que je ne suis pas passée par ici!

C'est que les projets vont bon train, les copains! Ça n'arrête pas!

Et comme j'ai découvert récemment que moins je passais du temps sur les médias sociaux, plus mes projets d'écriture avançaient (d'accord, j'avoue que le calcul n'était pas trop difficile à faire), bien, j'ai laissé un peu de poussière s'accumuler ici.

Allez, zou, un coup de plumeau, me revoici!

Et aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'une question que je me fais poser souvent ces temps-ci : "Et puis, ton roman, ça marche, tu en vends beaucoup?"

(Note : on parle ici de mon roman jeunesse Malina, mi-sorcière, mi-fée)

Soupir... Les gens sont gentils, mais vous vous doutez bien que ce genre de question ne me vient pas souvent d'amis auteurs, mais plutôt de membres de ma famille et de mon entourage (qui ne connaissent rien au merveilleux monde littéraire!).

En général, ma réponse ressemble à ceci (vous allez voir, c'est une belle réponse politique) : "Ça dépend de comment on voit la chose et quelles sont les attentes de départ. J'en vends un peu de temps en temps, mais je connais le milieu littéraire et je n'ai pas d'attentes démesurées. C'est mon premier roman, je suis hyper contente, je fais les salons et je rencontre plein de beau monde. Pour le reste... bien, comme je n'ai pas vraiment d'attentes, alors oui, ça marche super bien!"

Autre façon de dire, finalement, que je ne deviendrai pas riche avec mon roman, c'est clair, mais je n'écris pas pour devenir célèbre, ni riche. Sinon, je passerais mon temps à vivre plein de frustrations!

Dans un précédent billet, j'ai déjà parlé de la fameuse question "Comment ça paie?", qui me revenait elle aussi à une certaine époque. On dirait que les gens non-auteurs ont du mal à comprendre ce qui peut nous motiver à écrire. C'est  vrai, quoi, c'est un peu fou cette histoire-là, être auteur, se casser la tête pour écrire des histoires (bizarres)... Alors à part l'argent... pourquoi on se donnerait autant de mal? (rire)

Vous savez, moi, j'en ai rêvé, de ce moment où je publierais mon premier roman. J'ai adoré toutes les étapes de mon évolution en tant qu'auteure, tant les nouvelles publiées que les prix, la direction littéraire, le réseau de contact qui s'agrandissait, les rencontres, les lancements, les congrès. Et là, je viens de franchir une nouvelle étape : la participation active aux salons du livre, non pas en visite, mais à titre d'auteure (avec une cocarde dans le cou!).

Je rencontre du monde. Des jeunes, des parents, des auteurs, des gens de diverses appartenances. Que je signe des signets, que j'appose des autocollants sur les mains des petites filles ou que je dédicace un livre, c'est toujours le même plaisir. Ne me demandez pas de mettre un signe de piastre à tout cela!

Moi, dans la vie, je veux voir le positif. Le verre à moitié plein. Et à mon avis, notre perception des choses, c'est surtout une question de choix. Je peux choisir de me lever le matin et d'être frustrée à propos de ma vie, de mon emploi, de tout plein de trucs.

Ou alors, je peux m'organiser pour que ma vie soit agréable au maximum.

Ah, ce n'est pas toujours facile, de voir la vie en rose! Mais moi, ces dernières années, j'ai choisi de focusser là-dessus. De voir le beau et m'accomoder du moins beau. De mettre des efforts à changer ce que je peux changer. Et d'essayer d'être zen pour le reste.

Bref, est-ce que ça marche, ce roman-là? Oui, super bien! Je suis heureuse, je m'épanouis, j'ai plein de projets sur le feu. Je vis (et j'en suis consciente), l'une des plus belles périodes de toute ma vie de femme!

Et heu... plusieurs personnes m'ont dit que ça paraissait, d'ailleurs! D'après les commentaires que j'ai reçus jusqu'ici, il semblerait que je sois... attendez un peu... "rayonnante, magnifique, pleine de vie, splendide, sereine, avec une étincelle dans le regard, passionnée, etc., etc.!") Hihi!

Rien que pour ça, ça vaut des millions de dollars, non? ;)

6 commentaires:

Prospéryne a dit…

En tout cas, au SLTR, tu rayonnais! Et tu as raison, la vie est si courte, vaut mieux se centrer sur le positif! :) Très bonne décision!

Isabelle Lauzon a dit…

Mets-en, que la vie est courte! Pas le temps de la gaspiller en négatif, ou en tout cas, le moins possible! :)

Gen a dit…

En effet, pourquoi mettre un signe de piasse sur tout?

Ah oui : parce que la majorité des gens semblent incapables d'apprécier les trucs intangibles, qui coûtent rien ou presque.

Comme une balade au soleil par une belle journée, un café bu entre amis ou... un salon du livre! :)

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : Bon point... Pour être heureux dans la vie, pas besoin que ça coûte cher!

Ouais, t'es encore jeune, mais tu t'en viens sage! ;)

Hélène a dit…

D'ailleurs, tant qu'à répondre à cette question, il te faut définir c'est quoi "beaucoup" vendre de livre dans le contexte québécois, catégorie de livre etc. C'est une question complexe sans en avoir l'air, pour le néophyte. Alors aussi bien esquiver, en effet, et miser sur l'expérience qui est sans doute inestimable. Je suis tout à fait d'accord, les plus beaux moments n'ont pas de prix!

Isabelle Lauzon a dit…

À Hélène : Il y a aussi un peu de ça! Difficile d'expliquer les réalités du milieu, c'est quoi "vendre assez" ou "vendre beaucoup", ce que ça rapporte pour de vrai (ou nous coûte)... Autant faire une réponse politique, ça fait dépenser moins d'énergie! ;)