1 octobre 2013

Le fil conducteur de l'imagination

Je sais, je suis drôle. Je ne viens pas ici pendant des semaines et tout à coup, je mets en ligne plusieurs billets de suite!

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de ce fameux fil conducteur de l'imagination. Et surtout, de la façon dont je m'y prends pour retrouver mes idées après avoir laissé dormir un concept pendant quelques semaines, mois, voire années. Parce qu'après tout ce temps, on oublie, c'est bien normal! En tout cas, moi j'oublie, mais c'est peut-être l'âge... ;)

Comme je l'ai déjà expliqué ici, j'ai pris l'habitude de noter mes concepts au fur et à mesure. Parce que j'ai trop d'idées pour pouvoir les écrire tout de suite. Je range ensuite mes notes dans des pochettes individuelles.

(Note : J'ai déjà parlé ici et  ici de cette méthode, sous un thème que j'affectionne particulièrement : les fameuses Méthodes de travail (voir dans la section libellés, à gauche).)

Au fil du temps, j'ai tellement accumulé de pochettes qu'il m'a fallu instaurer un système de classement, avec une liste pour m'y retrouver! Il y en a plus de cent, je ne les compte plus.

C'est bien beau tout ça, mais qu'arrive-t-il lorsque je me décide enfin à prendre l'une de ces pochettes et à écrire l'histoire pour de bon? Comment retrouver mes idées, l'esprit dans lequel j'étais lorsque j'ai noté ce concept? Les petits éléments en apparence anodins, qui n'ont pas été pris en note, mais sont néanmoins essentiels pour me remettre en tête les émotions que j'ai éprouvées en imaginant cette histoire (bien souvent suite à un rêve qui, comme on le sait, sont souvent très générateurs d'émotions)?

Alors voilà, le fameux truc que j'ai développé au cours des derniers mois (qui n'a rien de sorcier, mais fallait y penser) : C'est d'écrire d'où me vient mon inspiration première pour le concept.

Ce peut être une scène de film, un tout petit passage parfois, une image qui m'est restée en tête et a mijoté durant la nuit, pour me donner ensuite un rêve (partiel ou digne d'un film entier, ça dépend!).

Par exemple, un personnage du film Le Hobbit m'a particulièrement marquée, à tel point que toute une histoire complète est née la nuit suivant le visionnement. Rien qui ait rapport avec l'oeuvre de Tokien, juste le personnage mis dans un tout autre contexte. Je n'ai qu'à me remémorer ce personnage pour retrouver l'émotion derrière mon concept. Même si je n'écris pas cette histoire avant longtemps, je n'aurai qu'à visionner à nouveau le film. Ça va me revenir, je le sais.

Ah! Ce fil conducteur de l'imagination! Parfois, je m'étonne de ce que mon cerveau peut inventer à partir de quelques éléments éparpillés, qu'il regroupe d'une drôle de manière. Vous n'avez pas idée de tout ce qui dort dans mes pochettes!

Je n'en ai pas écrit le quart. Je n'en ai pas soumis le dixième. Mon processus est lent, j'ai besoin de laisser mijoter, d'y revenir, de laisser dormir, d'explorer...

Je ne suis pas pressée, je veux prendre le temps de bien faire les choses. De comprendre ce que je fais, où je m'en vais avec mes skis. Peu à peu, je m'améliore. Mes projets sortent plus vite et j'ose davantage les soumettre. Et davantage sont acceptés en cours de route. Que c'est merveilleux, d'évoluer!

Ne me reste plus qu'à trouver encore plus de temps pour pouvoir les écrire, ces fameux concepts qui dorment dans mes pochettes!

2 commentaires:

Hélène a dit…

C'est vrai qu'il m'est souvent arrivé d'oublier d'où me venait une inspiration, et ça paraissait au bout du compte. Il fallait que je revienne aux sources pour comprendre ce qui clochait dans ces textes. En tout cas, tu m'encourages parce que je suis tellement lente que je me demande souvent si je vais arriver à quelque chose un jour! Chacun son rythme.

Isabelle Lauzon a dit…

À Hélène : Chacun son rythme, ouaip! Surtout quand on a des enfants... :)