19 mai 2013

Ne jetez rien!

Depuis que j’utilise l’Échafaudage d’Eric Gauthier (ou plutôt, ma version personnelle basée sur le système de l’Échafaudage), je ne détruis plus aucun fichier.

Avant, je ne savais pas trop où classer mes anciennes versions et, bien souvent, j'enregistrais par-dessus (horreur!!!). Je ne consignais pas mes réflexions sur papier ou sur clavier, je me fiais sur ma mémoire pour me les rappeler (ouf!).
 
Bref, plusieurs de mes idées et fichiers périmés se perdaient en cours de route, avec tous les inconvénients que ça peut occasionner. Imaginez-moi un peu, tenter de retrouver le fil après des mois de mise en dormance sur la tablette pour un projet…  

Alors, si jamais j’avais un conseil à vous donner, ce serait celui-ci : Ne jetez rien. Jamais. Conservez tous vos fichiers, toutes vos versions, toutes vos notes et vos idées. Consignez tout, même si c’est tout croche et mal foutu, et trouvez-vous un système de classement adéquat pour vous retrouver dans vos fichiers. Vous y gagnerez au change. (heu... remarquez, je parle de FICHIERS et non pas de notes manuscrites, n'est-ce pas, car sinon vous aurez un problème d'espace physique à la longue!)

Au pire, vous aurez quelques fichiers en trop, mais qu’est-ce que ça peut bien faire? Les ordinateurs d’aujourd’hui sont puissants et ont beaucoup de mémoire. N’oubliez pas de faire vos sauvegardes, surtout! (Regardez donc qui parle! Faudrait que je commence par suivre mes propres conseils...)

Au mieux, vous pourrez revenir en arrière en tout temps, rien ne se perdra jamais!

12 commentaires:

Claude Lamarche a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Claude Lamarche a dit…
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Claude Lamarche a dit…

J'ai deux disques externes, je ne sais plus combien de CD. Si on recule dans le temps, j'ai eu des disquettes 3 1/2 et même des 5 1/4 que j'ai eu la prudence de copier sur des CD. Il y a certains de ces CD qui ne s'ouvrent plus, c'est la faute à Roxio que j'utilisais mal je dirais.

SI on recule encore, j'ai des boîtes de notes manuscrites et tapuscrites, c'est vrai que ça prend de la place. Dernièrement, en faisant le ménage dans le garde-robe de mon bureau, j'ai même trouvé un petit coffret pleins de fiches blanches cartonnées. Celles-ci doivent bien dater des années 1980, j'en ai lu quelques-unes, ça ne me disait strictement rien: de noms, des scènes qui pourraient faire une bonne histoire.

Tu as bien raison: ne rien jeter, même si tout votre entourage jette les hauts cris devant tant d'encombrement et d'achat de disques durs externes!

Luc Dagenais a dit…

Argh ! Isa, mon coeur d’archiviste saigne...

Ne rien jeter n’est pas la solution. La solution est de ne conserver que ce qui est utile ou risque de l’être (ça demande un peu de recul et de réflexion, mais c’est possible, si si !), de jeter le reste et de mettre de l’ordre dans ce que l’on a décidé de conserver. Tout accumuler sur un ordi, des disques durs externes ou des CD ne règle rien.

Si tu gardes tout, tu seras — à moyen ou long terme — confrontée à l’obsolescence des formats de fichiers ainsi que des supports (comme Claude ci-haut) et à l’impossibilité de retrouver quoi que ce soit dans ton capharnaüm informatique.

Just sayin'
:o)

Gen a dit…

Perso, je garde toutes mes anciennes versions d'un projet (je les classe par date, alors c'est facile de voir lesquelles sont plus ou moins anciennes), jusqu'à l'acceptation/publication.

Après publication, je fais un ménage, comme le suggère Luc : si la version publiée diffère beaucoup de "ma" version chouchoute, je garde une copie avant et après dir lit. S'il y a eu des embranchements majeurs dans le projet, je garde également une copie de celle-ci.

Le reste, je bazarde.

Parce que mon expérience d'historienne (qui est pas loin de celle d'un archiviste) montre que trop de matériel, c'est comme pas assez : on s'y retrouve pas plus!

Pat a dit…

Moi je garde tout et... Je finis par perdre des morceaux! Faudrait que quelqu'un m'organise mon ordi un peu...

Isabelle Lauzon a dit…

À ClaudeL : Wow, ça ne doit pas être facile de s'y retrouver! Pour ma part, le ménage des fichiers s'est un peu fait tout seul au fil des années : en changeant d'ordi, il n'y avait plus de lecteur de disquettes, donc j'ai détruit mes anciennes disquettes... Ne reste plus que ce qui est récent! (par contre, je n'écris que depuis environ 8 ans, alors c'est encore facile de m'y retrouver...) :)

À Luc : LOLOL Ne t'en fais pas, pour l'instant, seuls les fichiers en format Word ont survécu! Comme je le disais à ClaudeL, j'ai flushé les anciennes disquettes... Un jour, je ferai sûrement du ménage, mais pour l'instant, je n'ai pas encore besoin, ça rentre très bien sur ma clé USB! ;) (mais je retiens tes bons conseils d'archiviste!) :)

À Gen : Jusqu'ici, j'ai toujours eu assez d'espace pour mes fichiers pour ne pas avoir besoin de faire de ménage. Mais quand viendra le temps où il y en aura trop... Je ferai comme toi, c'est sûr! Pas vraiment utile, une fois que ça a été publié, de tout conserver... :)

À Pat : Que veux-tu, tous les auteurs ne sont pas archivistes ou historiens dans une autre sphere de leur vie... Un ti-peu de bordel, ça n'a jamais fait (trop) de mal à personne! ;)

Carl a dit…

C'est une chose que mes études m'ont appris. Toujours sauvegarder la version suivante sur un nouveau fichier. Par contre, une fois la version finie publier, je ne conserve pas les vieux trucs, sauf ceux qui contenaient des versions vraiment différentes. J'utilise le système de Bernard Werber : Chaque version change de chiffre (001, 002, 003, etc.), mais chaque gros changement dans le texte provoque une variation de lettre (A012, B001, B002, etc.). Je sais pas si tu me suis, mais ça marche super bien. Pour le reste, j'ai un cahier où je note toutes les idées pêle-mêle que je classifie en marge (A, a, B, b, C, c, etc.) selon le genre littéraire et le potentiel de longueur du récit.

Hélène a dit…

C'est un sujet complexe! J'ai des notes manuscrites dans des cahiers et je me rappelle habituellement dans quel cahier j'ai noté telle information. En informatique, je change le nom des versions de texte selon la méthode de rédaction technique/logiciels, ça ressemble à ce que Carl décrit mais juste en chiffres (version 1.0, 1.2 puis 2.0, 2.1 etc). Il faut jeter parfois pour mieux s'y retrouver, revoir de vieilles notes peut être marrant mais d'autres fois trop encombrant. Je note qu'avec la pratique, j'ai moins peur de jeter des premiers jets.

Sébastien Chartrand a dit…

Je garde tout, mais classé... mes notes manuscrites sont triées par catégories dans de petits ziplocs et rangés dans une grande enveloppe jaune où le projet est inscrit.

Les morceaux de Word sont classé par dossiers et sous-dossiers et chaque version est conservée.

Personnellement, je garde absolument tout.

Guillaume Voisine a dit…

Pour ma part, j'utilise un système similaire à celui de Carl: numéro de version (1,2,3) qui réfèrent à des états très généraux du texte, suivi d'un numéro de décimal (1.0,1.1, 1.2) qui se rapporte plus ou moins à l'avancement des parties menant à l'aboutissement d'un état général. PUIS il y a la lettre (1.0a, 1.0b, 1.0c) qui représente une séance de travail. J'ajoute le titre du projet, la date, et hop, c'est classé.

Je garde tout, en format .odt (open source, plus de chance que ça reste lisible à long terme); typiquement, un fichier de texte est plutôt petit, le coût d'archivage est très restreint. Je ne suis pas un auteur assez prolifique pour que ça pose vraiment problème avant un bon gros bout.

Isabelle Lauzon a dit…

À Carl et Guillaume : J'ai essayé d'utiliser cette méthode pour numéroter mes fichiers, mais j'avoue (le rouge aux joues) que je ne suis pas assez disciplinée pour conserver ce système bien longtemps... Alors je m'ouvre un sous-répertoire "PÉRIMÉ", dans lequel je fous toutes mes anciennes versions. Pas trop dur de m'y retrouver si je cherche quelque chose, j'ai juste à classer le tout par date et le tour est joué! De toute façon, en toute honnêteté, il est rare que j'aie à retourner dans d'anciens fichiers, mais on ne sait jamais! Ils existent, ils sont là au cas où... Et au fond, c'est de ça que j'ai besoin, je pense : un sentiment de sécurité... ;)

À Hélène : En fait, je jetais pas mal de trucs au début, c'était ça le problème! Alors là, je préfère tout conserver, mais le classer à un endroit où je peux m'y retrouver facilement. Comme je le disais aux gars, pas de numérotation pour moi (ou alors : v1, v2, v3), je ne suis pas assez disciplinée pour ça! ;)

À Sébastien : Des ziplocs??? Wow, tu gardes vraiment TOUT, toi! LOL Perso, je m'arrange, un moment donné dans le processus, pour transcrire mes notes manuscrites dans un fichier (ou alors, je les numérise). Ainsi, je peux me faire des sauvegardes. À force de travailler chez les pompiers, j'ai développé une certaine paranoïa face au feu et au risque de tout perdre... Là, je pense que tu viens de m'encourager encore plus dans mon vice : Je vais TOUT conserver à l'avenir! Mais... dans des fichiers! ;)