15 mai 2013

Comment débloquer sa créativité

Depuis quelques semaines, j'ai bien du mal à embarquer dans mes projets. Je dis "mes", car lorsque je me rends compte que l'un ne me branche pas, je tombe dans l'autre, mais l'autre ne veut pas non plus...

Après quelques essais et aussi quelques séances de réflexion à propos de mon état d'esprit actuel, je crois avoir compris que la machine à pression s'était encore remise en marche...

Vous savez? Cette machine qui fait que soudain, on se met de la pression pour des idioties? On se met soi-même des limites, des contraintes et des obligations. On doute, on se questionne... Ah? Je suis peut-être la seule à faire ça? (grimace)

L'exercice de l'atelier d'écriture du Congrès Boréal m'a fait du bien. Je n'ai pas performé, mais j'ai bien aimé retrouver cette sensation enivrante face à la contrainte de départ, à la limite de temps imparti, à l'obligation d'aboutir à quelque chose de potable en une toute petite heure... Douter et se questionner à propos du concept, mais ne pas avoir le temps de le changer, avancer, avancer encore et sourire à la fin, quand la boucle a été bouclée. Victoire!

Tiens, avez-vous remarqué? J'utilise les mêmes mots pour parler d'un concept négatif, puis d'un concept positif. Comme quoi, dans la vie, tout est souvent question de la façon dont on prend les choses, et non pas nécessairement de ce qui nous arrive. Ma mère répète souvent cette phrase et elle a bien raison.

Ce midi, j'ai décidé de tenter à nouveau l'expérience, cette fois-ci au bureau. Une heure pile, des contraintes de départ et voilà, il fallait que j'écrive un court texte. Que ça se tienne ou pas, ça devait être terminé à 13 h pile. Peu importe le résultat, l'important, c'était de me laisser aller.

Pour ceux qui me demanderaient ce qu'était ma contrainte de départ, elle se résumait aux mots suivants : science-fiction (le genre de l'histoire), abandon, rencontre, cabane, horloge, étoile.

Voilà, c'est tout. Quelques mots pris au hasard et sans vraiment de lien entre eux. C'était drôlement amusant!

Ce texte ne sera peut-être jamais publié (il faudrait que je commence par le réécrire, ça ne se tient pas vraiment à l'heure actuelle!), mais ce n'est pas grave. L'important, c'est que la machine à création vient de se remettre en marche! Là, j'ai envie de travailler sur mes trucs en cours.

D'abord l'un, puis l'autre, puis les prochains. Je suis capable, j'en suis certaine à présent. Il ne suffisait que d'un petit coup de pouce. Un petit exercice de déblocage de la créativité, qui me prouve que je suis encore capable d'écrire. À condition d'arrêter de freiner moi-même mes élans pour des considérations stupides et sans fondement!

3 commentaires:

ClaudeL a dit…

La dernière phrase dit tout. J'en suis là moi aussi, à remarquer que Gabrielle Roy s'isolait à Petite-Rivière Saint-François, que Michel Tremblay s'isole à Key West que Balzac vivait seul et écrivait la nuit, que... que...

Hélène a dit…

Et moi qui croyais qu'avec ta discipline imposée d'un nombre d'heures par semaine d'écriture, ça réglait une grande partie du problème. C'est bien de jongler d'un projet à l'autre, mais si même ça ne fonctionne pas, vient un temps où il faut juste bûcher. La constellation d'idée, ça t'aide? Bref le thème imposé, ça aussi j'y crois, c'est une excellente idée.

Isabelle Lauzon a dit…

À ClaudeL : Ah! M'isoler... Toute seule dans un shack en bois rond... Toujours ce rêve impossible... Mais ô combien tentant! :)

À Hélène : Bien, ça aide beaucoup, la routine d'écriture, c'est sûr! J'ai plutôt l'impression que je suis dans une mauvaise passe, le "mur de mélasse", comme le dit si bien Elisabeth Vonarburg... Le meilleur remède dans ce temps-là, c'est sûrement d'écrire, écrire, écrire... Jusqu'à ce que le mur de mélasse passe! Ou alors... Prendre une pause et faire autre chose, mais je refuse de baisser les bras, je préfère me battre! :)