27 octobre 2012

Vive les bouledogues!

Avez-vous votre bouledogue personnel? Il vous en faut un, c'est primordial!

Longtemps, j'ai tenté d'implanter un bouledogue dans ma conscience. Échec total. Ma conscience à moi est plutôt un chihuahua qui court partout, jappe après tout ce qui bouge et refuse d'obéir.

Je vous l'ai souvent dit par le passé : je souffre d'éparpillement compulsif dans mes projets littéraires. Ce n'est pas pour rien que j'ai baptisé ce blogue "la plume VOLAGE". Volage parce qu'infidèle et indisciplinée. En amour, je suis d'une fidélité à toute épreuve, oh oui, mais pour ce qui est de l'écriture... Je suis toujours tentée d'aller voir à gauche, à droite, et je saute souvent la clôture.

J'ai maintenant mon bouledogue personnel. Il m'en fallait bien un. Grâce à lui, ou plutôt à elle (car c'est une femelle), j'arrive à terminer mes projets. Je suis en train de travailler sur un tome 2 pour une série et je n'ai pas encore lâché la serviette je ne peux pas lâcher la serviette. Mon bouledogue me l'interdit.

Mon bouledogue, c'est ma grande fille de treize ans et demi (la demie est importante à cet âge-là!). Elle a fait partie de mon comité de lecture pour mon tome 1. Elle a réclamé un épilogue pour mieux clore le roman. Cet épilogue a débouché sur une trilogie. Et si, un jour, ma série est publiée, je lui en serai grandement redevable, j'en suis consciente. Sans elle, je n'aurais pas foncé, je n'aurais pas persévéré, j'en suis persuadée.

Depuis 2 jours, je suis tentée de plonger dans un nouveau projet de roman : la suite de mon histoire débutée chez Radio-Canada... Cette histoire me roule dans la tête depuis bof... un an au moins? J'espère l'écrire. J'ai hâte de l'écrire. Mais il y en a plein d'autres qui m'interpellent aussi. Des projets déjà bien avancés, qui ne demandent qu'un peu de temps et d'amour pour aboutir.

Mais ma petite bouledogue dit : NON! Ou vous pouvez dire niet, nada, peu importe de quelle façon c'est formulé, elle refuse catégoriquement de me laisser me défiler. Elle exige de lire la suite. Elle ne me permettra pas de la laisser en plan, pas après lui avoir fait connaître cet univers. Je dois avancer, je dois terminer ce que j'ai commencé.

Merci, ma belle bouledogue, j'ai compris. Je m'y remets tout de suite. J'écarte de mon esprit tous ces autres projets qui m'agacent avec leurs cris ("Choisis-moi!" "Non, moi!" "À mon tour!").

Je poursuis mes efforts. Je persévère. Quand j'aurai atteint mes objectifs, je pourrai tomber dans autre chose. Là, il est temps que je grandisse et que j'arrête de m'éparpiller, si je veux aboutir quelque part.

Mais, j'y songe... Ma bouledogue me pousse à finir, mais elle-même, ne souffre-t-elle pas d'un syndrome d'éparpillement chronique? Ah, ouais, d'accord, elle n'a que treize ans... et demi... elle a le droit, elle! ;)

Et vous, avez-vous votre bouledogue personnel? En avez-vous besoin? Ou alors, vous avez peut-être des leçons à me donner à propos de la constance et de la persévérance? Ne vous gênez pas, je suis preneure! ;)

4 commentaires:

Isabelle a dit…

Vraiment très drôle, ton billet!! Et je n'ai pas de leçon à donner. Je crois que si tu es arrivée où tu es (petit coup d’œil à ta liste de réalisations, dans la colonne de gauche!), c'est en grande partie grâce à ta persévérance et à ton travail acharné! Tu es un bel exemple pour moi:)

Gen a dit…

Lolol! Oui moi aussi j'ai mes bouledogues : toi et Vincent! :p Entre vous deux, pas moyen de tout envoyer promener! ;)

Isabelle Lauzon a dit…

À Isabelle : Hé! Merci! Et... bienvenue chez moi! :D C'est gentil, mais je suis consciente que je pourrais en avoir accompli bien davantage si je m'étais un peu plus concentrée sur le projet du moment, plutôt que de toujours penser au suivant... Enfin, j'apprends au fil du temps à me connaître et à contrôler mes pulsions! ;)

À Gen : LOL! Dans mon cas, tu peux me déjouer vu que je suis à distance, mais c'est plus difficile avec Vincent... Il le sait, lui, si tu procrastines! Tout comme ma fille, qui me surveille dans ma propre maison... ;)

Pat a dit…

J'ai un chihuahua, ça compte?