5 juillet 2012

Pourquoi pas ceci, pourquoi pas cela?

L'une des pires plaies qui s'attaquent aux auteurs, c'est sûrement ce genre de commentaire, qui provient de leurs proches :

"Pourquoi tu n'écrirais pas du ___ à la place?" (mettre ici le genre de prédilection de cette personne, qui ne correspond généralement pas à votre champ d'intérêt!)

Avec le temps, on apprend à devenir (presque) immunisé contre ce type de commentaire décourageant à l'extrême. On comprend que tous les goûts sont dans la nature... et on évite, la plupart du temps, de présenter certains types d'écrits à certains lecteurs, qui n'apprécieront sûrement pas, parce qu'ils n'aiment pas le genre...

Parfois, en contrepartie, il y a de belles surprises qui nous attendent. Un proche qui ne lit pas ce genre d'écrits d'habitude insiste pour lire notre truc et voilà, il adore! Tant mieux, mais il faut tout de même garder à l'esprit que c'est un proche et que par conséquent, il peut nous mentir pour nous faire plaisir (Hé! Que je suis contrariante, n'est-ce pas! Hihi!)

Tout ceci pour vous parler de ma mère, qui a lu l'un de mes écrits et m'a obstinée (gentiment) sur le fait que l'un des personnages devait absolument ressusciter, car je ne devais selon elle pas le tuer pour de bon...

Certains lecteurs me diront que c'est bien correct ainsi. D'autres réclameront la même chose qu'elle. Et d'autres voudront autre chose...

Soyez assurés que je prends en compte tous les commentaires de ce genre, qui peuvent être très constructifs, surtout si plusieurs lecteurs tendent vers la même direction. Mais ma courte expérience me prouve le contraire... En général, les lecteurs n'ont pas la même opinion du tout! Les écouter tous, ce serait me faire écarteler entre ces diverses options, totalement incompatibles entre elles! De quoi brûler le peu de cervelle en bonne santé qu'il me reste... ;)

Résultat : J'y vais selon ma bonne conscience et ce que je crois être nécessaire pour mon histoire. Quitte à tuer quelques personnages au passage. Quitte à faire crier certains lecteurs de désespoir. Hé! Le désespoir, ça fait tourner les pages, ça aussi... Et puis, qui a dit que je devais TOUJOURS être gentille? Pas moi, pas moi! ;)

Ah! Vive les lecteurs, vive les commentaires... Mais au final, c'est l'auteur qui décide, na!

3 commentaires:

Gen a dit…

Lololol! Écrit par la fille qui me disait que je "pouvais pas" tuer je-dirai-pas-qui ;p

Ah, le commentaire "pourquoi t'écris pas ça, comme Untel, là qui en vend plein"... Il est assez haut dans ma "liste des remarques qui me donnent des envies de meurtre"!

Isabelle Lauzon a dit…

Pwahahahahahahaha!!! Touchée!!! :D

Ouaip, la preuve est faite : on peut tuer même si ça fait de la peine au lecteur... Parce que parfois, c'est juste ainsi que ça doit être. On le sent, on le sait. Et un coup qu'on en est rendu là, il n'y a pas grand lecteur qui va avoir des chances de faire changer d'idée... ;)

Ah non, pas ce fichu commentaire poche! Heureusement, je ne l'entends pas souvent, celui-là. Moi aussi, il m'agace solide. Petit message à l'univers : on écrit ce qu'on a envie d'écrire, ce qui nous fait vibrer, ce qui vient nous chercher... Et pas nécessairement la même chose que le voisin!!! Grrrr!

Isabelle Lauzon a dit…

Et pour paraphraser EV : "Tue-les, mais fais-le bien!" (en remplacement de son fameux "Mens-moi, mais fais-le bien")

On peut tuer qui on veut dans nos histoires... tant que c'est bien fait! Alors affûtons nos couteaux et nos haches, ma chère! LOL!