4 février 2012

Les têtes rousses


Claude Lamarche

Pauvre Claude... Pour abréger ses souffrances (parce qu'elle sait que je suis en train de lire son roman), je mets enfin en ligne mon commentaires à propos de Les têtes rousses, publié chez Vents d'Ouest, dans la collection Azimuts.

L'histoire débute en 1847, à l'époque de la grande famine, en Irlande. Bridget, 19 ans, perd sa mère et se retrouve obligée de prendre soin de son frère et de sa soeur. Forcés d'aller en Amérique, ils traverseront l'Atlantique dans le fond d'une cale d'un bateau-cercueil. Sur le même voilier, un autre Irlandais, Denis Lynch, fuit son pays et son passé. Leurs destins se croiseront, mais saura-t-il venir à bout des blessures du coeur de Bridget?

Avec ce roman, c'est tout un pan de l'émigration irlandaise au Québec qui nous est racontée. Entre autres, la quarantaine à la Grosse-Ile (près de Québec), où bon nombre d'irlandais ont connu une fin atroce, dans la maladie et la douleur. Fait intéressant : Claude s'est largement inspirée de faits vécus, tirés de ses recherches et d'un carnet bleu, un livre généalogique de sa famille, qui lui a été transmis par sa mère.

J'ai visité la Grosse-Ile il y a plusieurs années et je dois dire que j'en ai conservé un intérêt certain pour la tragédie des irlandais. Cet intérêt s'est ravivé à la lecture de Les têtes rousses, où j'ai pu en apprendre davantage sur la réalité que ces gens vivaient en Irlande, leurs souffrances, puis leur intégration dans cette Amérique qui n'a pas nécessairement tenu toutes ses promesses...

De plus, de savoir que les événements décrits dans le roman sont pour la plupart réels, qu'ils s'inspirent des faits vécus par l'ancêtre de Claude, a ajouté une dimension bien particulière au récit.

Nous suivons Bridget sur une longue période, soit de 19 ans à environ 60 ans. Ses premières années sont racontées en détail, tandis que les dernières sont plutôt évoquées, résumées. J'aurais été tentée d'y voir un défaut, mais je comprends que durant ces années, il n'y aurait pas nécessairement eu des événements majeurs à raconter, et le roman aurait pu tirer en longueur. Donc, je crois que c'est un choix très valable.

En somme, j'ai bien apprécié ma lecture. J'ai dévoré ce roman en deux jours et l'expérience fut très agréable.

Et d'un pouce en l'air pour Claude ici! ;)

8 commentaires:

ClaudeL a dit…

Un peu émue que tu prennes du temps sur ton temps de fin de semaine pour publier un billet sur mon roman, je te fais un gros câlin de reconnaissance.

ClaudeL a dit…

Surtout quand on sait que tu aimes l'horreur, tu n'as pas dû en trouver beaucoup dans mon roman, sauf peut-être un tout petit peu quelques morts sur le bateau et celle de Denis à l'usine. J'aurais dû te demander des conseils, tiens!!

Isabelle Lauzon a dit…

Mais de rien, ma chère! En fait, j'ai souvent plus de trous dans mon horaire le week-end que la semaine... Là, j'étais inspirée et j'ai trouvé le moment pour commenter! :)

Alalalalala... Je suis étiquettée "lectrice d'horreur" maintenant? Si tu savais... J'ai lu pour ma part de Harlequin, de Barbara Cartland et de Danielle Steel dans ma vie... Le tout entremêlé de Stephen King, évidemment! Et de Picsou, et de BD érotiques, et d'encyclopédies... LOL!

Chez moi, il n'y avait pas vraiment de censure et je lisais beaucoup, donc j'ai touché un peu à tout ce qui me tombait sous la main. Oui, aujourd'hui, je suis davantage attirée par la littérature de genre (policier, noir, science-fiction, fantastique, fantasy...), mais il y a aussi de la place pour le général! Et la lecture jeunesse, et les romans pour ados... Ça va par périodes, selon mon envie du moment... Je suis une drôle de bibitte, moi! ;)

Hélène a dit…

J'ai ce livre sur ma table de chevet depuis les fêtes et je n'arrive pas à trouver le temps de le lire. Ce n'est pas par manque d'intérêt pourtant! Mais savoir que tu l'as lu si rapidement me rassure.

Isabelle Lauzon a dit…

À Hélène : N'hésite plus, ça se lit tout seul! :)

ClaudeL a dit…

Des fois quand je lis "Ça se lit tout seul", ça raisonne comme: tellement écrit ordinaire, tellement une histoire banale que ça se lit le temps de le dire. Mais on m'a rassurée encore aujourd'hui, ça peut aussi vouloir dire que c'est tellement intéressant qu'on ne veut plus le lâcher et c'est tellement bien écrit que le cerveau ne regimbe nulle part et ça glisse bien.
Alors je prends cette version.

Chantal Moreau a dit…

Isabelle m'en a parlé en bien au bureau cette semaine. Je le lirai donc bientôt.

Isabelle Lauzon a dit…

Aaaahhh! Claude, Claude... toujours à s'interroger sur la signification des mots... Évidemment, je pensais à cette 2e version, voyons! :)

À Chantal : Je crois bien que ce sera tout à fait ton genre! :)