23 janvier 2012

Montréel


Eric Gauthier

Je viens de terminer la lecture de Montréel et je me rends compte qu'il me serait très difficile de résumer ce roman... Parce qu'il est complexe, parce qu'il déborde d'intrigues et de sous-intrigues, parce qu'il y a une foule de personnages.

Tiens, je vais plutôt parler de mon expérience de lecture, qui s'est tout de même échelonnée sur une période d'un mois (certains l'auront peut-être remarqué en regardant l'onglet "lecture en cours", en haut à gauche). C'est pratiquement un record en ce qui me concerne. N'allez pas y voir un manque d'intérêt! Simplement, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette lenteur :

1. La période des Fêtes
2. Un fond de migraine si présent que j'ai dû restreindre mes activités de lecture
3. La complexité de ce roman, justement, qui me donnait envie de faire de pauses, pour reprendre mon souffle, pour mieux apprécier la suite

Avec Montréel, Eric Gauthier réinvente le Montréal d'aujourd'hui à la sauce fantastique. Il revoit aussi certaines période de l'Histoire, y ajoutant ici et là des événements liés au surnaturel. Car à Montréel, le surnaturel, les fantômes, les mages, les illusions, tout cela existe et est même parfois réglementé!

Nous suivons surtout l'histoire de trois individus : Léopold, Clovis et Oscar, mais aussi par épisodes celles de la petite Corinne, de Lucie et de quelques autres. De quoi donner le tournis! Moi qui n'ai pas toujours la mémoire des noms, j'ai été servie!

Le récit est très bien mené et Eric Gauthier, remarquable conteur s'il en est, a un don pour nous décrire un décor. Décrire, dis-je? Il crée toute une ville, un monde en soi, avec ses habitants, ses rues et ses mystères!

Malheureusement, malgré tous ces points positifs, j'ai un petit bémol par rapport à Montréel : je ne me suis attachée à aucun des personnages, si ce n'est peut-être Corinne Lévi, mais cet attachement s'est dissipé à la fin. Je me suis plutôt sentie comme une observatrice, et non pas impliquée directement dans l'histoire. J'ai été intriguée, curieuse et intéressée, mais pas happée, bouleversée ou émue. Mais c'est vraiment un sentiment très personnel... Je ne suis pas sure que ça doive vraiment être considéré comme un défaut du roman. Et si je ne me suis pas attachée aux personnages, le fantôme Clément m'a quant à lui fait frissonner! Brrr!

Montréel est une expérience en soi, une ouverture sur un monde parallèle, où la magie existe, sans qu'elle soit pour autant considérée comme merveilleuse. On la craint plutôt. On la règlemente, on l'étudie, on l'expérimente, parfois sans permission. Si vous avez envie de dépaysement dans une ville qui ressemble drôlement à Montréal, tout en étant à des années lumières de notre chère métropole, tentez donc l'aventure!

Pour un résumé de l'histoire, c'est ici!

4 commentaires:

Gen a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Gen a dit…

Ah, mautadine, c'était donc ça qui m'a chicotée durant ma lecture! Moi non plus je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages.

Cela dit, la ville valait la visite! :)

Pat a dit…

Je l'ai acheté ce week-end. Le nombre de pages m'inquiète...

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : C'est sûr que ça valait la visite! Je suis contente de l'avoir lu, c'est juste que j'avais un petit bémol qui me chicotait à la fin... et j'ai mis le doigt dessus. :S

À Pat : Mais non, tu vas voir, c'est une belle aventure et ce livre vaut le détour! :)