5 décembre 2011

Quand les projets aboutissent

Bon sang! Je me fais de plus en plus absente ici... Quelle piètre blogueuse je fais!

En blogueurs/lecteurs intelligents, vous aurez compris que d'autres tâches/activités/plaisirs/obligations retiennent mon attention.

Des idées de billets, j'en ai plein, mais du temps pour les écrire, j'en ai bien peu. Ajoutons à cela un besoin accru d'attention de la part de mon fiston, des achats de Noël qui n'en finissent plus, du magasinage pour renouveler les garde-robes des membres de la famille, des événements au travail qui ont exigé davantage d'énergie et de mon temps...

Prenez tout ça et vous obtiendrez une Isa en équilibre soigneusement contrôlé, qui balance entre son boulot, son couple, ses enfants, ses chats, sa maison, ses décorations de Noël, l'organisation de la fête de son fils et patati et patata!

Une bonne nouvelle par contre : en grapillant le peu de temps libre qu'il me restait, j'ai réussi à aller au bout de 2 projets d'écriture (des nouvelles) qui me hantaient depuis plusieurs mois (années même). Oui, j'ai réussi à les FINIR!

Note : comprendre ici que je suis allée au bout de mes capacités du moment et qu'un comité de lecteurs aguerris aura tôt fait de déceler les failles dans mes oeuvres, mais bon... J'ai quand même écrit le mot "fin"!

Si je fais le bilan de mon écriture des derniers mois, j'ai réussi à terminer au total 4 projets de cette nature : des projets qui me hantaient, que je n'osais pas laisser suivre leur cours de peur de les gâcher... et que j'ai réussi à mener à bien. Pour moi, il s'agit d'une grosse étape franchie. L'un de ces textes a d'ailleurs été accepté et attend la dernière étape du processus, soit la direction littéraire (celui-là même dont je parlais il y a quelques semaines).

Avec ces 4 nouvelles, j'ai retrouvé ma confiance en mes capacités. Une confiance fragile, teintée encore de scepticisme (on ne se refait pas!), mais je dirais que j'ai appris à faire la part des choses. J'ai surtout compris que :

Perfection = impossible

Travail, retravail et reretravail = possible

Maintenant, je n'ai plus peur de retravailler mes trucs, à l'infini ou presque si je juge que c'est nécessaire. Je n'attends plus le génie de l'oeuvre idéale qui se pond toute seule en une nuit. Je ne fonctionne pas comme ça, c'est tout (si vous fonctionnez comme ça, bénissez tous les dieux de la création et offrez-leur des vierges en sacrifice!).

Donc, j'ai repris confiance. Tellement que j'ai décidé de retomber dans un projet d'envergure, qui m'a longtemps fait peur, mais qui ne m'effraie plus autant : mon projet de série jeunesse.

Je n'en dirai pas plus. Plus j'en parle et moins j'écris. Je me tais. Un jour, peut-être, je réussirai à terminer ce projet. Le parcours sera long et sûrement rempli d'embûches, mais je n'ai plus peur.

Et maintenant, je connais LE truc qui fonctionne bien avec moi : travailler sur plusieurs projets à la fois (2 ou 3). Ainsi, je n'abandonne pas en cours de route. Quand je me lasse, quand j'ai besoin de réfléchir, je travaille sur autre chose et je me laisse le temps. C'est ma façon à moi. On a tous nos manies... ;)

Allez, je retourne à mes moutons! Décembre ne sera décidément pas un mois de tout repos... Mais le long congé s'en vient!

10 commentaires:

Gen a dit…

Une maudite bonne année! :) Bravo ma chère! :)

Le comité de lecture se penche sur tout ça là! ;)

ClaudeL a dit…

Quelle persévérance!

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : T'es forte, hein! T'es rendue un comité de lecture à toi toute seule... LOLOL! :D

L'année 2012 sera certainement celle où ces beaux projets seront soumis aux endroits prévus et connaîtront leur destin... Pouce en l'air, pouce en bas, on verra, mais juste de m'être rendue là, je suis très, très heureuse... :D

À ClaudeL : Persévérance, oui, c'est le mot d'ordre! Et surtout : éviter la facilité. Elle est toujours mauvaise conseillère... :D

jeanbateau a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
jeanbateau a dit…

Bravo dame Isa.
Y a rien comme d'apprendre à se connaître.
Dans mon cas, au contraire de toi, je recherche la facilité car je suis toujours (de moins en moins j'espère) porté à voir les choses (le planificateur-né) plus compliquées qu'elles ne doivent être.
Le mot 'fin' est donc la concrétisation d'une décision très personnelle prise par quelqu'un-e qui arrive à accepter que la perfection n'est pas de ce monde.
En te souhaitant que la sagesse entre parfois plus doucement.
(Message précédent supprimé car, sans être perfectionniste, j'ai corrigé une 'fôte d'ortograffe')

Isabelle Lauzon a dit…

À Jean : Je précise : la facilité SVP dans ma vie quotidienne, dans ma routine, dans mon travail, dans mon couple et ma vie de famille! Pas besoin de se compliquer la vie...

Mais la facilité-synonyme-de-manque-de-fini dans mes écrits, c'est une voie que j'ai déjà empruntée (sans m'en rendre compte à l'époque) et ça ne fonctionne pas. Tu comprends, cette impression que tu pourrais faire mieux, mais que ce que tu as entre les mains "fera sûrement la job"? Non, ce n'est plus suffisant. Je veux aller au bout de moi-même. Donc, chemin difficile. Ou, à tout le moins, moins facile. Ça va avec. Et ce n'est pas nécessairement désagréable... :)

Bien dit, pour ta description du mot "fin"... J'adore! :D

Et merci pour ton voeu... un peu de sagesse à la fois, mais en douceur, plutôt que les grands coups de pelle dans le front... Je vais essayer! Hihi! ;)

Pascale Raud a dit…

Félicitations Isa !!! Voilà une année qui se finit en beauté ;-)

Isabelle Lauzon a dit…

À Pascale : Héhé! Une fin d'année sous le signe de la confiance... C'est l'élément essentiel pour avancer! :D

Pat a dit…

Wow! Je sais pas comment tu fais pour travailler 2-3 projets en même temps.
J'admire ta multifonctionnalité!! ;)

Isabelle Lauzon a dit…

À Pat : En fait, je suis drôlement faite. Un seul projet, c'est beaucoup plus difficile à gérer pour moi. J'ai besoin d'évasion de temps en temps. J'ai un cerveau qui aime s'éparpiller.

Tandis qu'avec 2 ou 3 projets menés de front, mon cerveau se calme, je peux canaliser mes idées. Il n'est pas rare que des idées pour d'autres histoires (ou compléments d'histoires déjà commencées à une autre époque) viennent me hanter. Je prends des notes, et je retourne à mes projets en cours.

Si je ne fais pas ça, c'est l'enfer. Trop, trop d'idées à gérer. Ça doit être ça, la folie... ;)

Un point positif : plus j'écris mes idées et plus mon cerveau se calme. Donc, pas le choix, c'est ma thérapie pour survivre avec mon cerveau cinglé! LOL!