14 décembre 2011

Les petits frissons d'auteurs

Alors là, c'est clair : avec ce billet, je cours sérieusement le risque qu'on me prenne pour une bizarre... Comme si je n'avais pas déjà l'habitude!

Dernièrement, j'ai jasé avec deux auteurs, à des moments différents et dans des lieux différents, d'un sujet bien particulier : les petits frissons d'auteurs. Et tiens, j'ai réalisé que je n'étais pas la seule à frissonner...

Les petits frissons, vous connaissez?

Je ne vous parle pas des frissons de froid, qui nous font grelotter sur place.

Je ne vous parle pas non plus des frissons de malaise qui nous assaillent en traitres lorsqu'on nous parle d'une situation épouvantable.

Ni de ces frissons qui nous parcourent le corps lorsqu'on nous raconte une histoire émouvante.

Ni, surtout pas, des autres frissons, ceux qui viennent avec le plaisir charnel... Hé! Stop! On ne parle pas de ces choses-là ici! ;)

Les frissons d'auteurs, voilà ce que c'est :

Mise en situation : Admettons que je planche sur une histoire et que j'ai un méga bogue. Un passage ne fonctionne pas, je bloque. Je tourne et retourne le problème dans ma tête. Et soudain, clic! La lumière jaillit. Eurêka!!! Un petit frisson frétille sur le devant de mes cuisses et remonte aussitôt, vlip, dans ma nuque. Sensation de plaisir, d'euphorie.

Je l'appelle "mon petit frisson d'extase". Ce genre de petit frisson, ça vous arrive? Il n'y a que dans ma vie d'auteure que ces frissons bien particuliers se manifestent. Et c'est une drogue. J'en veux encore. Quand j'ai mon petit frisson, je sais que je tiens le bon bout, que j'ai trouvé la bonne réponse.

Au moins, je sais que deux autres auteurs de ma connaissance ont ce genre de petit frisson. Et non, je ne donne pas de noms!

Pour certains, la sensation n'est ressentie que dans la nuque. Si quelqu'un a une explication scientifique pour ce phénomène, je suis preneure...

Allez, juste entre nous... en avez-vous, de ces petits frissons? ;)

14 commentaires:

Pat a dit…

Oui.

Et tu as raison. C'est une drogue. Démêler les noeuds de son récit, ça procure une très grande joie.

Quant à savoir où précisément je les ressens... je vais tâcher de porter attention la prochaine fois. Pour la science!

jeanbateau a dit…

vlip?

vlip!!!

Ouais. J'avais pas remarqué que ça faisait vlip.
Assez vlipeux ça.

Mais j'achète.

Pour la musique aussi. Quand on cherche puis on cherche puis ... on trouve enfin la bonne note. Tswing. Même que ça ne s'arrête pas à la nuque. Il y a une onde qui traverse juste sous la calotte.

Un des grands plaisirs de la vie avec ceux dont on ne parle pas ici.

Jouissif.

Gen a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Gen a dit…

Je vais avouer au grand jour être une autre auteure frissonnante! ;) (Moi ça part de la nuque et ça finit dans le cuir chevelu)

Cela dit, je suis aussi parfois une lectrice qui frisonne, quand l'auteur m'en passe une que j'avais pas venu venir et qui pourtant est vraiment ÇA! (Ex : GRRM et la mort d'un personnage à la fin du premier tome...)

Des études ont démontré que ce n'est pas tout le monde chez qui la musique provoque des frissons de plaisir. Il faut une structure cérébrale particulière. Je crois qu'ils ont juste pas encore découvert que c'est la même chose pour les auteurs : on prend aux mots et aux idées un plaisir qui n'est pas et ne peut pas être ressenti par tous.

Luc Dagenais a dit…

Ouaip, moi aussi je suis un frissonneux anonyme... Ça m'arrive pour trois raisons: une idée pour une histoire, de la musique que je découvre et qui est vraiment trippante, et pour des découvertes "historiques" ayant trait à des archives/ documents... 80)

Isabelle Lauzon a dit…

À Pat : En fait, on peut très bien passer à côté des frissons si on n'y porte pas attention... À moi, ça a pris un certain temps à cibler le déclencheur! :)

À Jean : Oui oui, Vlip! Hihi! Hé! Tu marques un point, pour la musique. C'est vrai que les petits frissons sont au rendez-vous là aussi. De la nuque à la calotte, effectivement. C'est tellement intense! Quand on découvre une nouvelle mélodie et qu'elle nous prend aux tripes... C'est trop génial! :D

À Gen : Hein? C'est pas tout le monde qui a des frissons? Je suis un peu triste pour ceux qui ne peuvent pas vivre ça... C'est tellement intense! Alors, je suis une frissonneuse moi aussi... :D

À Luc : Ah ben là! Jamais eu de frissons pour des découvertes historiques, moi... LOL! Faut dire que je n'en ai pas souvent trouvé non plus! :D

En tout cas, bien contente de te compter parmi les "frissonneux anonymes" qui sortent du placard! :D

ClaudeL a dit…

Dis-moi où est le magasin de frissons, que j'aille m'en acheter une douzaine, tout de suite. Fait tellement longtemps que je n'en ai pas eus. Je me contente des touts petits, petits parfois pour un billet de blogue.

Pierre H.Charron a dit…

On part les FA !!!(Frisonneurs anonymes)

Moi je dirais que ca m'arrive quand je trouve ma chute ou des pucnhs dans le récit. ouaip, ca rend vraiment accroc!!

Je dirais aussi que je ressens ce feeling quand je passe des heures, sinon des jours sur mes bugs Informatiques. quand je vois l'application, le script ou la fonction démarrer comme il se doit sans que la criss..oups.. la maudite fenêtre me "pop-up" dans face !!!

Gen a dit…

@Luc : Oh yeah, frisson big time quand on me met des documents historiques dans les mains (genre un roman d'un certain Lescarbot!!!). Frisson aussi quand je faisais du latin et que je tombais enfin sur la bonne traduction (on le sait dans ce temps-là, parce que le latin antique, c'est comme une mécanique : quand c'est ÇA, ça tombe en place tout seul).

@Isa : Eh non, c'est pas tout le monde qui frissonne à cause de musique. (Moi, la musique me fait rien de précis). Alors je suppose que les mots ne font pas cet effet-là à tout le monde non plus.

Luc Dagenais a dit…

@Gen: Hihihi! ;oD T'es la re-bienvenue pour une 2e visite quand tu veux.

Isabelle Lauzon a dit…

À ClaudeL : Ouf! Plus de petits frissons? Dommage... Non, je ne connais pas de magasin où on en vend... Si tu en as déjà eu, des frissons comme ça, ça veut dire que ton cerveau est calibré pour! Donc... un peu de découverte, d'émerveillement peut-être? Ce qui est plate, avec les petits frissons, c'est qu'on ne peut pas les commander : la spontanéité est leur mot d'ordre... :)

À Pierre : Finalement, les petits frissons, c'est une question d'émotion forte! Frissonner à cause d'un bogue informatique qui a été réglé... OK... Ça non plus, ça ne m'est jamais arrivé... LOL!

À Gen : Héhé! T'es allée faire ta visite avec Luc, si je comprends bien! Frissonner pour du latin, OK, j'aurai bien tout lu ici... LOL! Mais pas de frissons pour la musique? Wow, ça me surprend. Moi, la musique est une source de frissons incomparable... :)

À Luc : Je pense que tu as fait le bonheur de notre Gen, là! ;)

jeanbateau a dit…

frisson : du latin frictio (friction) ou frigeo (avoir froid).
frissona
frissona
frissonam
frissonae
frissonae
frissona

frissonae
frissonae
frissonas
frissonarum
frissonis
frissonis

Voilà pour la déclinaison du frisson en latin!!!!

Carl a dit…

Personnellement, je n'ai pas remarqué de frisson (ou je m'y suis habitué?). Par contre, je sais que, quand ke "pogne de quoi", c'est-à-dire quand je trouve un punch, un dénouement à mon ficelage ou une surprise, je tombe sur un "high" semblable à celui qu'on ressent sur le LSD. Des fois, ça peut durer deux ou trois jours (pas le LSD, mais le "high" d'écriture. Je dors peu, je suis excité et j'ai le goût et le besoin d'écrire autant qu'un lapin a le goût de... ah, c'est vrai, on ne parle pas de ça sur le blogue d'Isa. Je vais continuer ma réflexion sur mon blogue ;-P
Quand j'aurai le temps :-/

Isabelle Lauzon a dit…

À Jean : Hihi! T'es fou! Prendre le temps de chercher tout ça... LOL! :D

À Carl : Ouf! Je commençais à me dire "Ayoye, il va pas parler de ÇA ici..." Ouf! Heureusement, tu t'es censuré à temps... LOL! Je comprends pour le "high", ça me fait ça à moi aussi. Par contre, en général, le high ne me dure qu'une journée, et le lendemain, j'ai un méchant down pour compenser... (parce que je me mets à avoir plein de doutes!). En tout cas, si tu poursuis ta réflexion avec du ÇA chez toi, j'irai faire un tour... ;)