4 septembre 2011

Ça y est, on repart!

C'est drôle, j'ai vraiment l'impression que les derniers mois demeureront dans ma mémoire comme une période clé réservée à l'apprentissage.

Je n'ai pas soumis beaucoup de textes, mais j'ai écrit, j'ai lu. J'ai retravaillé certains textes, beaucoup plus longtemps et patiemment que je l'avais fait jusqu'ici. J'ai appris à voir mes points faibles. J'ai compris la faiblesse de certains concepts que j'avais élaborés. Bref, la liste de mes acquis serait longue!

Durant la dernière semaine, j'ai réalisé que j'avais franchi le mur. Le mur des complexes, de l'insécurité, du manque de confiance en soi. Face à l'écriture, j'entends!

Je viens d'apprendre que l'un de mes textes avait été retenu. On me propose de débuter un travail avec la direction littéraire, ce que je me suis bien sûr empressée de faire. Je donnerai plus de détails à ce propos lorsque j'aurai fait mon bout de chemin et que ce texte aura officiellement été finalisé et approuvé.

Je suis aussi retombée dans deux histoires qui traînaient dans mes tiroirs. J'ai enfin compris comment les mener à terme! On dirait que des lumières se sont allumées dans mon esprit dernièrement. Pourquoi? Il y a plusieurs raisons : l'atelier d'Elisabeth Vonarburg, bien sûr. Puis Gen, qui m'a énormément apporté au cours des derniers mois. Et pour finir, le livre Écriture, de Stephen King, a bouclé la boucle.

Non, je n'atteindrai jamais la perfection. Depuis que j'ai accepté cet état de fait (cette semaine, je dirais, alors c'est assez récent), je suis moins complexée. Il y aura toujours quelque part un lecteur ou une dir litt qui trouvera à y redire. Et c'est normal, car il est impossible d'obtenir un concensus. On ne peut pas plaire à tout le monde!

Je mettrai sous peu la dernière touche à ma nouvelle de l'atelier, qui m'a donné un peu de fil à retordre au cours des dernières semaines. Un travail très formateur je dirais. Après, je la soumettrai. Ça me fera un bien énorme, je crois, parce que ça fait bien longtemps que je n'ai rien soumis. Trop longtemps, me dirait Gen... ;)

Après des mois en mode "pause", j'ai vraiment l'impression que c'est reparti. L'adrénaline de la rédaction, de la réécriture et de la soumission. Des refus? J'en ai déjà reçu et je n'en suis pas morte.

Je ne viserai plus la perfection, non. Je ferai de mon mieux et je foncerai. De temps en temps, ça fonctionnera et le reste du temps, ça ne marchera pas. C'est comme ça, écrire. Le succès n'est pas toujours au rendez-vous, mais la passion, l'évolution, le sentiment d'accomplissement, ça oui! Et c'est à ça qu'il faut carburer!

12 commentaires:

ClaudeL a dit…

Ça doit être ça la persévérance. Je vais relire souventes fois ce billet pour m'encourager à croire que c'est encore et toujours possible.

Pierre H.Charron a dit…

"Je ferai de mon mieux et je foncerai." C'est tout dit Isabelle. C'est l'essentiel.

ET bien hâte d'avoir des nouvelles de ce texte retenu.

Alors, allez, retourne ..carburer :)

Pat a dit…

«la passion, l'évolution, le sentiment d'accomplissement, ça oui! Et c'est à ça qu'il faut carburer!»

Bien dit :)

Isabelle Simard a dit…

Mamie me disait souvent que tout ce qui vaut la peine d'être fait ne se fait pas en criant :«lapin!». Je la crois.
Continue Isabelle, tu es championne!

Gen a dit…

Je te fais une ovation debout ma belle! :)

Ce qui s'ouvre à toi, c'est juste le début d'un parcours qui s'avérera superbe, j'en suis sûre! :)

Et pour ce qui est de l'aide... aux arts martiaux, on dit que le prof apprend toujours autant que son élève. Entre nous c'est d'autant plus vrai qu'on est tour à tour le prof et l'élève. :)

Isabelle Lauzon a dit…

À ClaudeL : Bien sûr que c'est toujours et encore possible, voyons! Quand j'arrêterai d'y croire, ce sera le temps de m'enterrer je pense... ;)

À Pierre : Pfft! Ben, je t'en donnerai des nouvelles si tu me dis où tu as soumis ton manuscrit, hein! Hihi! Pas moyen de te faire parler... Cachotier, va! ;)

À Pat : Je me répète, mais c'est comme ça que je fonctionne. Quand je me mets à penser marketing, plus rien ne va. Je fais ce que je fais, ça marche ou pas, et je vais au bout de ma passion. Le reste... ben, c'est pas la priorité!

À Isabelle : Sages paroles! Hihi! Je ne choisis pas souvent le chemin court, moi... Mais c'est souvent dans les chemins les plus tortueux qu'on apprend le plus! :)

À Gen : LOL! Allez, on fait la vague avec ça! Aaaahhh! Si je ne me retenais pas, je repartirais dans mes moments d'émotions sur le "une chance qu'on s'a"... Je m'en viens sentimentale en vieillissant, moi! :D

jeanbateau a dit…

Merci dame Isa
Je l'ai pris comme une suggestion et suis allé le chercher à la biblio cet pm. Écriture de Stephen King. Quel conteur ce gars-là! J'ai bien hâte de poursuivre.
Jean

Isabelle Lauzon a dit…

À Jean : Et d'un converti, un! ;) Stephen King a été mon auteur fétiche pendant bien longtemps... À une certaine époque, je lisais tous ses romans avec délectation! Dans Écriture, il nous dévoile tout un pan de sa vie... Oui, quel conteur, quel écrivain! Ce bouquin fera définitivement partie de mes incontournables, à relire une fois de temps en temps...

Anonyme a dit…

Bravo Isabelle, et je partage la réflexion d'Isabelle Simard, mes parents me disaient souvent cette phrase et celle-ci "tout vient à point à qui sait attendre". Et je note le livre de Stephen King dans ma liste à lire.
Caro

Isabelle Lauzon a dit…

À Caro : Dans le milieu de l'écriture, il faut savoir cultiver sa patience. Des fois, les délais sont longs, mais on finit toujours par aboutir quelque part! Et pour King : tu ne seras pas déçue! :)

jeanbateau a dit…

Quand j'ai visité le musée de Alexander Graham Bell à Baddeck en Nouvelle-Écosse, je me suis dit : quand je vais être grand, je vais être inventeur.

Je viens de terminer la lecture de Écriture de Stephen King et je me dis : quand je vais être grand, je vais être écrivain.

Hihi! L'un n'empêche pas l'autre.

Isabelle Lauzon a dit…

À Jean : Hihi! Bien dit! Mais tu sais, être écrivain, ça permet d'exercer tous les métiers possibles : tueur en série, vendeur itinérant, vétérinaire... La seule limite, c'est ton imagination! :)