31 août 2011

Une bonne chose de réglée!

Ça y est, c'est réglé. La Rentrée Scolaire, je veux dire. Avec des majuscules s'il-vous-plaît, oui, c'est voulu.

J'ai juste le goût de pousser un gros soupir et de m'écraser sur mon divan, de manger une tonne de chips au ketchup et de finir ça avec une Mirage (la barre de chocolat). Mais non, je ne tomberai pas dans l'excès, voyons. C'est juste pour vous illustrer mon sentiment du moment.

J'aime autant vous avertir : vous allez y avoir droit. Au compte rendu de mes déboires des derniers jours, je veux dire. Ben oui, je suis consciente que pour pas mal de monde - surtout ceux qui n'ont pas d'enfants - c'est plate, d'entendre (ou de lire) une mère parler de la rentrée scolaire. Désolée pour ceux que ça ennuie. Vous pouvez changer de blogue, je ne vous en voudrai pas.

Pour les autres qui sont encore là (s'il en reste), je considère que vous êtes pour la plupart avertis, majeurs et vaccinés. Donc, on part ça tout de suite :

Vendredi dernier et week-end

Cocotte mange un morceau de chocolat et son appareil orthodontique (une espèce de machin qui passe à travers son palais et passe sur le devant et le derrière de ses dents, le tout rattaché par des ressorts) se brise. Elle choisit d'attendre au lundi pour le faire réparer, car le service d'urgence (à Laval) ne lui dit rien du tout. Gros week-end pour elle, douleur à la joue et aux gencives (je le sais, elle s'est plaint tout le week-end, pauvre Cocotte!).

Stress modéré pour Cocotte, qui me pose une dizaine de questions sur les étapes à venir. Ce n'est pas nouveau, elle m'a parlé de ses appréhensions tout l'été. Coco, quant à lui, profite du temps qu'il lui reste à jouer à la Wii en paix, aucun stress visible.


Lundi

2 h 30 de files d'attente à l'école de Cocotte (avec Coco qui est obligé de suivre). L'entrée au secondaire, ce n'est pas rien! Horaire, photo, paiement, transport scolaire, fiche santé, manuels à récupérer, attribution du casier, etc., etc.

Grosse déception pour Cocotte : elle n'a pas obtenu l'option art dramatique, mais plutôt l'option musique Stage band... Ouais, avec son machin dans la bouche et ses broches nouvellement installées, on n'est pas sortis de l'auberge! D'accord, il y a le clavier, la batterie et la guitare électrique. Cocotte espère pouvoir jouer de la batterie. Elle se console. On demande quand même un changement d'option, au cas où une place se libèrerait en art dramatique.

Côté casier, gros bogue : les casiers sont minuscules (sérieusement, c'est vraiment pathétique) et il y a eu un surplus d'inscriptions pour les secondaire 1, donc ils mettent 2 élèves par casier... Quoi? Je vous jure, ça n'avait aucun bon sens.

Dès qu'on sort de l'école, je rejoins l'orthodontiste et j'obtiens un rendez-vous pour... tout de suite. On descend tous les trois là-bas. Ils se mettent à 3 pour comprendre ce qui est arrivé avec l'appareil de Cocotte. Ce n'est pas normal. Ça n'aurait pas dû arriver. Ah! D'accord, c'est un problème de fabrication, la faute incombe au manufacturier (mettons...). Pas le temps d'enlever ça aujourd'hui, donc ils retirent le plus urgent et je dois revenir demain.

Je passe à la papeterie et j'achète une tablette supplémentaire pour le casier de Cocotte. Sans ça, son compagnon/sa compagne de casier ne pourra pas mettre ses livres. Et je ne parle même pas des manteaux ni des bottes cet hiver... Retour à l'école, nous installons ça. Ah! Nous allons manger au resto aussi. Ça détend l'atmosphère mettons.

Nous revenons à la maison à 14 h 30, brûlés morts. Wii illimitée pour Coco, lecture illimitée pour Cocotte et Sim's 2 pour moi. Un moment donné, il y a toujours bien des limites! Chéri nous surprend ainsi en arrivant. Non, le souper n'est pas prêt... Heureusement, Chéri a un instinct de survie très développé et il m'assure que ce n'est vraiment pas un problème... ;)

Ah! Et je passe le reste de la soirée à répondre à une centaine de questions de ma Cocotte, à écouter ses angoisses et à extrapoler sur la suite des événements à venir...


Mardi

Grasse matinée pour moi, Coco et Cocotte. Re-questionnements de Cocotte et gros stress. Coco, toujours aussi insouciant, s'amuse sur la Wii. Dernier sursis avant la rentrée...

En après-midi, Cocotte s'en va souffrir chez l'orthodontiste. Enlever son gros machin (finalement, on ne retire que le haut) n'est pas une mince affaire. On refait le moulage... 2 fois, parce que la 1ere, la technicienne a fait une erreur... (grrrr!) Bonne nouvelle : dans 2 semaines, on posera le nouveau machin et cette fois-ci, mille excuses pour le dérangement, l'orthodontiste sera très accommodant pour le rendez-vous... Youppi!


Mercredi

Ah! Là, Cocotte est stressée! Je lui répète encore toutes les étapes. Je revois mon horaire à moi, qui est assez rock'n'roll. Je dois accompagner mon fils à son école, écouter la présentation et l'aider à trouver son professeur. Ensuite, je dois embarquer dans mon char et rouler sur les chapeaux de roues vers l'école de ma fille (qui a pris l'autobus). Présentation à son école à elle aussi. Ensuite, je dois revenir à l'école de mon fils à 10 h 45. Il doit sortir dehors et moi, je dois l'attendre sur le bord de la clôture. Heureusement, tout se déroule très bien. Je cours un peu, mais j'arrive à temps partout.

Malheur à moi, autoflagellation : j'ai complètement oublié que j'avais inscrit Coco au service de garde pour cette journée, au cas où (hé! c'était en juin dernier, faut laisser une chance à ma mémoire!). Donc, quand Coco veut sortir, l'éducatrice le retient et l'empêche de me rejoindre. Il essaie de s'expliquer et pleure. Et moi, la dinde, je l'attends dehors. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne qui sorte. Je me renseigne à gauche et à droite et je finis par trouver mon Coco. Pauvre pitou, je lui ai fait vivre bien des inquiétudes! Bon, jusqu'ici, il n'avait pas vécu de stress, alors fallait bien que je m'arrange pour qu'il soit à égalité avec sa soeur... :p

En passant, bonne nouvelle : Cocotte fait partie de ceux qui finalement, n'auront pas à partager leur casier! Un dieu ou un ange, quelque part, a dû décider que ce serait une bonne idée de lui donner une pause!

Voilà, la rentrée est réglée. J'ai hâte que Cocotte arrive de l'école et qu'elle me raconte sa journée. Ils leur donnaient de la pizza ce midi. Ils sont chanceux, les enfants d'aujourd'hui, on n'avait pas ça dans mon temps! (mon dieu, on dirait que j'ai 100 ans quand je dis ça...). Coco a eu droit au spectacle d'un band ce matin. L'un des guitariste a cassé une des cordes de sa guitare à la première chanson, c'était drôle de le voir se débrouiller avec les 5 autres cordes... Chapeau!

Et là, de ce pas, je m'en vais à la pizzéria. Pour me faire pardonner, j'ai dit à Coco qu'il pouvait choisir le menu du dîner. Je ne m'attendais pas à du brocoli, disons! :D

Si vous n'avez pas d'enfants et que vous êtes découragé par ce billet, dites-vous que la rentrée, ça n'arrive qu'une fois par année (heureusement!). La plupart du temps, c'est pas mal plus agréable que ça! Moins compliqué aussi...

Et vive le retour de la routine!

16 commentaires:

ClaudeL a dit…

Je n'ai pas d'enfants, mais tout lu quand même. J'ai toujours aimé les "histoires" entourant l'école. Si tu penses que tu as 100 ans, imagine moi!
Quand j'étais enfant, nos parents ne nous accompagnaient qu'à la maternelle et parfois la première journée de la première année.
Quand j'étais prof, en secondaire 1, j'ai vu mon premier parent... au premier bulletin, en novembre!
Ouais... si je comprends bien, tes vacances commencent, hihi!

Isabelle Lauzon a dit…

À ClaudeL : Aaaahh! Au moins 1 personne aura lu ce billet! Je me disais qu'au pire, je l'aurais écrit pour me souvenir de cette journée mémorable... ;)

"Dans mon temps", personne ne nous déroulait le tapis rouge à l'entrée de l'école (c'est même pas une blague, il y avait un tapis rouge à l'école de mon fils!!!). On s'arrangeait avec nos troubles, on se débrouillait, on cherchait et on finissait par trouver. Les jeunes d'aujourd'hui sont chanceux, on les tient par la main. Et longtemps à part ça.

Chanceux? Je ne sais pas. Peut-être qu'on devenait débrouillards plus vite "dans mon temps"...

En tout cas, oui, mes vacances commencent pour de vrai! OK, il me reste 2 jours pour en profiter au max... :D

Elisabeth a dit…

Je t'ai lu aussi! Ne serait-ce que pour confirmer que je ne suis pas la seule à être bien contente que ce soit terminé! ;)

Bonne fin de vacances! :)

Gen a dit…

Quand j'étais au primaire, les parents nous escortaient jusque dans la cour d'école la première journée et avaient le temps de serrer la main de la prof avant d'aller travailler.

Au secondaire, le jour où on allait chercher nos livres, on pouvait ensuite, comme ta fille, reprérer nos casiers avec l'aide de nos parents (et oui, les cases étaient déjà minuscules).

Mais ces histoires de présentation et de gros show pour la rentrée... wow... j'vais dire comme toi, je sais pas si c'est de la chance ou s'ils vont pas en souffrir un peu plus tard.

Entk, ce genre de billet pourrait faire office de moyen de contraception pour les adolescentes! lolololololol!

Isabelle a dit…

Ça ressemble beaucoup à chez nous, l'appareil d'orthodontie en moins! Ça, c'était il y a deux ans.
Le stress de mon plus jeune (5ieme), cette année, était de savoir s'il pourrait avoir le dernier banc dans l'autobus! LE banc tant convoité par les plus vieux. Mon plus vieux (sec. 4), lui, ne semblait vivre aucun stress et rigolait en voyait sa soeur (sec 1) friser l'hystérie lorsqu'on est allé faire l'inscription.Je ne voudrais pas créer de polémique, mais on dirait que le stress c'est féminin!
De mon côté, je suis contente que la routine reprenne, à une exception près: LES LUNCHS!!!
Bonne rentrée!

Isabelle Simard a dit…

Ah! Demain matin la rentrée... Grande commence sa première année. C'est Papa qui ira car Maman travaille demain. Mais, bon, Maman se tapera le retour à la maison avec le stop au service de garde et le stop au CPE. Et là, je sent que Grande fera aller sa «verbomotricité» à 100 km/h. Il faudra aussi faire le souper et signer le million de papier pour le lendemain. Papa est en «shut down» et fait 2 heures de surtemps par jour, alors... demain je ne m'attends pas à le voir avant 18h-18h30.

Isabelle Lauzon a dit…

Ah merde (s'cusez les gros mots...) : J'avais presque terminé de répondre à tout le monde et mon ordi a planté... OK, je recommence! (mais un à la fois cette fois-ci, on ne m'y reprendra pas, hein!)

Isabelle Lauzon a dit…

À Elisabeth : C'est quelque chose, hein, la rentrée? Tout ce magasinage avant : vêtements, souliers, articles scolaires... Tous ces papiers à scruter à la loupe pour être certains de ne rien oublier, tous ces articles à identifier... Et quand c'est fini, tous les parents du pays poussent en même temps un gros "ouf"! :D

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : Ouais, ben toi, c'est clair, tu fais partie de la génération d'après... Dans mon temps, on en demandait pas mal moins aux parents et un ti-peu plus aux enfants... Pas de journée d'intégration au secondaire, pas de parents à l'école. On arrivait avec notre bardas, on se faisait affecter un casier et dès le 1er cours, on travaillait. Personne ne nous faisait une gentille visite des locaux. Ben non! On se perdait (imagine à quel point moi, la sans-GPS-intégré, j'ai pu me perdre dans une petite école!) et puis on finissait par se retrouver. Personne ne nous tenait par la main et ce n'était peut-être pas nécessairement plus mal...

LOLOL pour le moyen de contraception!!! :D :D En tout cas, laisse-moi te dire une affaire : il y a quelques clauses qui n'étaient pas inscrire dans mon contrat pré-conception-d'enfant, j'en suis pas mal certaine! Me semble qu'on ne m'a pas tout dit avant que je plonge. Ou peut-être que si, mais je n'écoutais pas il faut croire! ;)

Isabelle Lauzon a dit…

À Isabelle (1) : J'avoue que je suis d'accord avec toi : le stress et l'anxiété, ça me semble davantage l'apanage des filles... Du côté de l'hystérie, en tout cas. Les gars intériorisent pas mal plus je pense. Et ça ne change pas en vieillissant! Je demeure encore et toujours l'hystérique et mon chum, le pilier tranquille pour qui rien ne semble vraiment grave... C'est décidé, dans ma prochaine vie, ma commande est passée : JE VEUX ÊTRE UN HOMME!!! :D

Isabelle Lauzon a dit…

À Isabelle S. : Ah là! Tu peux être sure qu'il y aura plein de paperasse à remplir au cours des prochains jours! Des documents à lire aussi, et des articles à acheter (parce que la vendeuse de la papeterie ne t'aura pas fait acheter la bonne chose ou parce que le prof aura oublié de l'indiquer sur la liste). C'est comme ça à chaque année : la rentrée n'est vraiment terminée qu'à la fin septembre! Soit, au moment où il faut commencer à penser à l'hiver, aux bottes, aux manteaux... À Noël qui s'en vient... Hihi! Mon dieu que je ne suis pas encourageante, hein! :D

Gen a dit…

@Isabelle : Nos journées d'intégration se faisaient avant le début des classes par contre. Alors nous aussi les cours commençaient au jour 1. (Et à part pour mon casieur que je savais retrouver, je peux-tu te dire que mon meilleur ami a été pendant des mois le plan imprimé à la fin de mon agenda? Surtout que j'étais dans une polyvalente avec 1500 élèves!!!!)

T'aurais dû me voir la face quand on m'a expliqué, l'année où j'ai enseigné, que la première semaine fallait y aller molo côté matière et pas donner de devoirs... :S

Chantal Moreau a dit…

Ce que tu racontes n'est-ce pas le lot de toutes les mamans? En effet, nos histoires se ressemblent pas mal toutes... Quelqu'un m'a dit un jour que ca passait. On peut nous dire quand? :) J'ai aimé lire ce billet par lequel tu as réussi à me transmettre une émotion: du stress. C'est vraiment bon ca; je suis donc vraiment entrée dans ton histoire à plein! Ne lâche pas Isa. Et si c'est vraiment trop, reviens au bureau te reposer, hi hi hi!

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : Wow! Un plan dans l'agenda? On n'avait pas ça nous autres... Moi aussi, c'était une école d'environ 1 500 élèves. Ça débordait dans la café mettons! ;) Ouais, les choses changent avec les années, mais je ne suis pas sure que de tenir la main ainsi à nos enfants, ça va vraiment leur donner un plus dans la vie...

Isabelle Lauzon a dit…

À Chantal : Effectivement, on vit pas mal toutes la même chose, année après année, à quelques variantes près! Ah oui? Ça va finir par passer? Là, tu me décourages un peu, avec tes fils au Cegep, je me disais que tu en avais fini avec tout ça... ;)

LOL! OK, si ça ne passe pas, je reviendrai au bureau... mardi prochain! :D

jeanbateau a dit…

Allo
La rentrée vu de l'autre bout de la lorgnette.
Ma douce qui reprend le collier en 3ième année encore. 2 jours de 'bénévolat' de ma part encore pour placer la classe (changement de local). Un seul concierge même pas à plein temps. L'école est pleine, reste 5 places et aucun local de rangement. Le prof d'anglais est installé dans un coin de la salle (à manger) des profs. On est pas prêts mais ils arrivent. Sauf pour 1 ou 2 zoufs qui y sont allés plusieurs fois pendant l'été placer leur classe. Les autres ont l'air de quoi? Bel exemple.
Bon, les 25 (maximum permis) arrivent dans un local trop petit, mal aéré (1 des 2 fenêtres ne s'ouvre pas et la ventilation est coupée la nuit par mesure d'économie. Pas de climatisation évidemment) avec des pupitres brisés, mal ajustés. Le prof doit ajuster les pupitres avec ses propres outils (ou les miens) balayer le soir, faire 3 surveillances par jour, planifier sur l'heure du lunch et ... attendre au soir pour aller au petit coin car on ne peut laisser une classe sans surveillance jamais.
10 filles, 15 gars. 10 "cas" en tout. Une journée complète juste pour sortir l'agenda et y inscrire quelque chose. Et les quelques 'pas problématiques' qui s'ennuient et finissent par être tannants à force de pas savoir quoi faire pendant qu'on attend les 'problématiques" et les têtes fortes.
Et le prof qui arrive le soir crevé et découragé de n'avoir encore 'rien réussi à faire' et les parents rarement contents et parfois vraiment pas contents et le service de garde qui utilise le local le soir et le laisse bordélique.
Mais la joie intrinsèque pour le prof de retrouver les enfants qui lui manquaient. Pas eu le temps encore de vraiment retrouver les collègues. Et déjà les plans d'intervention, les accompagnatrices pour les gros cas, les enfants qui ne savent pas quel autobus prendre, etc.
Ouf! Une fin de semaine de 3 jours! Et ce n'est qu'un début.