12 juillet 2011

L'après atelier court

J'ai déjà parlé de la journée de samedi dans mon précédent billet. Le dimanche, maintenant :

Nous sommes tous arrivés dans un état semi-comateux à l'atelier. Le café étant proscrit dans mon cas (problèmes d'estomac), j'ai dû me contenter de mes sempiternelles bouteilles d'eau... et je me suis enfilée deux Advil derrière la cravate. Voilà, j'étais prête à reprendre le clavier.

Hop! Déjà, une contrainte : une phrase complexe qui devrait... terminer notre texte! De mon côté, ce fut le meilleur exercice du week-end. Ça a coulé plus facilement et nous avons eu une heure pour le produire, celui-là, donc c'était beaucoup plus facile! (pour les autres, le délai était toujours d'une demi-heure)

Tout le monde a lu les textes des autres (une constante dans l'atelier), quelques commentaires d'Elisabeth, de précieux conseils et hop! une autre contrainte : Une autre phrase, qui devait cette fois-ci débuter notre texte. Là, la phrase était plus vague et donnait place à beaucoup d'interprétations. Étonnemment, ce fut plus difficile. Mon ancienne prof d'ateliers avait bien raison : plus la consigne de départ est complexe, meilleurs sont les textes (parce qu'il faut se casser la tête!).

Et pour finir, dernière contrainte : décrire une action qui se situait dans un décor. Là, j'ai vraiment eu beaucoup de mal à démarrer. Plus la consigne est vague, moins mon imaginaire s'amorce facilement. Enfin, j'ai pondu quelque chose... Il ne faut jamais bloquer devant un écran vide! J'en ai profité pour lancer les gars sur une fausse piste, c'était rigolo. (je dis les gars, parce que l'histoire se passait sur une plage entre deux filles enlacées et en sueur... coquine Isa!)



Bilan


Si je fais le bilan de cet atelier court, je me rends compte qu'en seulement deux jours, j'ai intégré une foule de concepts qui, jusqu'ici, me semblaient très flous. Les différents types de narrateurs, par exemple. En les utilisant, en lisant les productions des autres, j'ai mieux assimilé la théorie apprise dans le livre d'Elisabeth (Comment écrire des histoires).

Voir comment les autres participants (les anciens surtout) arrivaient à produire des textes d'une aussi grande qualité (vu le délai très restreint)... Ouf! C'était à la fois étonnant et inspirant. Un but à atteindre, en ce qui me concerne.

Le truc de la nébuleuse pour stimuler l'imaginaire avant de plonger dans le vif de l'écriture, je me l'approprierai, c'est certain. (pour les non-initiés : en gros, on se fait une liste de mots qui s'apparentent au contexte, des mots qui nous viennent à l'esprit - une sorte de champ lexical, pour ceux qui sont habitués au jargon universitaire. Et là, l'imaginaire s'emballe et nous tenons notre histoire!).

Mon constat : Je bloque trop sur des considérations futiles : le désir de performer, de donner un texte de qualité tout de suite. Je manque de confiance, je ne me laisse pas suffisamment aller, je me juge trop sévèrement (plus sévèrement qu'Elisabeth, ce qui n'est pas peu dire! Hihi!). D'ici le prochain atelier, je tâcherai de corriger ça.

Certains ont produit des textes tellement hilarants! Je garderai un souvenir impérissable de toutes les blagues qui ont roulé durant le week-end, de ces taquineries de groupe, jamais méchantes, dans un ton bon enfant. Nous étions en confiance, nous étions entre nous, pauvres victimes des "tortures" imaginées par Elisabeth... ;)

Ouf! D'accord, c'est certain, j'y retourne l'an prochain!

Et pour ceux qui espèrent lire ici le compte rendu de ma sublime nuit avec Gen... Je ne vous laisserai pas languir plus longuement.

VOUS NE LE SAUREZ JAMAIS!

Mouahaha! Ce qui s'est passé dans cette chambre d'hôtel restera dans cette chambre d'hôtel... N'est-ce pas, Gen? ;)

5 commentaires:

Gen a dit…

Oui, oui, définitivement. Si les gens savaient que j'ai passé une bonne demi-heure à m'extasier devant les photos de tes enfants, ma réputation serait finie...

Oups! ;p

jeanbateau a dit…

"Deux filles enlacées et en sueur" bon, bon. Et une nuit dans la chambre à regarder des photos d'enfants!!!! Homo-pédo-histérico-insomnio-SF. Une nouvelle sous-catégorie dans la grande famille de l'humour évidemment!
"à m'extasier" qu'elle rajoute!!!

Puisqu'on ne sait pas, faut bien laisser aller son imagination!

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : Flûte! Tu viens de détruire notre réputation à toutes les deux! Ça fait tellement "féminin", ça... Mouahahahaha!!! (pour les autres : il s'agit d'un running gag de l'atelier, ne portez pas attention! Hihi!)

À Jean : Ah! Vous, les hommes, il n'y a jamais de problème à faire travailler votre imagination dans ce type de situation, hein! ;)

jeanbateau a dit…

Dames Isa Gen

Mon imagination travaille toujours. Elle tourne sans cesse. Pour écrire c'est fort utile. Mais, torpinouche, c'est pas toujours reposant pour ma douce entre autres. Même pas pour moi. Mais je m'amuse (autant que ma muse). Voyez, ça repart. En fait, ça n'arrête jamais.
Au plaisir de vous lire.

Isabelle Lauzon a dit…

À Jean : Bienvenue au club! Ça n'arrête jamais, les idées, ça roule dans nos petites têtes... Je l'ai toujours dit : la fibre "auteur", c'est une forme de maladie mentale... ;)