22 juin 2011

Qui peut répondre à Jean?

Allo tout le monde! Oui, je sais, je me fais rare par ici... Désolée, je n'ouvre pratiquement pas mon ordinateur ces jours-ci.

En fait, MES ordinateurs!

Vous savez, mon vieux monstre du sous-sol, qui plante une fois sur deux? Je dois me rappeler de ne plus jamais brancher quoi que ce soit dans le port USB de gauche, sinon il s'éteint aussitôt...

Mon gros portable? Lui, il est sur le respirateur artificiel à l'heure actuelle. Il refuse de démarrer. Possiblement le disque dur selon certains. Va falloir que je trouve le temps de m'en occuper, pauvre petit! Je pourrais en profiter pour faire vérifier pourquoi la fonction "copier/coller" refuse de fonctionner sur cet ordinateur...

Mon mini? Il va bien, heureusement! Bon, la touche "publier" dans Blogger refuse toujours de fonctionner, mais à part ça, tout baigne...

Bon, trève de plaignardises à propos de mes ordis. Comment faisions-nous dans l'ancien temps pour survivre sans ça, je vous le demande!

Jean Bateau m'a posé une question il y a quelques jours et je suis un peu embêtée. J'ai ma vision à moi sur la question, mais peut-être pourrez-vous lui apporter vous-mêmes vos lumières afin qu'il y voie plus clair...

Voici sa question (désolée pour le délai Jean!) :

"Je suis sur le point de terminer un roman et je vais devoir solliciter un éditeur.
Je fais quoi?
Vous les experts-es, je fais quoi dans cette jungle?
Merci et à+
Jean"


Bon, moi, je commencerais par transmettre à Jean deux phrases que j'ai reçues comme un cadeau lors du dernier Congrès Boréal, et qui ont été prononcées par Francine Pelletier :

"Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage"
"Le temps joue en votre faveur"


En clair, ça veut dire qu'il faut apprendre à se tempérer et... attendre. Attendre d'avoir bien retravaillé notre oeuvre... plutôt que de se précipiter sur l'envoi de manuscrits à tous vents. Je l'ai déjà fait et je dois dire que ça n'a absolument pas porté fruit. Et après coup, j'ai compris pourquoi!

On pense toujours qu'on est prêt, mais il y a d'autres étapes à franchir. Après l'écriture, vient la réécriture. Le comité de lecture est un atout considérable dans une telle situation. Le repos sur la tablette (Francine Pelletier préconisait un bon 5 mois de repos, puis un retravail solide) est aussi une excellente option.

Prendre du recul, faire lire à d'autres... J'oublie quelque chose?

Et après, le magasinage des éditeurs. Bon, ça, je n'ai pas beaucoup de conseils à donner. Peut-être : lire ce que les maisons d'édition font pour trouver quelques niches possibles? Très important à cette étape de bien cibler...

À combien de maisons envoie-t-on un manuscrit pour commencer? Il faut s'attendre à quel genre de délai?

À vous la parole! Et moi, je prendrai des notes au passage... ;)

12 commentaires:

Gen a dit…

Mon expérience personnelle est la suivante : tu écris ton premier roman.

Puis tu le mets dans un tiroir et tu écris un deuxième roman.

Puis tu relis ton premier roman. (Ok, dans mon expérience, ce fut : il est nul, tu le jettes et tu écris un troisième roman, mais bon, y'en a qui sont bons ;). Tu le retravailles et tu l'envoie à 3 ou 4 maisons d'édition bien choisies.

Puis tu écris un autre roman. Tu relis le précédent. Tu le retravailles. Tu l'envoie. Si tout va bien, tu reçois les réponses pour le premier. Tu écris un autre roman, tu relis celui d'avant, etc...

En temps normal, j'ai 3 projets qui roulent : 1 qui repose en attendant d'être relu, 1 en écriture et 1 envoyé aux maisons d'édition.

Sauf ces temps-ci où je me suis fait pogner "les culottes à terre" : je n'en ai plus en attente, tout est parti quelque part! Alors je vous laisse : faut que je produise du neuf! ;)

jeanbateau a dit…

Allo tout le monde

Merci dame Isa pour ce bon geste de relancer ma question.
Merci des conseils Isa et Gen.
Mais j'en suis rendu là. 3ième roman (aucun publié), 5 ans que je le fais mariner/retravaille/fait mariner. Il me reste encore un peu (un peu) de travail à faire dessus et il est prêt.
Mais je ne connais rien au monde de l'édition.
Un agent littéraire? Aucune idée. Et il y a tellement d'éditeurs. Un éditeur québécois, un international, viser haut, viser local, je n'ai que des ???????
C'est un thriller psychologique pour y mettre une étiquette. Et ça ne fait pas québécois niveau cegep.
Il y a un tas de bouquins que j'ai lu en me disant : "si 'ça' a été publié, le mien devrait sûrement l'être". Mais il me faut des contacts, plus d'info.
Merci
Jean

Gen a dit…

@Jean: Bienvenue dans le club des "si ça a été publié, le mien devrait l'être" ;)

Pour les agents littéraires : ça n'existe pas au Québec. C'est toi vs l'éditeur! :p

Pour les contacts, le mieux est de se déplacer dans les salons du livre, de rencontrer les éditeurs, de tenter de leur parler de ton projet 5 minutes (max, chronomètre en main : j'suis ptêt dans la file derrière toi! ;) et de voir s'ils sont intéressés. Avec un peu de chance (et beaucoup de talent pour te vendre), ils te donneront une adresse particulière où envoyer ton manuscrit.

Mais avant ça, tu as des recherches à faire : quelles maisons d'édition publie des livres dans le style du tien? ou pour le même public? c'est à celles-là que tu dois t'adresser. Cherche leurs coordonnées sur Internet, promène-toi dans leurs catalogues, lis leur politique éditoriale. Tu peux toujours communiquer avec certains de leurs auteurs pour voir comment ils ont réussi à se faire publier là. Ils pourront ptêt te donner des trucs.

Bonne chance!

jeanbateau a dit…

Bonjour Gen, bonjour Isa

Merci Gen pour tous ces conseils. Je vais donc commencer à me familiariser avec ce monde tout nouveau pour moi : l'édition. Et si jamais tu es derrière moi dans la file, je te laisse passer.
Je suis ouvert aux conseils de toutes et de tous.
Encore merci, je vous tiens au courant.
Jean

Isabelle Lauzon a dit…

Merci Gen pour tes conseils! :D

Jean, j'oubliais un truc important : soigne ta présentation! Je ne parle pas ici de tes vêtements et de ton allure (quoique c'est aussi d'une importance capitale quand tu vas rencontrer des gens dans des événements, hein!). Non, je te parle de la mise en page de ton document. Certaines maisons d'édition rejette d'office des manuscrits si leur mise en page ne convient pas à leur politique... Et il faut les comprendre : leurs lecteurs travaillent très, très fort, alors il ne faut pas leur user les yeux sur des caractères ou des interlignes durs à lire!

Alors maximise tes chances! Certains éditeurs, sur leur site internet, précisent leurs attentes au niveau de la mise en page. Le minimum de respect à leur démontrer, c'est de se conformer à ces attentes. Sinon, tu peux aller voir sur le site de Solaris (la revue), il y a là une belle recette de mise en page qui me sert généralement de base pour mes projets. Très bien fait.

Allez, bonne chance! :D

jeanbateau a dit…

Eh eh!
Merci dame Isa. Je serai chic and swell.
Bonne journée.
Jean

Pat a dit…

D'excellents conseils.

J'ai souvent tendance à trop m'emballer quand je termine un projet.

Mais je me suis discipliné depuis.

Isabelle Lauzon a dit…

À Jean : Hihi! C'est sûr que ça va aider! :D

À Pat : Bien, ça ne fait pas longtemps que j'ai appris à attendre un peu avant de soumettre... En fait, pas besoin d'attendre beaucoup : dès le lendemain d'une séance d'écriture, quand l'euphorie tombe, je me félicite immanquablement de ne rien avoir envoyé... ;) Faut pas écouter notre enthousiasme! Oui, discipline, discipline... :D

jeanbateau a dit…

Allo
Discipline bien sûr.
Alors je vais. Oui, je vais encore et encore.
Mais vient un temps, non? Réponse, oui. Vient un temps où il faut faire le pas.
Et un agent littéraire? Ça mange quoi à part une bonne part des $?
Bonne journée pluvieuse
et bonne St-Jean à toutes et à tous. (Je parle comme un politicien!!!)

Lucille a dit…

Salut Isa, J'aurais du lire ta chronique avant d'écrire la mienne ! Tu réponds, en gros, à l'ensemble de mes interrogations, avec l'amable participation de Gen.

Une question demeure obscure pour moi: le-dit manuscrit, quand il est prêt à être envoyé, tu l'envoie à combien de maison d'édition? Et tu l'envoie "en même temps" à ces maisons d'édition ou "l'une après l'autre" ?

Merci d'éclairer mes lanternes et Bonne St-Jean !

Isabelle Lauzon a dit…

À Jean : Oui, vient un temps où il faut plonger! Alors si tu te sens prêt, plonge! :D

À Lucille : Pour ce qui est du nombre de maisons à qui envoyer notre manuscrit, je n'ai pas la science infuse, mais voici mon idée à moi :

- Les nouvelles : 1 seul éditeur à la fois. Le délai est moins long. Et ça évite de se retrouver avec 2 revues qui veulent publier notre texte, un peu embarrassant (certains blogueurs l'ont vécu...)

- Un roman : Je ne l'ai pas fait encore, mais je dirais qu'entre 2 et 4 maisons, c'est bien. En ciblant bien, en faisant des recherches avant. L'erreur selon moi, ce serait d'envoyer ça partout, sans discernement. Et après, quand tu reçois des commentaires pour l'améliorer (et que c'est refusé partout), tu fais quoi? Tu l'envoies où? Je pense qu'on est mieux de cibler nos meilleures options en partant, mais de se garder d'autres avenues au cas où ça ne fonctionnerait pas. Mais pour le roman, je ne crois pas qu'on doive se contenter d'une seule maison à la fois : bien trop long! Certains ne donnent une réponse que 1 an après, même plus!

Mais d'autres auront sûrement une tout autre réponse que moi à te donner! :)

Lucille a dit…

Merci Isa ! Judicieux conseils ;o)