3 avril 2011

On n'est pas auteur juste quand on écrit!

J'ai remarqué un truc dernièrement : Écrire, ça m'a chamboulé le cerveau. Moi, je trouve que c'est pour le mieux, mais je vous laisse juger par vous-mêmes!

L'écriture m'a ouvert l'esprit. Je suis de plus en plus attentive aux anecdotes de la vie courante, aux paysages, aux détails techniques. J'analyse beaucoup plus les gens de mon entourage, à la recherche de leurs motivations, des raisons qui les poussent à agir d'une certaine manière plutôt qu'une autre. Je me découvre un besoin de creuser plus loin, de voir ce qu'il y a derrière la surface des choses.

Même lorsque je n'écris pas, même lorsque je n'ai pas d'idée précise en tête, je suis toujours à l'affût.

Je n'étais pas comme ça avant. Comme beaucoup de gens, je me laissais couler dans le quotidien du métro-boulot-dodo, sans me poser de questions.

Tandis que maintenant, mon esprit s'ouvre davantage. Tiens, je suis moins portée à juger les gens, je tente plutôt de comprendre et d'accepter leur différence. Nous sommes tous différents de toute façon! Et les gens différents, ça donne de super inspirations pour des personnages d'histoires... ;)

C'est drôle, mais je crois que cette nouvelle attitude est directement liée au fait que j'écris. Ça doit être parce que je suis en quête d'informations, d'inspirations pour mes prochains textes, que j'emmagasine des données qui pourront éventuellement me servir. C'est ça, ou bien c'est la vieillesse qui commence à faire des siennes! :D

D'après moi, on ne peut pas être auteur juste lorsqu'on écrit. On l'est dans tous les moments de notre quotidien, dans tout ce qu'on fait. Et de temps en temps, l'illumination jaillit. Ce peut être à l'épicerie, en voiture, pendant qu'on observe un enfant jouer au parc... On est un auteur en dormance ou bien en action, mais être auteur, ça ne se vit pas juste quand on tape à l'ordinateur ou qu'on brandit notre stylo. Ça se vit à chaque minute de notre vie, même la nuit!

Dites-moi, est-ce que c'est la même chose pour vous? Rassurez-moi, je ne suis pas une extraterrestre, hein? Des fois, je me pose la question...

Peu importe, je remercie l'écriture de m'avoir dévoilé ce monde dont je n'avais pas réellement conscience avant, de m'avoir ouvert toutes ces portes.

Un jour, peut-être, on m'enfermera dans une cellule capitonnée, qui sait? :D Mais d'ici là, je compte bien continuer de m'amuser comme une petite folle!

8 commentaires:

Gen a dit…

J'ai tendance moi aussi à essayer de deviner les motivations des gens autour de moi, à me mettre à leur place, à essayer de voir la situation de leur point de vue...Ça m'aide souvent à aplanir les tensions interpersonnelles.

J'avais jamais fait le lien entre ça et mon travail d'écrivain, mais je pense que tu as raison et que les deux sont liés! :)

On est toujours en train d'écrire dans notre tête après tout!

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : Fais-toi en pas, je viens juste de découvrir que ça avait peut-être rapport avec mon volet "auteure"! Mets-en, qu'on est toujours en train d'écrire dans notre tête! De quoi virer fou!!! :D

Audrey a dit…

Je suis tellement d'accord, on est auteure tout le temps, ça fait parti de nous, quoi qu'on fasse. Bon j'avoue que parfois j'aimerais bien avoir un bouton pause parce que mon imagination s'emballe à des moments assez inopportuns mais bon ça fait des belles anecdotes à raconter après !

Lucille a dit…

Maintenant que tu le dis, je vis ça aussi ! Je scrute les choses et les gens, j'essaie de le décrire d'une façon plus poussée, je regarde les choses, l'environnement différememnt. Je me surprends à regarder les maison et tenter d'y inventer l'histoire qui se déroule à l'intérieur. Mon cerveau est toujours en mode création. J'adore ! Je suis moins portée vers le négativisme et ça enjolive mon univers.

Isabelle Lauzon a dit…

À Audrey : Si jamais tu réussis à t'acheter un bouton pause, commande-moi en un à moi aussi! Seigneur que c'est pas toujours reposant d'avoir toutes ces idées en tête tout le temps! :D

À Lucille : C'est vrai ça, que cette ouverture d'esprit nous éloigne du négativisme! Quand notre cerveau est occupé à comprendre le pourquoi et à imaginer le reste, on n'a pas le temps de ruminer et de ressasser nos bibittes, hein! :D

Anonyme a dit…

Bonjour Isabelle
Oui j'avais écrit un beau message pour toi qui a disparu en cliquant sur le bouton "publier un message" ci-bas.

Je confirme. Il n'y a pas de bouton on-off sur un cerveau. On peut passer sa vie à "off" (métro-boulot-dodo comme tu dis) ou à "on". C'est moins reposant, mais tellement plus intéressant. Quelque soit le moyen (l'oeil du photographe ou comme tu dis : "l'écriture m'a ouvert l'esprit) on peut "être à l'affût". Essayer de comprendre cette curieuse de vie, les différences. Je crois que l'on se connaît qu'en se reconnaissant (ou non) à travers les autres. Une fois qu'on a commencé ça ... y a pas de fin.
Alors je te lève mon chapeau. Et on devient bon dans ce que l'on pratique. Écrire, observer, etc. Cela a un effet de rétroaction sur soi et mène parfois vers la transcendance, vers une conscience supérieure, vers ... non, non pas vers une chambre matelassée, à moins qu'on nous y autorise un ordi bien sûr!
Bonne journée, bonne inspiration, bonne plume.

jeanbateau a dit…

Vérification du précédent message
JB

OK ça semble fonctionner maintenant.

Isabelle Lauzon a dit…

À Jean/Anonyme : Bon, je vois que tu as réglé ton problème avec Blogger! Wow! Tu as toi-même atteint un certain niveau de transcendance! Non, ce n'est pas reposant, un cerveau d'auteur, mais une fois qu'on y a goûté, on ne peut plus s'arrêter! :D