14 mars 2011

Tiens, on dirait que je m'assagis!

Je suis contente, j'ai l'impression (l'espoir?) que mon syndrôme de l'éparpillement compulsif commence à se résorber, là!

Depuis quelques mois, je sors beaucoup moins. Je n'ai pas assisté aux dernières soirées de contes, ni aux rencontres de Jean Fugère. La semaine prochaine, il y aura la dictée de la Francofête, et je ne crois pas que j'irai. Je n'ai assisté à aucun des cours de cuisine santé de la session en cours...

Pourquoi? Par manque d'intérêt, tout simplement. Par essoufflement aussi. À une certaine époque, je participais à tout ce qui passait. Conférences, lancements, soirées de contes, rencontres d'auteurs, et j'en passe. Je m'amusais comme une petite folle! Bon, pas toujours, il y avait des soirées moins intéressantes que d'autres, mais j'y trouvais habituellement mon compte.
Après toutes ces sorties, je peux dire que ces expériences m'ont été très profitables et que je ne regrette rien. Par contre, je n'ai plus ce besoin d'agitation et de découverte à tout prix en moi. Je suis davantage sélective. Je n'assiste plus à tout et n'importe quoi, je choisis ce qui me convient le mieux, je centralise plus mes activités autour de la littérature. Et le reste du temps, je le passe avec ma petite famille, ou devant mon écran d'ordinateur, à écrire.

Certaines activités ont toutefois retenu mon attention dernièrement :

Le lancement de Sylvie, à Laval, vendredi dernier : une super sortie! La rencontre des blogueurs : Pierre (et sa Chantal), Sylvie (évidemment!), Lucille, Audrey, Patrice, Richard... La gang, j'ai eu énormément de plaisir à échanger avec vous! Que de discussions enrichissantes sur nos projets, nos aspirations, nos déboires et même, sur des volets plus personnels de nos vies respectives! Malheureusement, ma fragile constitution étant ce qu'elle est (soupir!), je suis partie trop tôt à mon goût... brûlée morte, les pieds en compote (vais-je un jour comprendre que les bottes à talons moyennement hauts, ce n'est pas pour moi?) et triste de ne pas avoir eu le temps d'avoir la dédicace de Sylvie, qui était vraiment débordée de tous les côtés ce soir là! Pas grave, au moins j'ai l'Impasse et j'ai eu le plaisir de donner mes bisous à l'auteure, alors c'est bien correct comme ça!

Conférence sur la gestion du stress : Une activité gratuite à Blainville. Il y a toujours une série de conférences, la plupart ne me rejoignent pas vraiment (décoration, alimentation, voyages...), mais là, ce sujet hautement d'actualité dans ma vie m'a interpellée. J'y ai énormément appris sur les causes du stress, et sur les moyens pour éviter qu'ils minent notre vie. J'ai compris qu'il appartient à chacun de nous d'apprendre à changer nos idées face aux situations qui surviennent, parce que ces idées ont un impact direct sur nos émotions qui elles, causent le stress. Déjà, il faut comprendre qu'un même événement ne créera pas les mêmes idées et émotions chez tout le monde, que nous avons chacun notre façon de réagir aux événements et que ça, ça peut se modifier. Une soirée riche en révélations et en trucs : respiration abdominale, truc de l'élastique (qu'on claque sur son poignet, ouch! mais efficace!), relaxation.

Prochaine sortie prévue : Le Congrès Boréal, en mai. Pour le reste, j'y vais selon mon intérêt du moment. Si ça ne m'inspire pas, je passe mon tour et je consacre mon temps et mon énergie à un meilleur usage. Les sorties, c'est bien, mais la modération a bien meilleur goût!

7 commentaires:

jeanbateau a dit…

Bravo m'dame.
Canaliser ses énergies ç'est productif.
S'éparpiller ça peut être distrayant. Tout est dans la gestion de la démesure (d'aucun dirait l'équilibre!).
Dans les années '70 au Québec, un grand nombre de gens concentraient leurs énergies en bénévolat au nouveau Parti Québécois. Au lieu de donner simplement des $, on donnait beaucoup de temps. C'était des activités saines, sociales, à la mode, on s'impliquait au lieu de se compliquer la vie et de perdre son temps. C'est vrai qu'il n'y avait pas internet ni d'ordis personnels et que la tv n'offrait pas beaucoup de postes. Une époque.
De nos jours les possibilités sont infinies. Il faut faire un choix. Il faut gérer sa vie. On en a non seulement la possibilité, mais l'obligation.
En '70 je n'aurais peut-être (pas certain) rencontré qu'une Isabelle avec qui jaser de quelque chose comme l'écriture. Aujourd'hui, je peux 'rencontrer' des tonnes d'Isabelle simultanément pour jaser d'écriture aussi bien que de tout et de rien. Les possibilités sont infinies ou presque. Le temps manque que c'est pas long.
Faut donc gérer, choisir. La beauté de la chose c'est que 'Isabelle' est toujours unique, vraie, intéressante tout en étant quand même virtuelle (pour moi). Je suis tellement content de vivre cette époque d'effervescence et surtout d'internet. Une chance que je n'ai pas trop tendance à m'éparpiller. Je ne crois pas m'assagir pour autant. Disons que c'est une certaine 'maturation'.
Bonne journée.
Merci d'être là.

Lucille a dit…

Ce fut un plaisir de te rencontrer. Repose-toi bien et surtout écoute ce que te dis ton corps (particulièrement pour les bottes à talons moyennement hauts ;o)

Audrey a dit…

Ce fut tout un plaisir de discuter avec toi (et ton chum et toi m'avez même redonné confiance en l'amour qui dure !) A renouveller assurément ! :-)

Sylvie a dit…

Je lis vos commentaires sur le plaisir que vous avez eu, vendredi et j'ai deux réactions : très, très contente et ... jalouse ! Je veux un lancement où je serai invitée pour que je puisse moi aussi placoter avec vous autres !!! Alors, au travail, les copains (dit la fille qui veut le beurre et l'argent du beurre). MDR
Je suis vraiment désolée pour la dédicace. Comme tu habites dans le coin, si tu veux, on se donne rendez-vous et je te signe ça avec plaisir. ;)

Chantal Moreau a dit…

Bon bien ca veut dire que je ne te verrai pas à la conférence sur l'alimentation de ce soir? Blague...

Je te félicite pour cette décision que tu prends et qui est sage. Qui sait, peut-être nous permettra-t'elle de lire ton roman plus tôt? Bonne continuation.

Gen a dit…

Coudonc, je regrette d'avoir manqué ce lancement-là!

Mais moi aussi j'essaie de limiter mon éparpillement et commencer par me restreindre aux activités proches de chez moi (et donc moins bouffe-temps) ça en fait partie!

Isabelle Lauzon a dit…

À Jean : Merci à toi d'être là aussi pour participer à tous ces beaux échanges virtuels! Oui, la vie d'aujourd'hui est folle et remplie de possibilités. Je voudrais tout faire en même temps, mais ce n'est pas possible, alors je me résigne à choisir, à sélectionner ce qui représente, à mes yeux, le meilleur pour moi... La "maturation", c'est bien, hein! :D

À Lucille : Ce fut un énorme plaisir pour moi aussi! Pour les talons... je croyais avoir appris la leçon, moi... Le confort avant la beauté... Un petit regain d'orgueil il faut croire! Mais j'ai payé pour, ne t'inquiète pas, je serai plus sage à l'avenir! :D

À Audrey : J'ai beaucoup aimé jaser avec toi! Et pas juste d'écriture... Dommage que géographiquement parlant, les conditions soient contre nous! Mais bon, je suis assurée de te voir chaque année au SLM pour un bout, alors... :D

À Sylvie : Héhé! Des fois, je me demande qui a le plus de fun là-dedans : les visiteurs ou la personne qui fait son lancement? J'aurais aimé avoir l'occasion de te parler un peu plus, mais il y avait tellement de monde, et tout le monde voulait sa part de Sylvie! Hé! Super suggestion, ça! Ce serait cool de se donner rendez-vous dans le coin! On planifie ça hors des ondes, OK? :D

À Chantal : Pfft! Non, pas de conférence sur l'alimentation pour moi! Déjà que j'ai l'inscription au secondaire de ma fille mercredi, notre réunion pour le Relais pour la vie jeudi... et mon chum aurait possiblement une sortie vendredi. Grosse semaine! :D Effectivement, je crois que si je réussis à demeurer à la maison un peu, il a pas mal plus de chances de sortir plus vite, mon roman! :D

À Gen : C'est pas pour t'écoeurer, là, mais oui, t'as manqué quelque chose... Hihi! Je suis pas fine, hein! :D Un moment donné, faut se rendre à l'évidence, on ne peut pas participer à tout. Faut faire des choix, c'est vital!