3 mars 2011

La musique, cette muse

Le récent billet de Dominic Bellavance m'a fait découvrir une nouvelle méthode pour la caractérisation de mes personnages. Je suis tellement enthousiaste que je vais l'appliquer dès maintenant à mon histoire de sorciers! Si vous vous souvenez bien, j'ai dit hier que mon personnage principal me donnait du fil à retordre... Héhé! Il n'arrive rien pour rien dans la vie, alors merci Dominic!

À mon tour, j'ai envie de partager une méthode de travail qui m'aide beaucoup ces temps-ci : la musique.

Oui, je sais, tous les auteurs ou presque utilisent la musique pour les inspirer en cours d'écriture. Pour ma part, je l'utilisais surtout dans la période d'incubation (comprendre ici : dans ma voiture surtout, lorsque je rêvasse à mes histoires - et non non, je n'ai jamais eu d'accident, pas encore en tout cas, je touche du bois!). Par contre, en cours d'écriture, elle me dérangeait. Trop bruyante, trop prenante, trop agitée, trop... Bref, je me laissais trop prendre par la musique et elle me déconcentrait plutôt que de m'aider.

Dernièrement, j'ai commencé à utiliser la musique autrement : Une chanson fétiche, qui joue en boucle pendant que j'écris. Très efficace en ce qui me concerne. Il en résulte une sorte d'autoconditionnement, de synergie entre l'histoire et la chanson en question. Dès que j'entends la chanson, je pense à mon histoire. Dès que j'écris cette histoire, j'ai besoin de la chanson en question.

Poursuivant mon travail d'autoconditionnement, j'écoute cette même chanson en voiture, toujours en boucle. Ce qui fait que je pense sans arrêt à mon histoire. Ça me roule dans la tête en tout temps. Je revois certaines scènes, je me questionne sur certains éléments, sur les motivations des personnages... Alors quand vient le temps d'écrire, ça coule tout seul!

Bon, l'inconvénient, c'est qu'une seule chanson, ça écoeure à la longue. Vous l'aurez deviné. Mais attendez! Pour mes sorciers, j'en étais rendue à 4 chansons qui roulaient en boucle. 1-2-3-4, 1-2-3-4, 1-2-3-4... Chacune évoquant une phase particulière de mon récit.

Voyant l'effet formidable que créaient ces chansons dans mon processus de création, j'ai choisi d'autres mélodies qui me semblaient appropriées à mon histoire. Des mots, des ambiances, des intonations qui m'évoquaient des images. Et j'ai gravé le tout sur 2 CD. Pas 1, 2. 1 pour mon portable, 1 autre pour la voiture.

Et là, je n'écoute pratiquement que ce CD. Autoconditionnement féroce. Chaque chanson a sa vocation, son rôle dans mon histoire. Dès que j'en entends une, je replonge dans mes sorciers.

Tellement efficace, que je crois qu'à partir de maintenant, j'aurai au minimum une chanson attitrée à chacune de mes histoires. Je l'ai fait pour 2 autres projets auparavant, et ça marche!

Et vous, quel rôle joue la musique dans votre quotidien d'auteur? Ça vous aide? Ça vous déconcentre? Ça n'a aucun rapport avec votre processus de création?

7 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Toujours de la musique, sans parole, sinon si peu. Et moi aussi, j,en trouve une qui m'accrohe et je la joue en boucle et en boucle. J'aime bien la musique Celtique, parfois un peu rocké. J'aime bien la musique tiré de film comme Howard Shore est un maitre. Pour ma création sur laquelle je planche depuis des jours, j'écris tout le long sur la musique en boucle du 13ième Guerrier (13th Warrior)de Jerry Goldsmith.
http://www.youtube.com/watch?v=FB_HBlTzYFU
Comme trop inspirant !!!!!

Gen a dit…

J'utilise la musique comme les images : comme façon de rester dans l'ambiance de mon histoire dans les moments où je n'écris pas.

Avec mon Ipod, rien de plus facile que de me faire des listes de lecture appropriées à une histoire :)

Souvent, quand j'écris, c'est Vincent qui met la musique, parce qu'il travaille à côté de moi. Résultat : le heavy métal est rendu ma musique de prédilection pour travailler. Avec ça comme bruit de fond, les doigts volent sur le clavier!

Pierre H.Charron a dit…

Pour le 13 th warrior, patientez après la première minute, c'est là que ca commence pour le vrai !!

ClaudeL a dit…

Si musique pour moi, c'est instrumentale. Pas de paroles de chansons, pas de télé, pas de radio.

Lucille a dit…

Moi aussi la musique est inspirante... même si j'oublie souvent d'en mettre ;o)

J'ai trouvé sur Internet un poste de radio de musique zen (http://zenradio.fm/)

Magique ! C'est juste instrumental et ça vient me transporter ailleurs, complètement.

Isabelle Lauzon a dit…

À Pierre : La musique classique, c'est mon premier choix, c'est certain. Sans paroles, ça me déconcentre moins. Effectivement, c'est bon, ta chanson du 13 guerrier. J'ai pas vu le film par contre... - On se parlait dernièrement d'Enya : ça, c'est mon inspiration par excellence! Mais en ce moment, je change ma méthode. Marie-Mai fait partie intégrante de ma compilation pour les sorciers... Ben quoi? J'écris une histoire pour ados, ça se tient, non? À force d'entendre ça à longueur de journée sur la radio de ma fille, mon oreille a fini par devenir accro... ;)

À Gen : Exactement! Tu comprends bien le concept de rester à tout prix dans son histoire, par tous les moyens possibles! Pour le heavy metal... Heu! Je passe! En général, j'aime bien, mais pas pour écrire! :D

À ClaudeL : Je seconde "pas de télé ni de radio" (entendre les animateurs jacasser, ça me tombe sur les nerfs!). Instrumental, c'est très efficace. Ou alors, de vieilles chansons, que j'ai écoutées 100 fois et qui m'accompagneront discrètement, c'est bon aussi. :)

À Lucille : Je garde le lien internet, c'est bon à savoir! Des fois, moi aussi, je préfère le silence. Ça dépend du feeling du moment je dirais! Quand je me sens facilement déconcentrée, je ne mets aucune musique, alors je n'ai pas le choix : c'est l'écriture qui gagne! :D

jeanbateau a dit…

Pas de musique pour moi.
Le moins de distraction possible. Je commence à écrire et je deviens très concentré sur mon histoire. Quand je conduis, je conduis. Quand je lis, je lis. Et quand j'écoute de la musique, j'écoute de la musique. Par contre j'ai toujours, toujours un calepin et un crayon pour noter les idées qui viennent n'importe quand. Important de les noter pour ne pas les oublier et pour les 'sortir' de ma tête.