17 février 2011

Un projet ambitieux

Éclair de lucidité en cette heure tardive : Oui, je l'avoue. J'avoue qu'avant, j'avais peur. Peur de m'embarquer dans un gros projet et de devoir délaisser tout le reste. Et surtout, peur de me planter avec un projet de trop grande envergure. Syndrome de l'imposteur. Complexe d'infériorité. Appelez ça comme vous voulez.

Alors je m'éparpillais, je butinais. Je commençais, je ne finissais pas toujours. D'autres fois, je finissais, mais ce n'était pas nécessairement à mon goût. Par lassitude, je mettais de côté et je tombais dans un autre projet. Et un autre. À m'en étourdir. D'accord, j'apprenais beaucoup à travers tout ça. J'ai fait quelques trucs bien aussi. Je ne regrette rien. Je n'étais pas prête pour le grand jeu, voilà tout.

Les choses ont changé. J'ai osé m'attaquer à un projet plutôt ambitieux, mon histoire de sorciers. Dernièrement, le concept s'étoffe. Des personnages se rajoutent. La géographie se dessine.

Et je ne me lasse pas de ce projet, au contraire! Il prend de plus en plus de place dans ma tête. Il écarte tout le reste.

Chaque jour, j'y touche un peu. J'y pense beaucoup. Je réfléchis, je choisis, je me questionne. Je note mes nouvelles idées. Je les organise quand j'ai quelques minutes. Je me suis fait plusieurs fichiers pour classer tout ça. Des tableaux pour m'y retrouver dans mes personnages.

J'avance et avance encore. Parfois, je souris et je me demande jusqu'où je serai capable d'aller. Je ne suis pas inquiète, pas pour le moment en tout cas. J'ai tellement d'idées, que je n'ai pas le temps de m'en faire pour les étapes d'après. Soumission, refus, acceptation, révision, publication, public, ne sont que des concepts très flous à l'heure actuelle. Ca n'a pas d'importance. Je crée, je rêve, je me nourris de mon imaginaire. Et un jour, je tiendrai mon bébé dans mes bras. J'y crois. Et tant que j'y croirai, j'avancerai.

Quelle belle aventure!

5 commentaires:

Gen a dit…

Vis-la à fond! :)

Je suis comme toi : j'ai découvert juste avant le Nano 2009 que j'étais prête pour écrire un roman. Ça a été la première fois que j'ai dépassé le camp des 20000 mots avec un projet. Je l'ai mené à terme.

Je ne sais pas si je ferai un jour quelque chose avec ce premier roman-là, mais c'est pas grave : il va toujours occuper une place dans mon coeur.

Mon projet suivant a été le roman jeunesse. 50000 mots, ça ne me faisait plus peur!

Alors fonce! :)

(Pis vite : j'ai hâte de lire! hihihihi)

Sylvie a dit…

Surmonter sa peur. Première étape de l'écriture d'un roman. Fallait que tu le comprennes. ;)

ClaudeL a dit…

Et puis, comme les AA, ne vois pas trop loin, ce sera une montagne. Des petits pas, une journée à la fois. Possibilité d'idée d'ensemble sachant fort bien que ça peut changer en cours de route.

Audrey a dit…

Et nous, on y croit avec toi ! Merci de partager l'aventure avec nous !

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : C'est souvent comme ça dans la vie : plutôt que de foncer dans les projets de grande envergure, on commence petit, on pose des jalons, au augmente la difficulté. Et un jour, on se sent prêt. On l'a déjà fait à plus petite échelle, alors on sent, on sait qu'on est capable. Je suis bien contente d'être rendue à cette étape. Même si je sais que ce ne sera pas plus facile pour autant... Hep! Si c'était trop facile, où serait le plaisir? :D

À Sylvie : Le comprendre, effectivement, ça n'appartenait qu'à moi. Personne d'autre ne pouvait me mener à franchir cette étape! :)

À ClaudeL : Oui, c'est ce que je fais maintenant : je tâche le plus possible de vivre dans le présent et non pas dans toutes les prochaines étapes. J'écris un passage aujourd'hui, sans essayer de penser à toutes les implications. Quitte à recommencer après. Faut que ça coule tout seul, et ensuite, on retravaille si ce n'est pas ça. Il ne faut pas avoir peur de recommencer. De travailler plus fort. :)

À Audrey : Merci à vous de me suivre! Je me sens moins toute seule dans mon coin avec cette grosse montagne qui se dresse devant moi! :D