25 février 2011

La vie continue malgré tout!

Demain, le service funéraire. Après, on revient à la normale.

Ces derniers jours ont été remplis d'émotions, de démarches et de solidarité familiale. Maintenant, j'ai juste envie de retomber sur mes pattes, de reprendre le boulot (avec sa montagne de travail qui s'est sûrement accumulée... ouais, finalement...), bref, revenir à la bonne vieille routine.

Aujourd'hui, c'était un peu plus tranquille. Nous avons fait tout ce que nous pouvions faire pour l'instant et pour le reste, il faut attendre la recherche testamentaire, le certificat de décès de l'état civil... que de démarches, quand quelqu'un décède! Ça me souffle littéralement.

Imaginez : alors que nous étions tous autour du corps du défunt au CHSLD, il fallait déjà prendre rendez-vous avec le salon funéraire pour la journée même... Et le CHSLD en question nous informait qu'il fallait vider la chambre de tout son contenu (pas le mort, hein, le salon s'en chargeait, quand même!) d'ici le soir. Merci beaucoup pour votre sympathie et pour le temps que vous nous accordez à tous pour accuser le choc... Je comprends que quelqu'un attend la chambre, mais une petite journée de sursis, c'était vraiment trop demander?

Enfin, aujourd'hui, mon conjoint et moi avons tenté de nous changer les idées. Nous sommes allés faire quelques courses, nous avons fait un peu de ménage, j'ai blogué un peu. J'ai essayé d'écrire, mais ça ne fonctionne pas. La machine ne veut pas. Pas encore. Mes idées se dispersent et c'est bien normal je pense.

Demain, tout ça sera derrière nous. Après, la vie reprendra son cours, un peu différente, mais toujours aussi belle. Le soleil brillera à nouveau, le ciel sera bleu, et le sourire refleurira sur nos visages.

Après tout, comme le disait si bien mon beau-père : La vie est belle!

7 commentaires:

Elisabeth a dit…

Étrange de songer comment la vie continue, peu importe ce que l'on vit... Je pense à toi et te souhaite un soleil radieux pour les semaines à venir... xxx

Isabelle Lauzon a dit…

À Elisabeth : Hé oui! La Terre n'arrête pas de tourner parce qu'on vit nos petits malheurs... On s'arrête pour reprendre notre souffle, et après on repart, parce que c'est ainsi! La vie continue, les enfants vont à l'école, il faut faire l'épicerie pour pouvoir manger, il faut se lever pour aller travailler... La mort fait partie de la vie. On ne veut jamais la regarder en face, mais c'est ainsi, notre destin inéluctable à tous... Merci pour ton soutien! :)

Isabelle Simard a dit…

Je crois que c'est le après qui est le plus difficile ma chère Isabelle. C'est là qu'il faut savoir passer au travers de tous ces souvenirs qui resurgissent à tous moments et qui nous rappelle le trou béant laissé par le départ de l'être aimé. Je me rappelle pleurer comme une Madeleine en revenant des funérailles de mon grand-père. Je me rappelle les mille-et-uns petits blues : le jour de son anniversaire, quand un événement que j'avais l'habitude de partager avec eux revient, quand je vois quelque chose qui me le rappelle...
La plaie est vive quand l'être aimé vient de partir, mais elle s'ouvre souvent après. Bon courage à vous.

Sylvie a dit…

Tu as une belle attitude, Isabelle. Ton beau-père serait sûrement fier de toi. XX

Isabelle Lauzon a dit…

À Isabelle : Ah ça! Je sais bien que sa chaise vide nous hantera à l'occasion des diverses célébrations qui faisaient partie de nos traditions... Mais il était malade depuis 25 ans. La sclérose en plaques, c'est vraiment une maladie atroce. Elle le privait de sa mobilité, lui faisait perdre sa dignité... Alors pour nous, qui l'aimions, son départ doit être vu comme une délivrance. Il a vécu un calvaire avec un tel courage! Nous avons souhaité son départ et nous n'oublierons jamais à quel point il a mérité d'être en paix...

À Sylvie : Tes mots me touchent, Sylvie... Yves était du genre à vivre ses émotions au présent, sans fausse pudeur, et j'espère lui avoir rendu hommage en ce sens. Il demeurait positif en toutes choses, ne se plaignait jamais de son état, et voulait que les gens autour de lui soient heureux... Il n'aurais pas voulu que nous soyons tristes à jamais. Son souvenir, ce qu'il a été, ce qu'il a représenté pour moi, m'accompagneront pour le reste de ma vie. Et maintenant, la vie continue!

Gen a dit…

@Isabelle : Pour l'avoir vécu, je pense que le pire dans le processus de deuil, c'est toute cette paperasse qu'il faut remplir, trouver, organiser... Tout ça à un moment où on aurait mieux à faire...

Ne serait-ce que prendre le temps de boire lentement son café en regardant la fameuse chaise vide et en se disant "j'espère qu'on te sert le tien à ton goût là où tu es rendu!"

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : Belle image, ça... Dans mon cas, ce serait plutôt : "Et puis, as-tu battu le record du 100 mètres, Yves?" Lui qui ne marchait plus depuis 15 ans, il doit s'en donner à coeur joie maintenant... :)