4 décembre 2010

Le plan, mon meilleur ami

Hé! Je crois bien que je suis en train d'abattre les dernières barrières que j'avais érigées contre le plan!

Jusqu'ici, je préférais appeler mes plans des "résumés", parce que pour moi, le plan, ça me ramenait au secondaire 1. Une idée principale, trois secondaires, et blablabla, un peu trop contraignant tout ça!

Mais là, je dois avouer que le plan me sauve la vie! (OK, j'exagère un peu! Mettons qu'il me sauve pas mal de temps et qu'il augmente grandement les chances d'aboutissement de mon présent projet de roman...)

Pour mon projet en cours, j'avais fait un plan de départ. Les grandes lignes, divisées par des *** (pas des chapitres chiffrés, hein, ça, ça me blogue à tous les coups! Bien trop rigide...)

Ça me semblait bien. Je n'avais pas encore fait de repérage à St-Jérôme, mais je me disais que je pouvais bien commencer tout de suite, que le reste, je l'ajouterais après.

ERREUR!

Je n'ai pas pu aller bien loin. Il y avait trop de trous dans mon plan, trop d'éléments de recherche qui manquaient.

Après mon repérage à Saint-Jérôme, je suis retombée dans mon plan. On oublie l'écriture pure et dure pour l'instant. J'ai ajouté plein de scènes, inséré plein de petits éléments ici et là. Et je suis loin d'avoir fini! Je découvre chaque jour des trucs à y ajouter. C'est merveilleux! Et ce qui est bien, avec le plan, c'est qu'on se concentre sur les idées, pas sur la façon de les écrire. Pas mal plus efficace à mon niveau!

Pour l'instant, ce plan fait 33 pages. Aucune mauzusse d'idée de ce que ça va donner au final. Public cible? Je vais voir. Soit du 16 ans et plus, ou bien carrément dans l'adulte. Ça va dépendre de la longueur, et du résultat que je vais réussir à atteindre. Je jugerai de ça APRÈS. Pour l'instant, j'écris comme ça me vient.

Alors le plan, maintenant, je suis POUR à 100 %. Pour avoir tenté d'écrire des projets de roman sans, je vois qu'il m'est nécessaire dans les longs projets. Même que je commence à l'utiliser dans les nouvelles!

Et pour vous, plan ou pas plan?

11 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Je suis au plan, comme un Témoin du Jéhovah est à sa bible. Bon mettons pas tant que ca tout de même...mais je pourais cogner à ta porte pour essayer de te le vendre à 8:00am Dimanche prochain ;)

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS a dit…

En tous les cas, tu ne manques pas d'humour par rapport à toi même. C'est une belle qualité.
Amicalement,

Roger

Gen a dit…

Plan! Définitivement! Dans un tableau word avec les numéros de chapitre à droite et les actions principales correspondantes dans la colonne de gauche et des bouts de dialogue et des bouts de descriptions et... bref, tu vois le genre.

Cela dit, quand j'avais parlé des recherches, j'avais souligné le fait que le plan était essentiel si on voulait faire des recherches : comme ça on peut les faire à l'avance et on est pas bloqués en cours d'écriture ;)

Mais je pense pas avoir déjà fait un de plus de 10 pages de long, en incluant mes descriptions de personnages (mais je mettais pas nécessairement mes résultats de recherche dedans)... Wow! À 33 pages, il doit commencer à être détaillé en maudit!

Bientôt l'écriture ma chère!

Karuna a dit…

PLAN! Ne pas en avoir fait au premier roman m'a fait perdre tellement de temps!! Faut parfois souffrir pour comprendre. lol

ClaudeL a dit…

Autant de méthodes que d'auteurs. Autant de "qu'est-ce qu'un plan?" que d'auteurs. 33 pages? Quasiment un synopsis! Sous forme de tableaux? Avec des phrases complètes?

Je me demande si on apprend les différentes sortes de plans, de structures aux étudiants en création littéraire? Je prendrais bien un ti-cours au lieu de patauger de façon différente, à chaque manuscrit.

Isabelle Lauzon a dit…

À Pierre : Hahahaha! Toi, je t'ouvrirais sûrement la porte... :D

À Roger : L'une de mes nombreuses devises, c'est "Si on ne vaut pas une petite risette, on ne vaut pas grand chose"!!! ;)

À Gen : Ouf! Non, c'est pas aussi rigoureux et détaillé que toi. Que non! Un plan trop bien fait, c'est comme un bureau d'écriture bien rangé : ça me coupe l'inspiration! Je travaille mieux dans le bordel il parait... Demandez à ma collègue Chantal... Hihi!

À Karuna : Ouais, ben j'avoue que j'ai payé pour apprendre moi aussi! 2 projets de roman abandonnés en cours de route... J'ai souffert et appris! :D

À ClaudeL : Ben non! Rien d'aussi sage et bien fait! Plutôt un gros bordel, avec des bouts de phrases ou des passages écrits tout croches, des bouts de scènes, quelques mots qui résument l'émotion que je vais tâcher de transmettre dans un certain passage, bref, un foutoir total dans lequel moi seule arriverait à s'y retrouver... Même pas besoin d'écrire dans un langage codé! Hihi! Pour ce qui est de la structure, oui, j'aimerais bien apprendre comment ça devrait être fait en principe, un plan. Mais bon, me connaissant, j'y dérogerais aussitôt et ferais à ma manière... On est mouton noir ou on ne l'est pas! :D

idmuse a dit…

Au risque de faire l'inverse de toute le monde, je ne fais aucun plan, par contre, je songe à mon histoire longtemps d'avance, j'y rêvasse partout : en marchant, dans le métro, avant de m'endormir le soir. Je vois des bouts de l'histoire, petit à petit, jusqu'à ce que j'ai un tout qui se tient (des phrases, des liens, des personnages). Puis je plonge.
Mais vu comme c'est adopté, je me risquerai à faire un plan au prochain !

Chantal Moreau a dit…

En effet, je le confirme, Isabelle travaille mieux dans le bordel... Elle le fait si bien et est si efficace que je n'ose lui demander de faire du ménage, hi hi hi!

Ta collègue préférée, Chantal :)

Lucille a dit…

Moi, c'est pas d'un plan dont j'ai besoin actuellement, c'est un directeur de conscience qui va me tallonner pour que j'ai de la discipline.

J'ai pris 20 ans avant de me mettre à faire un budget et ainsi savoir ou je m'en allais financièrement parlant ! Je pense que j'ai besoin d'un cours pour savoir comment on se prépare pour écrire un roman ;o)

J'y vais un peu à la va-comme-je-te-pousse et je n'ai aucune discipline ! Y a-t-il un professeur marâtre dans la salle ???

Alors, définitivement pas plan, parce que je sais pas vraiment comment on fait ;o(

Isabelle Lauzon a dit…

À Idmuse : Je suis comme toi, je rêvasse tout le temps, je pense à certaines scènes, je vois les personnages, j'ai des flashes... Mais bon sang, je n'ai pas suffisamment de mémoire pour tout retenir! Mes idées sont volatiles, alors je les écris (ou je les enregistre sur mon dictaphone) au fur et à mesure. Au bout d'un certain temps, je les réorganise, pour savoir où je m'en vais avec ça. Ça devient une sorte de plan, que j'enrichis de détails au fur et à mesure. J'en suis rendue là. Après, viendra l'écriture proprement dite, celle où je m'interroge sur les tournures de phrases et les mots. Mais plutôt que d'avoir tout dans la tête et d'avoir peur d'oublier des trucs, tout est déjà sur papier. Ça me sécurise beaucoup!

À Chantal : Ah! J'étais sure que tu viendrais mettre ton grain de sel là-dessus!!! Hihi! Essaie pas de me changer, l'artiste en moi a besoin d'un minimum de désordre au quotidien! :D

À Lucille : Le budget, on l'a fait un certain temps (mon chum est comptable), mais on s'est vite lassés. On a une entente maintenant : moi, je dépense, et lui il surveille le compte de banque... Hihi! Je ne crois pas en fait qu'il soit vraiment nécessaire d'avoir une méthode de travail rigide pour être en mesure d'écrire un roman... Certains écrivains ne font même pas de plan... L'important, c'est de plonger, de se donner du temps pour écrire. OK, sans méthode, il se peut que ce soit un peu plus long avant d'atteindre le but fixé! Moi, j'ai décidé d'arrêter de compter le temps que ça prend. Je le fais, c'est tout, et ça aboutira quand ça aboutira! Petit train va loin, comme on dit!

idmuse a dit…

@Isa : Je repense toujours aux mêmes personnages, jusqu'à ce qu'ils aient deux ou trois répliques qui les "cast" dans leur caractère. Puis deux trois scènes fortes pour pouvoir me dire: ok, ça va être bon. Quand je commence à écrire, je ne rêvasse plus qu'aux parties où je suis rendue ou aux parties que je veux peaufiner (problématiques même).