13 novembre 2010

Trouver le moyen

Entendu hier soir à la conférence d'Anny Berthiaume, à Bois-des-Filion (liens ici, ici et ici) :

"Celui qui veut accomplir quelque chose trouve le moyen. Celui qui ne veut rien faire trouve une excuse."

Justement, depuis quelques jours, j'ai entrepris certaines démarches pour trouver le moyen. Le moyen d'écrire dans un temps raisonnable le projet de roman que j'ai amorcé la semaine dernière.

Première démarche : Rencontre au sommet avec la petite famille. "Les amis, dorénavant, Maman ne passera pas toutes ses soirées avec vous à écouter la télévision ou à jouer à des jeux. Elle sera certains soirs en bas, à écrire, et il faudra la laisser tranquille. Et ça commence ce soir."

Récriminations de Cocotte, évidemment. "Maman, je voulais qu'on démêle de la laine ensemble!" Je n'ai pas mon pareil pour défaire les noeuds, c'est vrai. Mais je résiste. Nous ferons ça un autre soir. "Mais je voulais qu'on pratique mon exposé oral pour la semaine prochaine! Et ma pièce de théâtre!" Je résiste encore. Nous les avons pratiqués tous deux cette semaine, et le referons encore ce week-end. Fiston et Papa prennent ça stoïquement, je dois dire.

Le premier soir, Cocotte me rejoint au sous-sol et se met un film. Arrggg!!! Pas moyen d'être tranquille!!! Bon, je mets mes écouteurs et j'écoute le CD d'Enya. Et je demande à Cocotte de baisser le volume, parce que j'essaie de me concentrer. Et Fiston vient nous voir aux 10 minutes pour nous raconter son épisode de Défis extrêmes, la tournée mondiale... Tout de même, je réussis à écrire 5 pages (à double interligne). Je suis fière de moi!

Ce matin, autre rencontre au sommet. Dorénavant, je demande à chacun de se ramasser au fur et à mesure. Parce que Maman en a plein les bottines de ramasser toute seule les traîneries de 4 personnes (elle comprise, elle l'avoue). Ils ont l'air de comprendre et d'accepter. Bien, on verra bien ce que ça donnera. Des petits rappels seront certainement nécessaires...

Discussion avec Chantal, ma collègue de travail. Là, pas besoin de rencontre au sommet, nous sommes entre femmes débordées et en perpétuel manque de temps. "Dorénavant, les mercredis et les jeudis, je dinerai très rapidement et j'irai écrire à mon bureau." Acceptation totale, pas de chantage émotif, elle comprend très bien et approuve. Merci Chantal!

Bon, là, j'avance. Je me fixe un nombre d'heures minimal d'écriture dans ma grille de la semaine. C'est à l'agenda, pas moyen d'y couper.

J'ai enfin trouvé le moyen d'y arriver.

9 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Belle initiative Isabelle. Garde le focus, car les tentations sont grandes....pas les premières semaines mais après. Moi aussi, je me donne du temps sur l'heure du diner maintenant, je suis pas assidu mais ces plages horaire font avancer mes projets. Bonne écriture en écoutant Enya..J'aime Enya moi aussi. J'écoute souvent May it be en boucle ca m'inspire beaucoup.

Isabelle Lauzon a dit…

J'ai juste un vieux CD d'Enya (a day without rain), mais c'est toujours très inspirant à écouter. Plus efficace que la musique classique, je dirais, parce que c'est plus égal, relax, zen même.

Et pour ce qui est du focus, oui, les tentations sont grandes le chantage émotif aussi, et la culpabilité encore plus... Mais je vais tâcher de me fixer des objectifs (réalistes) et de les tenir. Coûte que coûte!

Gen a dit…

@Isa : Excellentes initiatives et lâche pas. Par contre, t'étonne pas si à certains moments tu n'arrives pas à respecter ton bel horaire. À trop se planifier on s'essouffle et c'est normal.

En s'accordant le droit de déroger, c'est plus facile de reprendre le fil ensuite.

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : C'est ce que je voulais dire par "nombre d'heures minimal à l'horaire" : je me fixe un nombre d'heures pour la semaine (du lundi au dimanche), j'essaie de répartir ça sur certaines journées, mais si ça n'a pas fonctionné, je me rattrape le week-end pour atteindre mon nombre d'heures. C'est un truc qui marche avec moi. Par contre, je me fixe un objectif réaliste. Parce que sinon, c'est vrai que je vais me décourager. Et, à la fin de la semaine, je fais le total. OK, ça veut dire que j'ai réussi. NON, ça veut dire que je n'ai pas atteint mon quota, auquel cas, je dois le justifier dans ma case commentaires. Ah! C'est dur à expliquer! Faudrait que je t'envoie mon fichier...

Gen a dit…

@Isa : Je vois le genre de fichier, t'en fais pas! ;) Ça doit ressembler aux graphiques du Nanowrimo! :) hihihihihi

Toujours bon pour se botter le derrière!

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : MDR! Effectivement, faut bien trouver un moyen de se botter le derrière quelque part! :D

ClaudeL a dit…

Horaire également pour les blogues et FB?

Lucille a dit…

Étant néophyte dans le domaine de l'écriture, je ne sais pas trop comment m'organiser. J'ai pas l'excuse des enfants... je suis seule à la maison avec mon 'plus vieux de 53 ans'.

C'estjuste que j'ose pas plonger. Va ben falloir que je me décide. Mais ton truc me donne une bonne marche de manoeuvre. Je vais m'y mettre... bientôt. Merci Isa d'avoir partagé ton truc. Ciao !

Isabelle Lauzon a dit…

À ClaudeL : Heu... Non, ça, c'est un échappatoire occasionnel... Non répertorié, car je serais découragée de voir noir sur blanc que j'y passe autant de temps!!! Hihi!

À Lucille : Bien, on dit qu'il est bon d'avoir une routine d'écriture, un moment de la journée qui sera consacré à l'écriture. Ainsi, on prend l'habitude d'écrire, c'est intégré à l'horaire. Sinon, on trouve plein d'excuses, on veut écrire, mais comme tu dis, on n'ose pas trop. Ou, comme je le faisais au départ, on n'ose surtout pas accorder autant d'importance à notre intérêt pour l'écriture, parce qu'il y a aussi tout le reste. Le jour où l'écriture fait partie intégrante de notre quotidien, c'est plus facile à gérer.

Aussi, j'ai compris qu'il faut accepter le fait qu'au début, on écrira probablement plusieurs trucs qui ne seront pas nécessairement publiés un jour, mais qui, inévitablement, nous aideront à avancer... Car c'est en écrivant qu'on apprend à écrire! :D Bonne chance dans ta démarche!