9 novembre 2010

Trop précis?

Je me questionne : Si j'ai en tête un quartier précis, avec des noms de rues précis, et des noms de magasins tout aussi précis... est-ce que je peux les nommer dans une histoire?

Le quartier et la rue, ça va. Mais les magasins? Exemple : si mon personnage principal travaille dans un restaurant X... (chaîne très connue)

Est-ce que je peux donner le vrai nom?

Est-ce que ça peut éventuellement poser problème?

À votre avis?

12 commentaires:

Gen a dit…

Selon moi, c'est un ou l'autre.

Soit ton personnage travaille au DoMacnold dans la rue véritable de la ville véritable, soit ton personnage travaille au McDonald de la rue qui s'appelle pas tout à fait pareil dans la ville que tu nommes pas.

Sinon, c'est sûr que ça pourrait créer un malaise. Il pourrait y avoir des gens qui se sentiraient visés, même si c'est pas ton intention (et que, à la limite, tu les connais même pas).

Autre option, tu transformes le McDo et Valentine (ou autre), histoire que ce soit clair que c'est "pas vraiment vrai" ton affaire.

K.Girard a dit…

C'est tellement un détail. Occupes-toi en pas selon moi. ;)

De toute façon, il y aura toujours moyen de changer plus tard si ça cause problème à un éventuel éditeur, ou bien la mention «toute ressemblance ne pourrais qu'être fortuite» sera ajouté aux premières pages du livre.

Écris pour toi d'abord. T'as le goût d'explorer des rues précises et des lieux précis? Go! Lâche-toi lousse. Point.

Bon Succès Isa! Je sais que tu es capable!

Carl a dit…

Tu fais ce que tu veux. C'est vrai que c'est l'éditeur qui va te reprendre si ça ne fait pas son affaire.

Fais juste attention à ne pas tomber dans le piège de "vouloir faire réaliste". Si tu veux trop que ça se ressemble, ton texte aura l'air d'une "inside" avec ceux qui connaissent le coin. Et il n'y a rien de plus désagréable pour un lecteur que de se taper un texte où l'auteur s'épanche sur les détails d'un lieu visiblement réel, mais qu'on a jamais vu.

Mes deux cents.

richard tremblay a dit…

Les auteurs de policier n'hésitent pas à nommer les choses telles qu'elles sont. Il y a des agences de voyage qui font visiter les sites, restos, pubs nommés dans les romans de McDermid ou de Connelly, par exemple.

La carte réaliste est donc tout à fait approprié.

ClaudeL a dit…

J'ai tellement lu de livres avec des lieux situés en France que c'est quasiment un devoir d'auteur québécois de nommer les lieux d'ici. L'éditeur tranchera.

Yves Thibodeau a dit…

Personnellement, je préfère nommer les vrais endroits (comme je l'ai fait dans mon premier roman). Comme le dit Richard Tremblay, plusieurs grands auteurs le font.

Ça ajoute au réalisme de l'histoire si tu veux mon avis. Personnellement, voir un restaurant s'appeler Burger Queen au lieu de Burger King, ça m'énerve. Je sais que l,.auteur voulait dire Burger King.

Gen a dit…

En fait, je crois que Keven a la meilleure méthode : écris-le à ton goût, quitte à ajuster au moment de publier.

Mais c'est vrai que si ton histoire est réaliste, comme le dit Yves ça peut juste énerver le lecteur si le resto est rebaptisé.

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : Tant qu'à transformer les noms, j'irais dans quelque chose de complètement fictif. Mais là, l'inspiration me vient vraiment d'un lieu que je connais, et j'ai vraiment envie de parler de ce lieu là en particulier... D'habitude, je fais le contraire, je demeure dans le vague ou la fiction, mais pour ce projet, j'avais envie de m'ancrer dans le réel.

À Keven : Ah! Que de sagesse pour un si jeune âge! (dit la vieille peau de 34 ans...) Ben oui, t'as raison, je devrais plutôt y aller avec mon idée de départ, quitte à changer après...

À Carl : En fait, la mention des lieux, ce sera pour situer l'histoire, mais je ne suis pas du style à m'épancher dans des descriptions à ne plus finir sur les bâtisses et les craques du trottoir... :D En tout cas, je retiens ton commentaire pour éviter d'en faire trop!

À Richard : Ah! Tu me rassures, toi! Mon idée était pas si folle que ça... :D

À ClaudeL : Hihi! Tu viens de toucher à mon argument choc : J'ai adoré Protocole Reston (Mathieu Fortin) et La mémoire du lac (Joël Champetier) en grande partie pour l'histoire, mais aussi un ti-peu (beaucoup) parce qu'ils parlent de lieux précis au Québec...

À Yves : Ah! Là, ouais, Burger Queen, j'avoue que ce serait pas mal ordinaire... Mais je me demande : je peux peut-être essayer de me faire commanditer en donnant le vrai nom du resto? Après tout, je leur fais de la pub... MDR! Une fille s'essaie!!!

À Gen : Ouais, Keven a raison : faut suivre son instinct, et ensuite l'éditeur (si éditeur il y a, hé! on vend la peau de l'ours avant de l'avoir tué!!!), bien l'éditeur décidera!

Gen a dit…

Ce que je trouve chiant personnellement quand on s'ancre dans le réel, c'est qu'un moment tu atteints les limites de ce que tu sais ou tu as besoin de quelque chose dont tu sais pertinemment qu'il n'est pas là... et là si tu te trompes ou que tu triches, les lecteurs qui habitent les lieux réels peuvent se sentir insultés.

Isabelle Lauzon a dit…

À Gen : C'est sûr qu'être dans le réel, ça demande de la recherche et du repérage sur les lieux. Mais bon, je n'ai pas l'intention de tout décrire en détail, juste planter mes personnages dans un décor qui existe et, tant qu'à y être, parler d'un coin de pays que je connais bien, pour y avoir habité. Ma mère y habite d'ailleurs encore. Alors, oui, du réel, et pas de tricherie, faudra que ce qui se rapporte aux lieux soit exact. Par contre, l'histoire, elle, sera de la pure fiction!!!

K.Girard a dit…

En passant, je voulais te dire que t'avais une belle photo! Je savais pas comme le ''ploguer'' =) Voilà! C'est fait!

Isabelle Lauzon a dit…

À Keven : Merci! Prise au vol par un ami photographe, donc pas mal au naturel, j'aime bien. Il me reste à recadrer le tout, mais j'ai pas eu le temps encore. En fait, je dois aller sur mon ordi au sous-sol pour faire ça, et j'ai trop peur du monstre qui y dort... ;)