3 novembre 2010

Ces gens qui nous inspirent


Tout au long de notre vie, des personnes d’exception croiseront notre chemin et nous amèneront, souvent inconsciemment, à devenir meilleurs. Que ce soit nos parents, nos professeurs, des collègues, des amis, des artistes, peu importe le lien, si ténu soit-il, qui nous unit à ces gens, nous en ressortirons grandis et emplis d’un désir d’accomplissement personnel, qui se répercutera par la suite dans nos actions futures.

Étonnamment, ma passion pour l’écriture m’a été révélée par une artiste peintre, et non par un écrivain. Cette jeune femme faisait preuve d’une telle ferveur envers son art qu’en une seule rencontre, elle m’a transmis le goût de créer et de transcender mes limites. En quelques minutes à peine, elle a tout changé. Grâce à elle, j’ai découvert ce que je considère être ma voie et le pire, c’est qu’elle ne le saura probablement jamais.

Une personne en particulier m’a inspirée dernièrement. Cette personne, c’est Anny Berthiaume, une adorable femme, grande brûlée de son état, qui est venue nous visiter sur mon lieu de travail. Son histoire tragique m’a certes interpellée, mais avant tout, c’est son sourire, son humour, sa chaleur qui m’ont séduite. Au-delà des cicatrices, il y a une mère, une épouse, une conférencière déterminée à transmettre son expérience afin d’éviter que d’autres se retrouvent dans sa situation. D’ailleurs, son implication dans les campagnes de prévention du Ministère de la sécurité publique a certainement éveillé les consciences et fait avancer la cause de la prévention des incendies. Quel courage il lui a fallu, pour afficher son visage ravagé sur des panneaux géants dans toutes les municipalités du Québec! Peu de gens le savent, mais ces affiches ont permis d’éviter un terrible drame dans la vie d’une fillette, qui a été sauvée in extremis par son frère… qui, voyant le danger, a paniqué à l’idée que sa sœur connaisse le même sort que la dame sur les panneaux…

Ma rencontre avec Anny m’avait déjà passablement impressionnée, mais la lecture de son livre autobiographique, L’étincelle de vie, m’a littéralement conquise. Je m’attendais à des larmes, et j’ai ri. Je m’attendais à de l’autoapitoiement, et j’ai découvert une femme qui refuse la pitié. Une femme à l’humour facile, forte, fonceuse et déterminée. Une femme qui a vécu une forme de racisme dû à l’état de sa peau, de la discrimination, du rejet. Imaginez, certains l’ont fuie parce qu’ils croyaient qu’elle était sidéenne… Ou contagieuse! À l’école, on voulait l’envoyer dans une école spécialisée, comme si elle était handicapée… Enfin, après bien des aléas scolaires et professionnels, elle exerce aujourd’hui le métier d’inhalothérapeute. Sa persévérance est pour moi une source d’admiration et d’inspiration, qui m’a amenée à repenser mon rapport à la beauté, à revoir les critères superficiels qui régissent certains aspects de mon quotidien. Disons que maintenant, mes boutons et mes cernes du matin me préoccupent un peu moins…

Je vous souhaite à vous aussi, de rencontrer de tels gens d’exception. Tiens, peut-être êtes-vous vous-même une personne d’exception, peut-être inspirez-vous sans même le savoir ceux qui vous côtoient?

*****

Addendum

J’avais envie de vous partager ce court texte, qui paraîtra sous peu dans le journal interne de l’organisation pour laquelle je travaille, dans ma chronique « Des mots pour le dire ». Évidemment, j’ai modifié certains passages plus spécifiques, qui en dévoilaient un peu trop sur mon boulot… ;)

Et tiens, d’ailleurs, je compte en parler prochainement, de mon milieu de travail. Du secteur très particulier où j’évolue. Ça me démange depuis bien longtemps. J’y réfléchis juste encore un peu avant de plonger…

2 commentaires:

Gen a dit…

Bonne réflexion. En attendant, merci pour le texte! :) Déjà, il permet effectivement de réfléchir au rapport à la beauté.

Isabelle Lauzon a dit…

Et encore, tu n'as pas lu son livre... Disons qu'elle a quelques leçons à donner au niveau de l'acceptation de soi! :p