1 octobre 2010

Tu voudrais me faire vraiment plaisir?

Lundi dernier, j'ai passé la journée avec ma mère, une rareté dans ma vie actuelle, et j'ai vraiment, mais vraiment apprécié.

Par contre, quand elle m'a dit ces mots "Tu sais ce qui me ferait vraiment plaisir?", j'ai immédiatement su où elle voulait en venir et là, je me suis rebellée et la réponse est sortie toute seule :

"Si c'est de ton histoire dont tu parles, désolée, M'man, je peux pas. Pas capable, je ne la sens pas du tout, c'est ton idée, et tu ne veux pas que je finisse ça par une fin avec des éléments de fantastique, alors je ne vois pas du tout comment la terminer. Aucun intérêt, et j'ai beaucoup d'autres projets qui m'interpellent beaucoup plus."

Pauvre Maman... Déçue, vous dites? Certain! J'ai mis le doigt dans le mille, elle voulait que je lui écrive enfin cette histoire dont nous avions parlé cet été. Mais écrire sur commande, avec des éléments qui ne viennent pas de moi et qui ne m'inspirent pas, je ne peux tout simplement pas. Échec sur toute la ligne.

Elle a compris. Les gens comprennent généralement quand on leur explique les vraies raisons. Elle est déçue, oui, mais elle a compris.

Je garde quand même l'idée en note. On ne sait jamais, peut-être qu'un jour, elle m'inspirera...

5 commentaires:

Karuna a dit…

Si ça peut t'aider, j'en serais incapable moi aussi, même pour ma mère. C'est tout simplement parce que 'c'est pas comme ça que ça marche'. :(

ClaudeL a dit…

Près de moi, j'ai aussi deux personnes qui adorent les romans policiers et qui voudrait tellement que j'en écrive. Et au moindre fait divers qui se passe dans la région, c'est l'inévitable "tu devrais écrire un roman avec ça". Devant mon regard furieux, elles se contentent maintenant de glisser "ça ferait un bon roman". Sans me regarder.

Par contre une d'elle, spécialiste en "racontage" d'histoires, toujours en dialogues, m'aide vraiment pour les dialogues que, s'il n'en tenait qu'à moi, n'existeraient pas dans mes manuscrits, alors je la fais parler souvent.

Tiens le coup, Isa, ça va passer.
Et puis si cette histoire ne t'inspire pas, peut-être quand même te servir de quelques éléments. Sinon, passe-les-nous, on sait jamais...

Isa Lauzon a dit…

À Karuna : En effet, "C'est pas comme ça que ça marche!" En plus, elle m'a donné toutes ses idées, l'histoire était bâtie (à son goût), la plupart des éléments étaient déjà là, alors qu'est-ce qu'il me restait, à moi, comme intérêt là-dedans? Aucune imagination à faire travailler, juste écrire ce qu'une autre voulait... Beurk! Juste pas capable!

À ClaudeL : Heureusement, peu de gens ont essayé jusqu'ici de me pousser à écrire autre chose que ce que je fais habituellement. C'est sûr que certaines personnes préféreraient que j'écrive des choses plus gentilles... de la littérature générale... des livres pour enfants... Mais au final, j'écris ce qui me vient en tête, ce qui me fait vibrer. Et puis, si ces gens-là ont tant d'idées, ils n'ont qu'à les écrire eux-mêmes!!!

Me servir de certains éléments de cette histoire, oui, j'aurais facilement pu y arriver. Mais ma mère menait la danse. Non, pas ça, mets ça à la place. Il pense comme ceci, il va faire cela à tel moment... Écrire ça comme elle le voulait, j'aurais eu l'impression d'être une marionnette...

Gen a dit…

Tu sais j'utilise parfois des idées données par Vincent, mais ce ne sont jamais des idées super détaillées. Souvent ce sont des ébauches, des esquisses. À d'autre moment, c'est une scène, avec des personnages précis, mais dont on ne sait pas comment ils sont arrivés là.

Quelque chose de trop précis, c'est sûr que ça nous coupe l'inspiration. Tu fais bien de refuser.

...De toute façon, tant qu'à moi, toute demande ayant la formulation "Tu sais ce qui me ferait vraiment plaisir?" doit être refusée net. Ça sent le chantage émotif à plein nez!!! :p

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Chantage émotif... Eille, tu connais ma mère, toi???? Hihi!