17 octobre 2010

Toujours vivante!

Entre une fournée de muffins aux pommes et une séance d'écriture fortement attendue, j'avais juste envie de venir vous faire un clin d'oeil.

Oui, je suis toujours vivante. Toujours envahie par des reflux gastriques, je n'en sors pas, mais oui, je suis toujours fonctionnelle quand même, même si je suis épuisée et que je mange moins.

Je travaille, je me dévoue pour les miens, je magasine les articles d'hiver pour les enfants, je cuisine, je reconduis ma fille chez une amie, j'accueille l'ami de mon fils qui a la bougeotte chez moi, bref, la vie continue quand même.

Sauf que depuis jeudi dernier, je réapprends à respirer. Parce que jeudi soir, j'ai réalisé, à mon grand étonnement, que je souffrais de stress intense. Et, comme je ne suis pas une fille à problèmes, mais plutôt à solutions, je réfléchis depuis aux moyens qui sont à ma disposition pour améliorer la situation. Parce que présentement, ma santé décline. Je le vois, je le sens.

Mes prochaines actions seront donc tournées vers l'amélioration de ma condition. J'ai déjà commencé à poser certaines actions au travail et à la maison. Je remonte sur ma Wii Fit, parce que ça me fait du bien. Je tâche de m'en imposer moins sur les épaules. Bref, j'ai bon espoir de m'en sortir bientôt, encore plus forte et plus déterminée que jamais!

16 commentaires:

Gen a dit…

Bonne chance dans ton combat contre le stress Isa. Le truc reste d'essayer de te mettre un peu moins de pression.

Et l'exercice physique aide beaucoup!

Isa Lauzon a dit…

À Gen : La pression, il y a celle qu'on nous met, et celle que se met soi-même sur les épaules... Je dois combattre les deux de front, mais je suis consciente que je suis moi-même ma pire ennemie! Pour l'exercice, oui, j'ai déjà vu une différence avec la Wii Fit. Et après, enfin, je dors comme un bébé! ;)

Isabelle Simard a dit…

Effectivement t'en mettre moins sur les épaules peut faire tellement de bien. Est-ce qu'il a des choses que tu pourrais déléguer? Déléguer! Quel mot merveilleux.
Par exemple, le ménage... peux-tu te permettre de le faire faire par quelqu'un? J'ai une amie à moi qui est à la maison. Je lui ai offert de faire mon ménage, ça lui fait des sous et me soulage d'une corvée qui mangeait mon week-end.
La bouffe. Je me suis rendue compte que faire la bouffe la semaine ça me grugeait de l'énergie. Même avec le menu fait à l'avance. Et bien, je le fais maintenant le week-end. Ça me prend l'AM au complet, mais j'ai un break à tous les soirs!
Bonne chance, je sais tellement ce que c'est. Je me bat contre le même fléau.

Isa Lauzon a dit…

À Isabelle : La bouffe et le ménage, ça va. Mon chum m'aide énormément, et je suis capable d'accepter que ce soit bordélique de temps à autre, si je suis fatiguée. Non, mon problème actuel, c'est plutôt que le boulot m'envahit trop. J'adore mon travail, mais je dois décrocher quand j'embarque dans mon auto le soir. Ce que je n'arrive plus à faire en ce moment. J'y pense toute la soirée, j'en rêve, j'y pense sous la douche, dans l'auto. Et ça, ce n'est pas sain du tout!

J'ai quand même réussi à décrocher pas mal ce week-end. Ça augure bien pour la suite. Il faut juste que j'arrive à accepter le fait que je ne peux pas tout faire... Juste ça? Mais c'est justement ça, le plus dur! :S

Gen a dit…

@Isa : Le fait que ton trajet pour te rendre du boulot à la maison nuit peut-être à ta capacité de décrocher.

Y'a un petit exercice de visualisation que tu pourrais essayer : en quittant le boulot, tu t'assoies dans ton auto et là tu prends le temps de prendre 5 bonnes respirations abdominales en ne pensant qu'au trajet de l'air dans ton corps et à rien d'autre. À la fin de la dernière, tu imagines une grande paire de ciseaux qui coupe un lien qui te relie à la porte de ton bureau. Tchac.

Si la visualisation marche pas, les 5 bonnes respirations devraient déjà faire diminuer ton stress :p

Isabelle Simard a dit…

Effectivement Gen à raison, il faut utiliser ton trajet à la maison pour faire la coupure. C'est ce que moi je fais, quand j'embarque dans mon auto, je monte le volume et je me concentre sur la chanson qui joue. Alors quand j'arrive au service de garde, j'ai complètement fait la coupure. Bon j'ai 30 minutes de voiture à faire et deux arrêts pour prendre mes enfants.

Chantal Moreau a dit…

Isa, on va faire des séances de relaxation le midi ok? Moi aussi j'ai grand besoin de diminuer mon stress relié au travail:
1) on ne parle plus du travail le midi;
2) on devrait faire différents ateliers: lecture, écriture,mots croisés, écouter des vidéos, de l'artisanat, etc. On mange pendant 1/2 heure et il reste 1/2 heure. Sinon, on va marcher!

ClaudeL a dit…

Et ne pas parler en mangeant, mastiquer.
Autre exercice: tu inspires par le nez ne ne voyant que des nuages tout blancs, tu expires par la bouche un gros tas de nuages noirs. Pas trop loin et pas trop près des gens, parce que c'est le négatif que tu expires et il ne s'agit pas d'envoyer le négatif aux autres personnes) Trois fois (moi j'ai appris trois fois parce que cinq, me semble que tu commences à hyper-ventiler, non?)

J'ai bien aimé que ce billet apporte des commentaires d'ordre pratique. Merci aux autres.

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Tu voulais certainement dire "le fait que mon trajet du boulot à la maison soit plus court qu'avant"? C'est sûr qu'avant, avec 45 minutes, j'avais le temps en masse de décrocher. Là, avec 20 minutes max, c'est super, j'arrive plus vite, mais la coupure se fait moins bien.

Bon truc, ça, les respirations abdominales! Je la pratique sur la Wii Fit, pour assimiler le concept et mieux la contrôler. Depuis vendredi, quand je sens la tension monter, ou quand je me rends compte que je pense ENCORE au boulot quand je suis à la maison, je fais quelques respirations abdominales. 5, c'est un bon chiffre, je vais l'adopter! Merci pour tes conseils! :p

À Isabelle : Comme je le disais à Gen, la coupure se fait moins bien, quand on a moins de temps en voiture. 20 minutes, c'est limite! Ça prend de la bonne musique en titi pour décrocher! Surtout que je sais qu'en arrivant, le tourbillon reprendra. Devoirs, souper, vaisselle. Il y a toujours quelqu'un qui attend après moi, je suis la mère, celle qui décide, qui voit à tout, qui rassure, qui console, qui écoute. Celle qui pense à l'hiver qui s'en vient, à tout ce qu'il faut acheter pour être bien, à ce qu'on va manger demain, au linge d'éduc qui doit être dans le sac d'école... Ouf! Minute, je dois faire mes 5 respirations abdominales, là... ;)

À Chantal : Ah! Dans mes bras, mon sauveur!!! :D Très bonne idée, ça : pas le droit de parler de la job sur l'heure du diner. Me semble qu'on fait juste ça, ces temps-ci, non? À partir d'aujourd'hui, on mange, et après on décroche. T'as de super bonnes idées! Marcher, ça on le fait déjà, il fait encore beau dehors et ça fait du bien. Mais pour les journées moins belles, lecture, écriture, artisanat, n'importe quoi, mais vendu, on ne parle pas de boulot pendant notre dîner! :D

À ClaudeL : Bel exercice de visualisation, les nuages! MDR pour l'hyperventilation après 5 respirations!!! :D

C'est drôle, on dirait que ce sujet interpelle surtout les femmes... serions-nous plus sujettes au stress? Quelque part, je pense que oui...

Gen a dit…

@Isa : Ouais, c'est en plein ça que je voulais dire! hihihi (la codéine a mangé les autres mots)

Je pense pas que les filles stressent plus facilement, mais je pense que comme on fait moins d'activité physiquement, on reste prises avec notre stress (on inclut temporairement la personne qui écrit ces lignes, mais maudit qu'elle a hâte de pouvoir se remettre à frapper!!!)

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Là, je ne suis pas d'accord : Je regarde les hommes de mon entourage, vs les femmes, et on est pas mal plus stressées qu'eux autres! Quand on a des enfants, c'est pire. Le cerveau ne nous arrête pas! Mais même sans, on est faites de même : on a plus de mal à demeurer zen. Toi, tu t'entraînes, ça doit t'aider beaucoup en effet. C'est sûrement une bonne partie de la solution.

Reste que je demeure persuadée que les hommes l'ont plus facile de ce côté-là. Moins de pression de la société. Moins enclins à s'en faire pour des niaiseries. Moi, ma commande est passée depuis longtemps : dans ma prochaine vie, j'exige d'être un homme!!! Ah! Ne plus voir ce bordel qui encombre la maison... Pouvoir boire ma petite bière, les pieds sur un pouf, et regarder le hockey sans m'en faire pour la vaisselle... J'exagère, mais à peine!!! :D

Gen a dit…

@Isa : Le principal problème, c'est qu'on a été habituées à penser que nous devons travailler ET nous occuper de la maison. On prend toute la charge mentale de l'organisation... et les gars, habitués par leurs pères à tout faire reposer sur les épaules des femmes, nous laissent faire (sont pas fous). Alors, en effet, leurs sources de stress sont moins grandes.

Je me suis aperçue il y a quelques mois que j'étais en train de tomber dans ce moule. Alors j'ai mis le ohlà : j'ai décidé que je ne m'occupais plus de la vaisselle : elle peut envahir le comptoir, attendre d'être lavée, etc, je m'en fous : ce n'est plus moi qui la gère, j'ai délégué ça à Vincent. À lui de décider quand il faut s'y mettre. À lui de me donner des coups de pied au derrière (plutôt que le contraire) pour que je l'aide. Parce que je la fais avec lui, cette partie-là n'a pas changé, mais ce n'est plus moi qui décide quand. Un monde de différence.

Idem pour le gazon, les poubelles et le recyclage : on se partage ces tâches-là, mais c'est lui qui doit gérer l'horaire. Je m'occupe de la bouffe et du lavage.

Pour le ménage, ça se fait tout seul : on est aussi incapables l'un que l'autre de vivre dans un endroit sale et en désordre! lol!

Bref, c'est peut-être une expérience à tenter de ton côté... Bientôt, les enfants pourront aussi en prendre un bout (notamment en te signalant ce qui leur manque pour affronter la saison à venir).

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Ah! Tu vois, le partage des tâches ménagères à la maison, entre mon chum et moi, ça se passe très bien. Je dirais qu'il fait maintenant un gros 50 %, et même plus. J'ai fait comme toi un moment donné : plus de vaisselle, à moins qu'il ne décide de la faire. Ça a marché, parce qu'il y a toujours bien des limites à vivre dans une sou à cochon! Hihi! On a nos domaines respectifs, on gère les points qui nous énervent le plus (ex. : lui, ce sont les planchers sales et moi, tout ce qui est au-dessus du sol et qui traine sur les comptoirs). Ça, ça va.

C'est juste que lorsque vient le temps de prévoir, de penser plus loin, là, je demeure LA référence! Je n'ose même pas rêver du moment où les enfants m'aideront dans ce domaine... Là, ils se laissent porter, ils sont bien, Maman pense à tout... Ils prennent la dernière barre tendre? Pas besoin de le dire, Maman sait tout! Et c'est qui qui trouve des boîtes dans l'armoire après? Hein? C'est moi! ;)

En tout cas, je suis fière de moi : ce week-end, j'ai mis mon chum à contribution et il m'a aidée à trier les bacs de tuques et de mitaines. Il a vu ce que c'est, que de faire essayer tout ça à nos deux petits monstres! Hihi! Et après, il s'est tapé un joyeux magasinage en famille de trucs d'hiver... La joie! :p

Reste que je demeure toujours celle qui a le nez dans les racks au magasin, à la recherche de LA grandeur introuvable! On est mère ou on ne l'est pas! ;)

Gen a dit…

@Isa : Oh boy, ma mère était peut-être une mère indigne, mais dès qu'on a su écrire la règle a été : vous terminez quelque chose, vous voulez qu'on achète quelque chose pour vous? Vous l'écrivez sur la liste d'épicerie affichée sur le frigo (et ensuite maman mets son veto...)

Deux semaines sans biscuit suffisent généralement à faire entrer la règle... :p Et ça soulage la maman.

Bref, oui, je pense que c'est souvent les femmes qui ont le réflexe de penser à long terme... mais faut pas croire que c'est parce que les autres ne peuvent pas. C'est juste ben plus facile! lol!

Par contre, trouver la grandeur introuvable au magasin, ça je pense que c'est génétique : après tout, on fait déjà ça pour dénicher nos pantalons... :p

Isabelle Simard a dit…

@ Isa : Je pense qu'on vient au monde capable de penser à 4 choses en même temps, mais quand on a été conçue, le bon Dieu à pas penser qu'on doivent aussi devenir salarié.

Le stress chez les femmes augmentent depuis qu'elles sont sur le marché du travail.

Chez-nous, j'ai décidé en fds que je ne me cassais plus la tête avec les repas. Je fais ma liste le jeudi soir en regardant la télé avec tout ce qui est en spécial, je fais l'épicerie en chemin du retour du travail le vendredi et je cuisine tout pendant la fin de semaine. Un casse-tête de moins.

J'ai choisi de lâcher prise sur tout ce que je ne contrôle pas alors bye bye le stress.

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Ben moi, ma mère faisait absolument tout à la maison, alors on a été habituées à nous faire dorloter un peu... Ça doit être pour ça que le métier de mère a été dur à me rentrer dans le coco!!! :S

Ah, t'as raison, je le sais : c'est à moi de déléguer à mon petit monde... Avec mon chum, la job est pas mal faite, mais pour les enfants... Je manque un peu de courage, je l'avoue! Ma fille est comme moi à son âge : tête en l'air, rêveuse, négligente. Elle se fie qu'on va la ramasser, elle a la tête dans les nuages... Alors j'y vais graduellement! J'ajoute une tâche, et juste le contrôle de ça, ça m'épuise...

À Isabelle : Faire les repas le week-end, je trouve ça trop contraignant. Je fais juste les muffins pour la semaine. Et de toute façon, depuis notre déménagement cet été, mon chum arrive avant moi... et a le temps de faire une bonne partie du souper (héhé!) alors c'est déjà ça de gagné!

Non, plus j'y pense, ce n'est vraiment pas à la maison le problème. Au pire, quand je m'écoeure, ça traine et on mange du St-Hub ou du McDo un soir. Pas grave, on n'en meurt pas. Mais au boulot, c'est une autre paire de manche! J'ai plusieurs échéances qui arrivent bientôt, et je me demande comment je vais arriver à tout faire. C'est là mon problème : je vais faire ce que je peux, mon maximum. Et pour le reste... Ben, c'est là-dessus que je dois travailler. Le reste, j'en fais quoi? :S