30 octobre 2010

Qu'est-ce qu'on fait?

Qu'est-ce qu'on fait, quand on a plein d'idées de billets pour son blogue en tête, mais qu'on dirait que ce n'est jamais le bon moment de s'asseoir pour les écrire?

Qu'est-ce qu'on fait, quand plein d'histoires nous trottent dans la tête, nous envahissent, tourbillonnent, nous harcèlent, mais qu'on n'a pas le loisir de s'asseoir en paix, qu'il y a toujours quelqu'un qui attend après nous, toujours une tâche à faire, toujours du monde qui veut passer du temps en notre présence, parce qu'ils nous aiment et ne nous voient pas suffisamment?

Qu'est-ce qu'on fait, quand on est si fatigués le soir après le boulot, les enfants, la vaisselle, les lunchs, qu'on n'a même pas l'énergie d'embarquer sur la Wii Fit, et encore moins d'ouvrir son portable? Qu'on s'endort sur le divan, brûlés, plus capables de bouger le petit doigt?

Qu'est-ce qu'on fait, quand on a tous ces projets qui nous montent à la gorge, qu'on n'en peut plus, qu'il faut trouver du temps, mais du temps, il y en a si peu, si peu, qu'on doit choisir, mais que peu importe, aucune des options ne pourra être menée à terme, parce qu'on n'a pas suffisamment de temps?

Ce qu'on fait? On enregistre nos idées sur un dictaphone. On éparpille des notes un peu partout. On rêve du moment où on pourra mettre de l'ordre là-dedans, où on pourra enfin s'asseoir tranquille, pour plonger à fond.

Et on se rend compte en bout de ligne que de vivre dans le bordel, c'est peut-être ce qu'il y a de mieux pour son inspiration... Que c'est peut-être aussi bien comme ça, parce qu'une vie tout seul, sans obligation, sans personne qui nous attend avec impatience quand on rentre, ce serait vraiment, mais vraiment plate!!!

6 commentaires:

Gen a dit…

On peut peut-être aussi se dire qu'on est dus pour faire garder les enfants, passer une soirée à ne rien faire en amoureux et faire une grasse matinée le lendemain?

J'veux dire... c'est-tu faisaible avec les enfants. Parce que ça fait du bien en maudit après et ça permet d'avoir l'énergie d'ouvrir le portable après la journée de travail ;)

Pierre H.Charron a dit…

Pour reprendre ton titre sous l'air de Plastic Bertarnd: Qu'est ce qu'on fait ? Qu'est ce qu'on fait ? Je m'arrête ou je continue..Stop ou Encore... Tu résumes bien Isabelle, des fois , on voudrait s'arrêter et se réinventer une vie où on a moins d'intervenants qui vient nous torturer l'horaire et d'autres fois où ces mêmes intervenants sont tous nos raisons de se lever le matin avec le sourire. Alors, je choisis "Encore" en essayant d'avoir un peu plus de " Stop" pour mes ambitions et besoins personnels. Dans le fond, c'est l'équilibre que l'on recherche et dans le style de vie qu'on mène, elle est dure à planifier en svp !

Lucille a dit…

Et pourquoi pas prendre un pause, un week-end, seule ! Il faut le céduler, le programmer... mais avant tout le décider. Une pause.

Trois jours en ligne, on loue un chalet, une chambre de motel (service de massage inclu), on emprunte la maison de la belle-mère (qui durant ce temps gardera les enfants, le mari et bien sur, fera le lavage, le repassage, le reprisage et quelques lunchs pour la semaine à venir).

On le décide... et peu importe qui aura besoin de nous, on est absent, injoignable, disparu des radars. On laisse le cellulaire à la maison et on part, l'esprit en paix, l'esprit tranquille, mais seule.

On y goûte une fois, et ensuite, c'est comme quand il faut changer les batteries du détecteur de fumée... on le fait deux fois par année.

Voilà comment moi je ferai !

Isa Lauzon a dit…

À Gen : C'est vrai que ça fait une éternité qu'on n'est pas sortis, mon chum et moi... C'est compliqué en ce moment, ma fille commence à garder son frère, mais le soir, elle n'est pas encore tellement habituée, alors on retarde toujours... Et faut dire que mon chum s'est tapé une méchante otite cette semaine, pas finie encore d'ailleurs, alors j'ai dû "backer" pas mal à la maison... Je trouve ça dur. Mais au moins, je sors ce soir, la soirée de conte avec Eric Gauthier. Ça va faire du bien!

À Pierre : Ah! Que tu me comprends! La recherche de l'équilibre, c'est la quête de ma vie je pense. Un peu plus de encore, un peu plus de stop peut-être... C'est jamais facile!

À Lucille : Ouf! Attends un peu, je sens l'émotion me monter dans la gorge... Cette retraite d'un week-end dans un chalet ou dans une chambre d'hôtel, j'en rêve depuis longtemps... sans oser la faire. Parce que le poids des responsabilités sur mes épaules me retient... Parce que je trouverais ça injuste pour mon conjoint, qui se dévoue tout autant que moi à la maison et qui ne se plaint pas, lui... Parce que j'aurais l'impression d'abandonner les miens, de fuir mes responsabilités... Alors j'en rêve encore, de cette retraite. Je rêve, et le temps passe. Et je sens de plus en plus que j'en aurais besoin...

Lucille a dit…

Ben moi je dirais à mon n'amour: Chéri, je prends un week-end... et tu prends l'autre ;o)

Les responsabilités sur tes épaules ont le poids que tu veux bien leur donner. Ce poids deviendra encore plus lourd, si les épaules qui le soutiennent s'affaissent, se cassent, se brisent. Ne dit-on pas 'Qui veut aller loin ménage sa monture'.

Je te le souhaite de tout coeur ce week-end.

Ciao!

Isa Lauzon a dit…

À Lucille : Le problème, c'est que Chéri ne demande absolument rien... N'a pas besoin d'un week-end à lui, n'en veut même pas... Difficile donc de prendre pour moi, si lui n'a rien en retour! Je cherche encore des solutions. Et surtout, à me déculpabiliser d'avoir autant de besoins, d'avoir autant besoin de penser à moi, de m'accorder du temps. Je me trouve égoïste, exigeante. Déjà, si j'arrive à régler ce problème-là, il va y avoir de l'espoir...