21 août 2010

Question existentielle

Quelqu'un peut-il me dire pourquoi, invariablement, je choisis d'office le mauvais narrateur lorsque je ponds le premier jet d'une histoire?

Présentement, je suis en train de réécrire au complet ma nouvelle de 5 500 mots... qui passe du narrateur aligné (soit, en "il", aligné sur le personnage principal) avec un temps au passé, pour transposer le tout en un narrateur au "je", au présent...

D'accord, ça convient beaucoup mieux au contexte, mais pourquoi ne suis-je pas capable de trouver ça AVANT d'écrire, et non pas après?

Soupir! Rassurez-moi, je ne suis pas la seule à vivre cette situation, n'est-ce pas? N'est-ce pas?


***

Précision :

Mais non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas vraiment découragée. Plutôt heureuse de l'avancée de mon projet, et du résultat que donne jusqu'ici mon changement de narrateur et de temps. Je constate juste, une fois de plus, que la paresse n'est pas de mise, dans une telle situation. La fin justifie les moyens, comme on dit!

5 commentaires:

ClaudeL a dit…

Je pourrais bien te dire que c'est une question d'expérience, de trouver son style, mais non, pas seulement, ça peut changer selon l'histoire, selon la mode de telle année, selon les lectures qu'on fait, selon les recommandations de lecteur ou d'animateur.

Je suppose que plus on écrit, plus vite on se décide et moins on se laisse influencer, on devient sûr(e) de soi.

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : Dans le cas présent, je me laisse influencer par mes récentes lectures, car je commence à découvrir combien le point de vue du narrateur peut influencer l'histoire et changer complètement la perspective. Je trouvais mon premier jet froid et impersonnel, alors je l'ai mis au "je". Je remarque que j'ai toujours davantage de facilité à me mettre dans la peau d'un narrateur au "je". Je me fonds en lui, je deviens une autre, je joue un rôle, au fond, un peu comme une comédienne...

Sure de moi en écriture, je ne sais pas si ça arrivera un jour. Enfin, à force d'essayer et d'expérimenter, je vais arriver à des résultats!

ClaudeL a dit…

ON devrait tout écrire au "je" pour rendre le tout plus fort. Quitte à changer ensuite le je en prénom.

Sur 15-40 pages pas trop long mais dans les 200!

Gen a dit…

@Isa : Moi aussi je pars souvent avec le mauvais narrateur.

Heureusement, quelques explications d'Élisabeth m'ont aidée récemment. Quand tu choisis ton narrateur, tu dois penser à ce que l'histoire implique.

Est-ce que ton personnage principal va la vivre intensément au niveau émotionnel? Si oui, le je est approprié. Est-ce que tu veux laisser le lecteur dans le vague? Encore là, le je est indiqué.

Est-ce tu dois présenter beaucoup d'éléments que le personnage ne sait pas mais que tu veux que le lecteur sache? Alors il te faut un il...

Et toutes les nuances entre les deux demandent des il plus ou moins alignés.

... mais maudit que c'est plus simple à réaliser une fois le premier jet fait! lolol!

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : Mets-en que c'est long, de transposer tout ça! En fait, j'ai une nette préférence pour le narrateur au "je", et plus je tente de me convaincre d'utiliser d'autres narrateurs, plus j'en reviens au final à mon fameux "je"... Parce que je me sens à l'aise avec lui. Parce qu'il me permet d'exprimer davantage d'émotions. Enfin, tout dépend du contexte, comme le dit si bien Gen dans son commentaire...

À Gen : Merci pour ces explications, ça va peut-être m'aider à l'avenir à m'enligner AVANT d'écrire le premier jet! MDR! Mais sais-tu quoi? J'en doute! Hihi! On dirait que je n'ai pas fait le tour de la question tant que je n'ai pas testé au minimum 2 narrateurs sur une histoire. Ce qui prolonge l'écriture en pas possible, mais c'est très formateur par contre au niveau de l'expérience... Avec le temps, je suppose que ça va s'améliorer, que je saurai mieux déterminer à l'avance quel narrateur et quel temps je dois priviligier! :O)