15 août 2010

Éteindre sa flamme intérieure

Je pense que c’est clair pour la plupart des gens qui me côtoient : je suis une passionnée. Passionnée par la vie, les gens, l’écriture, les livres, mon travail, et j’en passe. J’aime rire d’un rien, faire rigoler mes proches avec mes répliques mordantes, bref, je parle fort, je gesticule et je ne suis pas toujours reposante!

J’ai appris avec le temps que mon tempérament ne cadrait pas toujours avec les attentes des "autres". Vous savez, les "autres"? Les amis, la famille, le conjoint, les enfants, les patrons, les passants, les parfaits étrangers…

Je jure solennellement que j’ai essayé de me conformer aux attentes des "autres". Pour voir briller dans leurs yeux une lueur d’approbation, plutôt que celle de l’incompréhension ou du jugement.

À mes heures, je suis calme, tranquille et posée. Je cadre bien dans le moule. Et puis, soudain, je m’enflamme. J’explose pour dénoncer, je m’écrie pour m’extasier, je jacasse pour me raconter.

J’ai essayé. Je jure que j’ai essayé d’éteindre ma flamme intérieure pour faire plaisir aux "autres".

Désolée, je ne peux pas. Je ne veux pas.

Pas là l’âge où je suis rendue, pas avec le bagage d’expérience que j’ai accumulé. Parce qu’il est impossible de plaire à tout le monde en même temps. Parce que de toute façon, il s’en trouvera toujours pour critiquer ma façon d’être. Alors autant être moi-même et l’assumer pleinement!

Et, de toute façon, je crois qu’il en faut, des personnes comme moi, pour mettre un peu de vie dans ce monde imparfait, où règne en maître le métro-boulot-dodo. Un peu d’excentrisme, un peu de folie, que diable! Ça n’a jamais tué personne…

Je suis ainsi faite. Verbomotrice et passionnée. Il est fini, le temps où j’étais un caméléon, ce temps où je me camouflais dans le paysage pour ne pas faire de vagues.

Je suis celle que je suis. Point à la ligne!

Et j’espère que de votre côté, la vie vous a appris à vous accepter tel(le) que vous êtes. Selon moi, c’est la seule voie possible pour atteindre le véritable bonheur…

7 commentaires:

ClaudeL a dit…

Te ressemblais beaucoup. Les mêmes mots pour me définir: cameléon, verbomoteur... Avec le temps je suis toujours aussi verbomoteur mais un peu moins passionnée. Ça ne paraît pas, j'ai l'air de l'être encore, mais je le fus beaucoup plus.
Vite à part ça. Moins vite, mais ça ne paraît pas non plus.
De toute façon qui qu'on soit, on ne peut pas plaire à tout le monde. À soi-même d'abord et avant tout. Ces autres s'en accommoderont. Ou non.

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : Avec les années, je m'assagis aussi un peu. Je choisis mes bataille. Je maîtrise mieux mes émotions. Je me connais mieux. Je suis toujours la même, et je le resterai toujours. Plus mature, mais toujours moi. Contente de voir que tu as fait le même constat : Les "autres", ils acceptent ou non ce que nous sommes. Sinon, tant pis! Ce n'est pas négociable. Ça ne doit pas l'être. Jamais.

Gen a dit…

@Isa : Que dire sinon "amen"?

Ce que j'ai appris au cours des ans, c'est que ça vaut pas la peine d'essayer d'être nous-mêmes avec les gens qui ne nous accepteront jamais de toute façon. Autour de ces gens là, je me tais et j'écourte les visites au maximum.

Avec les gens qui me trouvent juste un peu bizarre, je leur apprends à découvrir la vraie Gen à petites doses. ;)

Et je n'essaie plus de changer de personnalité. Travailler sur mes défauts, oui, mais essayer d'être autre, non.

La vie est trop courte, trop précieuse... et trop belle quand on est une passionnée qui s'assume! :) Quand on aime la vie, elle n'est jamais ennuyante :)

Chantal Moreau a dit…

Moi ce qui m'intrigue, c'est de savoir ce qui est arrivé pour que tu écrives là-dessus. Curieuse cette Chantal n'est-ce-pas? :) Tu es unique et je t'apprécie telle que tu es. Quel fun nous avons toutes les deux! Si nous étions tous pareils, quelle vie moche nous aurions :)

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Tiens, je me retrouve dans ton silence... Quand je me retrouve dans une situation où je sens que les gens ne s'intéressent pas à ce que je suis, je fais comme toi : je me tais et j'écourte les visites. Dans mon livre à moi, ce type de rencontres s'appelle "obligations", et c'est un mot que j'ai beaucoup de mal à accepter maintenant... La vie est trop courte, pourquoi s'emmerde-t-on à s'obliger à fréquenter des gens qui ne nous apportent rien ou, pire, qui nous bouffent notre énergie?

À Chantal : Hihi! Là, je te reconnais bien! Ce qui est arrivé? Plein de déceptions, plein de remises en question, plein de malaise ressenti. Plein d'efforts pour plaire, pour changer, pour calmer mes ardeurs, pour... pour rien, au fond. On m'aime comme je suis, ou on passe son chemin. C'est ma nouvelle règle. Fatiguée de faire des efforts pour les autres. En font-ils pour moi, ces autres? Pas souvent.

Aaaaaahhh! Merci de mettre un baume sur mes douleurs passées avec ton amitié! Mets-en que nous avons du fun, d'ailleurs je me suis pas mal ennuyée de toi pendant tes vacances... Ce n'est jamais plate au bureau quand tu es là! :O)

Anonyme a dit…

En France on constate souvent que les gens jouent un role en société et ce role ne reflete pas du tout leur personnalité, et généralement cela fini par un clash, des personnes qui se reconnaissent pas et qui veulent etre comme ils sont. Donc à mon avis, la meilleur amitié vient des amis qui vous acceptent comme vous êtes et ils auront l'habileté pour vous dire si parfois vous depassez un peu les limites, tout en restant gentils car ils vous aiment, et c'est bien là l'essentiel.
Moi je vis cela en ce moment, je viens de revoir tout mon debut de vie d'adulte et je me suis aperçu que je n'avais pas de vrais amis comme je le pensais, les seuls que j'ai sont ceux rencontrés durant mon adolescence, avec eux la conversation redemmare là on nous nous etions arrêté quinze ans auparavant et on s'amuse vraiment bien quand l'on se voit.
Bien cordialement, Cyril VALERY.

Isa Lauzon a dit…

À Cyril : Bah! Il n'y a pas qu'en France, où les gens jouent un rôle et ne montrent pas leur vrai visage!

Des vrais amis, j'en ai très peu, triés sur le volet. J'ai fait pas mal de ménage ces dernières années, et je dois dire que je ne regrette rien. Il y a des gens, comme ça, qui ne nous manquent pas... Et d'autres, en contrepartie, que nous ne voyons pas souvent, avec qui pourtant, le temps semble s'être arrêté. Même après une longue séparation, la relation renoue immédiatement, nous avons beaucoup en commun, tellement de choses à se dire, à partager. Ça, ce sont les véritables amis!