15 juillet 2010

Enfin... je me rends à l'évidence

Ces dernières semaines ont été catastrophiques au niveau de l'écriture. Non seulement je n'ai à peu près pas le temps d'écrire, mais en plus, j'écris de la merde.

Vous avez bien lu : de la merde! Je commence des histoires, je suis motivée, et soudain, mon enthousiasme tombe à plat. Je regarde mon texte et je ne le trouve plus pertinent du tout. Il ne me mène à rien, il ne ressemble pas à ce que je voulais au départ et je me rends compte qu'il me faudrait tout revoir pour arriver à un résultat potable. Et encore, je doute de mes capacités à y arriver.

Bref, je suis dans une mauvaise passe littéraire. Et ce n'est guère étonnant, vu mon récent déménagement! Pas capable de me concentrer une minute, avec tout ce bordel qui m'entoure. Je lève les yeux de mon ordinateur et je me sens étouffer sous la pression de la tâche titanesque qui m'attend pour reprendre le contrôle de mon environnement.

Un collègue de travail m'a fait aujourd'hui une suggestion qui m'a fait réfléchir. "Pourquoi ne prends-tu pas un sabbatique?"

Il me parlait d'un an de congé d'écriture, mais ça, j'en suis incapable et ce n'est pas ce que je souhaite.

Par contre, un petit congé, le temps de me placer à mon aise dans ma nouvelle maison... Bloguer à mon aise, lire, faire quelques critiques de bouquins, le tout de façon très relax, sans me mettre de pression...

Me connaissant, il suffira que je décide de prendre une pause d'écriture pour que des idées faramineuses me hantent et me forcent à reprendre le collier. Qu'à cela ne tienne, je suivrai mon envie du moment.

Là, dans deux minutes, je m'en vais me baigner dans ma nouvelle piscine. Sans me sentir coupable pour le ménage, les boîtes, la vaisselle, les projets d'écriture. Juste profiter de la vie, de l'été, de la chaleur, de ma petite famille.

J'ai besoin de souffler un peu, là. Me comprenez-vous un petit peu?

6 commentaires:

Chantal Moreau a dit…

Suivre ton envie du moment, là tu parles!

Ton déménagement est très récent,d'ici peu de temps tu finiras bien par te sortir de celui-ci et avoir du temps pour écrire! Je comprends très bien ton dilemme ma chère. D'un autre côté, pour la "merde", puis-je être en désaccord?

Isa Lauzon a dit…

À Chantal : Merci de m'appuyer dans ma démarche... Et du côté de la "merde", je persiste et signe! Je sais, je suis peut-être un peu sévère avec moi-même, mais je suis déçue par mes performances récentes... Je deviens de plus en plus exigeante de ce côté-là, faut croire! :)

ClaudeL a dit…

Quand ce que j'écris n'est pas bon, je me contente de noter des idées. Dans Excel, je définis des personnages: prénom, couleurs de yeux, de cheveux, grandeur, caractère, qualités.
J'élabore des structures de roman, ça ressemble à des titres d'une histoire dans laquelle j'essaie d'avoir une montée dramatique, une sorte de résumé d'histoire.

Et puis, je vais me baigner... et/ou je lis et ça revient.

Gen a dit…

@Isa : Je te comprends totalement d'avoir besoin d'une pause. Tu viens de vivre des gros boulversenements et là tu es épuisée, ce qui est normal.

Si tu peux te le permettre, prendre quelques jours à tes frais avant tes vacances te donnerait l'occasion d'avancer un peu et de te reposer. Je pense que c'est une bonne idée.

@ClaudeL : Moi aussi quand l'inspiration est à zéro, je note des bribes.

Raquel Byrnes a dit…

Je comprends tout à fait. Qu'y at-il été qui me fait perdre mon attention et que vous voulez aller jouer à la place?

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : Je note toujours mes idées au fur et à mesure, car il y en a sans cesse de nouvelles qui affleurent! Mais je ne vais pas m'atteler à un projet d'écriture en ce moment. Plutôt lire, comme tu dis (j'ai pris du retard dans ce domaine!). L'été, c'est parfait pour ça! Et bloguer, car j'ai envie de jaser avec du monde en ce moment. J'ai envie aussi de parfaire mes connaissances en écriture, de lire des livres de croissance personnelle. Julia Cameron et ses pages du matin me tente beaucoup, et depuis longtemps... donc, ce sera une excellente occasion!

À Gen : Malheureusement, je ne peux pas me permettre de prendre des journées... Et je remplace une collègue la semaine prochaine, donc je vais travailler une journée de plus... Ç'aurait été une bonne idée, mais... je vais passer mon tour! Enfin, ça va, je ne suis pas si épuisée que ça, je vais survivre. C'est juste qu'avec tout ce qui me roule dans la tête, l'inspiration connait quelques ratés!

À Raquel Byrnes : Merci pour la visite et la compréhension! Et heu... quelle était la question?