21 juillet 2010

Critique, moi? Pfft!

J'ai réalisé au fil du temps que je n'étais pas une critique au vrai sens du terme. Pas comme ces auteurs si talentueux qui critiquent les bouquins sur leurs blogues et dans les revues littéraires.

Je suis trop complaisante, je recherche trop le bon. Je n'ai pas toujours envie de débusquer les erreurs, les fautes, les maladresses. Je n'ai pas toujours envie d'expliquer le pourquoi. Je veux simplement aimer et faire aimer ces oeuvres qui ont demandé tant de temps et d'énergie à leurs auteurs. Même quand je n'aime pas, j'essaie de voir du positif parmi le négatif.

Que voulez-vous, quand je ne suis pas auteure en devenir, je suis une Madame tout le monde. Une mère de famille, qui travaille à plein temps et qui lit pour se détendre. Je n'ai pas fait l'université, même pas le Cegep. Hé non! Je détiens un DEP en secrétariat et j'ai commencé à travailler à 18 ans. Pas de pedigree prestigieux, donc. Ce qui, à mes yeux, n'enlève rien à ma valeur! Simplement, j'ai pris mon expérience de vie ailleurs.

Par contre, des livres, j'en ai lu beaucoup. Depuis ma plus tendre enfance, et de tous les genres. Je sais ce que j'aime et ce que je n'aime pas. Un peu comme pour l'Art en général. C'est beau, ou ça ne l'est pas. Ça me touche, ou ça me laisse indifférente. C'est bien fait, ou c'est bâclé. Même chose pour les films.

Je fais partie du public général, de la masse. Mes commentaires ne sont pas toujours très techniques, mais je crois que j'ai tout de même ma place parmi les critiques.

C'est pour ça que je continue. Parce que je crois qu'il faut de tout pour faire un monde, et que je considère que j'apporte ma petite pierre à l'édifice.

Critique, moi? Pas vraiment. On pourrait dire... attendez... critique amateure? Avez-vous un autre qualificatif plus approprié?

13 commentaires:

ClaudeL a dit…

Lectrice qui commente. Commentatrice, est-ce que ça se dit?

Un DEP en secrétariat?
Certains pourraient dire qu'il y a du talent qui se gaspille, moi je dis plutôt que c'est aussi important d'avoir de bons plombiers, de bonnes secrétaires (qui écrivent sans faute), de bons mécaniciens que de bons médecins ou de bons professeurs.

Quand je suis arrivée dans la Petite-Nation, ça m'a beaucoup surpris de voir tant de jeunes se diriger vers le "commercial". C'est qu'il y avait un orienteur qui avait décidé de garder nos jeunes dans la région plutôt que de les voir partir en ville, au Cegep. Il a beaucoup valorisé les cours professionnels. Ça nous a fait d'excellentes secrétaires, de très bons commis comptables, de bons mécaniciens. Il y en a plusieurs, aujourd'hui, après formation, qui sont directeurs de caisse, de banques, adjointe à la direction. Des hommes et des femmes d'affaires.

L'important c'est d'aimer ce qu'on fait et de bien le faire.

Gen a dit…

@Isa : On s'en fout du pedigree. Je suis la preuve parfaite que de longues études ne mènent pas nécessairement à grand chose! lol! Je fais le même boulot que toi après six ans d'université... mais moi je suis sans doute moins payée, parce que je le fais depuis moins longtemps! hihihihi :p

Je ne pense pas que c'est un défaut d'essayer de voir le positif parmi le négatif quand tu lis un livre. J'essaie de le faire aussi. Des fois, quand j'ai vraiment pas aimé, c'est dur. Mais la plupart du temps, c'est vrai qu'il y a quelque chose de bon à trouver. Cela dit, faut pas exagérer et vanter avec enthousiasme un livre qu'on a trouvé à peine moyen!

Et je pense que le fait que tu te définisses toi-même comme "Madame Tout le monde", "un bon public" ou "faisant partie de la masse", ça te donne à la fois de la légitimité (après tout, c'est pour la masse qu'on écrit!) et c'est tout à fait faux : le propre de "la masse", c'est de nier le fait que "la masse" existe ;)

Mais d'une façon comme d'une autre : laisse tomber les étiquettes Isa et dis-nous ce que tu as lu de bon :)

Pat a dit…

Je suis surpris de cette remise en question. Je trouve tes billets benn corrects et informatifs. Comme Gen écrit: dis-nous ce que tu as lu de bon.

Ed. a dit…

Les « qualifications », c'est pas vraiment important. Je connais beaucoup de « littéraires universitaires » qui sont incapables d'ajouter la moindre émotion à leurs textes tellement ils sont pris dans les « technicalités ». J'ai seulement un secondaire cinq (maths faibles, profil art, passé par chance sur une gosse), faque comme toi, j'apprends de la vie, ce qui, personnellement, m'est beaucoup plus utile.

richard tremblay a dit…

Ce que je recherche dans un commentaire de livres c'est si ça a plu ou non au rédacteur, pis pourquoi -- si elle ou il peut l'articuler. Les études n'ont rien à voir avec la sensibilité de la personne, il y a des cornichons éduqués sans grâce.

Et parlant de cornichon, j'ai juste un sec 4. Le reste, comme dit Ed, c'est l'école de la vie.

Isa Lauzon a dit…

Ah! Que vous me faites du bien, tous, vous n'avez pas idée! Ces temps-ci, je doute un peu de moi-même, je l'avoue, alors vos commentaires viennent de me donner l'élan nécessaire pour poursuivre mes efforts!

À ClaudeL : Commentatrice de livres? Ça sonne pas pire! Ben oui, un DEP en secrétariat, payé de ma poche à part ça! J'avais les aptitudes pour faire beaucoup plus et mes profs pleuraient lorsqu'ils ont connu mon choix de carrière (j'étais la plupart du temps première de classe...). Mais c'est ce que je voulais vraiment faire dans la vie, et je n'ai jamais regretté. Les DEP sont souvent dénigrés, mais je dois dire que la formation est très condensée et pratico-pratique. Pas de perte de temps, on apprend juste ce qui est nécessaire pour le métier. J'adore mon travail et je n'ai que de bons commentaires sur ce que je fais, alors je pense que je suis dans la bonne branche!

À Gen : Quand même, ne viens pas me dire que tes études ne t'aident pas en littérature? Ton expertise d'historienne, tes lectures, les notions que tu as apprises transparaissent dans tes écrits, dans tes commentaires. Ah! Pour le boulot, ça se peut que je sois rendue à 0,15 $ de l'heure de plus que toi... vu que ça fait longtemps que je travaille... Wow! Ça me fait une belle jambe! Hihi! D'accord pour l'évitement d'un enthousiasme exagéré pour un livre moyen ou même poche. En fait, quand je n'aime vraiment pas, en général, je ne commente pas!

À Pat : Là, tu me rassures! Ne t'inquiête pas, je vais commenter pas mal de bouquins prochainement, ça fait longtemps que je n'ai pas fait de critiques et oui, j'ai lu de bons livres au cours des dernières semaines!

À Ed. : "Passé par chance sur une gosse" MDR!!! C'est vrai que la vie m'a appris beaucoup plus que les bancs d'école. La théorie, c'est bien beau, mais rien ne vaut l'expérience! Et pour les "littéraires universitaires"... Je peux te dire un secret? Je m'ennuie parfois avec ce type d'auteurs. Comme toi, je trouve qu'il manque de sentiment... qu'il y a trop de technique... Ce qui ne m'empêche pas d'être admirative, d'envier le vocabulaire et tout ça, mais ce n'est assurément pas vers cette voie que je me tournerai!

À Richard : Au moins, je peux dire sans fausse modestie que je ne suis pas une cornichonne insensible! Un point pour moi! MDR!!!

Voyez-vous, moi, secondaire 4, 5, DEP, Cegep, Université ou Maîtrise, je m'intéresse à ce que les gens ont dans le ventre, à leur vécu, à l'humain derrière la façade. Alors, à mes yeux, le pedigree des autres n'a aucune importance. Peut-être ai-je de temps à autre un petit complexe d'infériorité quand vient mon tour... Ma petite bête noire que je doute de réussir un jour à dompter!

ClaudeL a dit…

Complexe d'infériorité pour tes années de scolarité: peut-être le traîneras-tu longtemps, il t'appartient, tu dois vivre avec et le surmonter, si possible.
Mais la scolarité elle-même ne paraît pas nulle part. Si tu ne le dis pas, on ne le sait pas. Et on juge tes réalisations, non ce qu'il y a derrière pour les réussir.
Et jusqu'à maintenant, à ce que je sais, à ce que je vois, c'est plus que super, je dirais.

Comme ma mère, elle avait une dixième année commerciale anglaise, elle est devenue traductrice de produits pharmaceutiques, elle a même formé sa remplaçante qui, elle, était de la génération qui pouvait étudier la traduction à l'université, ce qui n'avait pas été le cas dans les années '40. Penses-tu que les patrons se sont attardés longtemps au diplôme, ils étaient bien trop contents de trouver quelqu'un de fiable, travaillant, compétent, ponctuel, etc...
Tout le monde doit avoir des exemples comme ça.

Chantal Moreau a dit…

Oh oh, une nouvelle remise en question d'Isa... Il me semble que nous étions dûs. En effet, la dernière a eu lieu il y a déjà 1 mois, hi hi hi! Je te le dis et le répète: tu écris TRÈS BIEN et tu commentes TRÈS BIEN! N'est-ce pas pour cette même raison que nous t'avons nommée notre journaliste officielle au bureau? Qui d'autre que toi pourrait nous pondre tous ces merveilleux textes, si agréables à lire, en si peu de temps? Que dire également de tes réussites du côté des prix littéraires et de tes publications? Parole de fan, tu es au bon endroit! xx

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : En fait, je n'ai pas de complexe d'infériorité en regard de mon pedigree scolaire dans la vie normale. Pas du tout, vraiment! C'est quand j'arrive parmi des auteurs diplômés en littérature (ou en histoire, petit clin d'oeil ici à Gen) que je me sens pas mal ordinaire... En tout cas, merci pour le qualificatif "super", je vais le mettre dans une petite boîte et laisser cette boîte aux trésors sur ma table de travail. Ainsi, ça me remontera le moral quand il est à plat! ;)

À Chantal : MDR!!! On doit être dues pour ta remise en question à toi aussi, habituellement, on est pas mal "timées" pour ça! Hihi! Merci pour tes bons mots, mais je dirais qu'il n'y a pas vraiment de mérite là-dedans, je fais juste ce que j'aime et quand j'aime faire quelque chose, je me donne à 100 %, c'est tout! Et puis, j'espère que je suis au bon endroit, collègue... Où donc aurais-je autant de fun à tous les jours, en si bonne compagnie? ;)

Chantal Moreau a dit…

Une remise en question de mon côté? Non, je ne vois vraiment pas ce que tu veux dire... Mouaaahhhhhahahah!

Au bon endroit au bureau: oui certain! Mais ce que je voulais dire lorsque je disais "tu es au bon endroit" c'était plutôt que grâce à ton don de l'écriture et ensuite le travail que tu y mets, tu pouvais te permettre de participer aux blogs littéraires, aux concours d'écriture, aux dictées, à publier tes textes et avoir de nombreux contacts avec d'autres passionnés, etc.). Donc, une belle place dans tout ça juste pour toi! Une belle place qui te va si bien!

Isa Lauzon a dit…

À Chantal : HAHAHA! Ben non, hein, y a juste moi qui suis névrosée... Me semble!!! ;)

Ah! C'est ça que tu voulais dire! En tout cas, c'est sûr que j'aimerais en faire davantage, de toutes ces activités que tu énumères, mais j'ai une vie beaucoup trop remplie pour l'instant... Peut-être un jour, lorsque les enfants seront plus grands...

François Bélisle a dit…

Fonce. Point final.

Isa Lauzon a dit…

À François : Hihi! OK, boss, je fonce et j'arrête de m'en faire avec des niaiseries! (ou enfin... j'essaie!) ;)