23 juin 2010

Une vraie farce!

Hump... Ppppp... Pouahahahahaha! Désolée, je suis incapable de me retenir, j'ai le fou rire depuis que je me suis rendue à l'activité "concours de français" que j'avais annoncé il y a quelques jours.

Mise en contexte : Je suis allée ce matin faire du repérage au Parc Dubreuil, à Blainville. Constatant le peu de stationnement disponible, je me suis inquiétée quelque peu... Mais je me suis dit qu'au pire, je me stationnerais dans une ruelle adjacente.

À 17 h, j'ai quitté le boulot (situé à deux minutes du Parc Dubreuil) sur les chapeaux de roues et je me suis rendue au fameux parc. Allais-je trouver du stationnement?

En arrivant, surprise : Il y a 4-5 autos dans le stationnement. Hum... Là, je commence à douter. Je laisse dans la voiture mon carnet de notes et mon stylo, que j'avais apportés au cas où.

17 h 02, pas de concours de français à l'horizon. Je m'avance vers une table et demande en criant à un jeune (les musiciens se pratiquent sur la scène, c'est la cacophonie) : "C'est où, pour l'activité de français?" Hein? Il ne sait pas de quoi je parle...

Là, une femme arrive, probablement l'une des organisatrices, et m'annonce que je ne peux pas commander de bière ni de hot dogs tout de suite, ils ne sont pas prêts. "Non, je viens pour l'activité de français... C'est où?"

Elle me répond...

Hump... pppp... Hihi! Accrochez-vous bien à votre chaise :

"Ah oui! L'activité de français! En fait, on a juste affiché des textes. Quand quelqu'un vient dire qu'il y a une faute (faut dire ça à une des tables semble-t-il, à un gars elle ne sait pas trop où), on lui donne un coupon pour un tirage qui aura lieu quelque part dans la soirée...

"Ah!" Je fais l'innocente (ce que je suis, finalement!) et je demande où sont les fameux textes.

"Sur les portes des toilettes", me répond-elle.

"Je vais aller voir ça", dis-je en prenant un air intéressé.

Arrivée devant lesdites toilettes, je vois... hump... ppp... pouhahahaha! Des textes imprimés sur papier blanc, apposés sur les portes des toilettes chimiques à l'extérieur! Si, si, rien de moins! Je n'ai pas eu à lire longtemps pour voir les erreurs. La première était du genre "Je me suis amusér". Si vous ne trouvez pas la faute là-dedans, je peux vous la faxer... ;)

Mon constat : Je me suis fait avoir d'aplomb!

Ma prédiction : Ne me cherchez pas demain pour le concours d'écriture, vous ne m'y trouverez pas! J'aurai certainement des choses plus intéressantes à faire. Comme défaire des boîtes, par exemple...

Bon sang que je suis naïve!

8 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Comme dirais l'autre, si on ne vaut pas une risée,on ne vaut pas grand chose ! Belle anectdote à raconter en tout cas ;)

Bonne Saint-Jean :)

Less a dit…

Du français sur les chiottes... Révélateur en pas pour rire, quand même. Peut-être du sarcasme chimique ?

Bonne St-Jean-Baptiste.

Chantal Moreau a dit…

Et bien, j'ai vraiment rigolé à la lecture de cette histoire. Crampant!!!

Mais... peut-être que tu vas manquer quelque chose de VRAIMENT intéressant demain? Allez Isa, vas-y, hi hi hi!

Karuna a dit…

Je seconde Chantal. Vas-y. Ça nous fera peut-être une autre histoire drôle à lire demain.
Ne laisse pas ces nonos gâcher ton bel enthousiasme :P

ClaudeL a dit…

N'empêche, il y a quelqu'un en quelque part qui a pris le temps de penser, d'imprimer, de poser les dites feuilles. Pour cette personne, peut-être que c'était beaucoup.

Isa Lauzon a dit…

À Pierre : Je n'ai pas d'orgueil pour ces affaires-là. Si c'est drôle, ça vaut la peine d'être raconté! BONNE SAINT-JEAN!

À Less : C'est justement ce que j'ai trouvé de plus ironique là-dedans. Sachant à quel point une majorité de Québécois se foutent royalement du français, j'ai trouvé en effet très révélateur de voir qu'une activité sur le français se retrouve... sur les chiottes. Il est où, le respect de notre belle langue? Je dois être trop chatouilleuse de ce côté-là... ;)

À Chantal : Sais-tu, j'en doute. Je pense qu'à l'autre parc, ce sera un peu le même genre d'activité connexe, un à côté à la Fête de la Saint-Jean. Je suppose qu'on doit passer à une table remplir un petit coupon et qu'il y aura tirage plus tard. Rien pour nourrir ma soif de réalisation personnelle!

À Karuna : L'enthousiasme est retombé, je l'avoue. C'est juste que dans ma tête, au départ, ça semblait plus sérieux. Mais je comprends maintenant que ces activités sont organisées par des comités de parcs, qui ont à coeur de faire passer un bon moment à leurs résidents. Et le contexte ici, c'est la Saint-Jean, pas le français ni l'écriture. Les gens n'ont pour la plupart aucun intérêt pour ça, ils veulent fêter la Saint-Jean! Si les organisateurs ont mis une activité sur la littérature, c'est parce qu'ils recevaient une subvention pour ça. Point à la ligne. Je vais garder mon énergie et mon temps pour des activités mieux ciblées!

À ClaudeL : Oh... Là, tu me fais sentir coupable! Je sais bien que quelqu'un, derrière tout ça, a dactylographié lesdites feuilles, s'est donné la peine de choisir des fautes que Monsieur et Madame tout le monde trouveraient facilement et a élaboré le concept... Cette ou ces personnes ont bien ciblé leur clientèle je suppose. C'est moi qui ne cadrais pas du tout dans le décor! Peut-être que jumeler littérature et Saint-Jean n'était pas une idée si géniale, finalement. À voir le résultat, j'aurais préféré qu'ils s'abstiennent. Présentement, j'ai un peu l'impression d'avoir été victime d'une fausse représentation. Afficher ouvertement sur un programme un concours de français et en arriver à ÇA, c'est presque insultant. Surtout pour cette belle langue que j'adore et que je chéris...

ClaudeL a dit…

" j'ai un peu l'impression d'avoir été victime d'une fausse représentation".

C'est ainsi que je me serais sentie aussi. L'activité a été mal présentée, c'est le moins qu'on puisse dire.

Ça me fait penser à cette grande affiche, aux États-Unis, qui annonçait un parc de bisons. À la grosseur de l'affiche et son graphisme pas si mal, j'ai pensé que ça valait le détour. Quelle déception: deux vieux bisons couchés dans un immense champ visiblement mal entretenu.

On s'en vient peut-être comme les États-Uniens.

Je ne voulais pas te faire sentir coupable, c'est mon dada à moi de toujours trouver les efforts d'un humain derrière toute activité. Comme les élèves qui font de leur mieux même si le résultat n'est pas à la hauteur de nos attentes.

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : MDR pour tes bisons! Pour ce qui est de l'effort, admettons justement qu'un élève te remette un travail et que tu sentes qu'il ne s'est pas trop cassé la tête pour te pondre ça... qu'il aurait certainement pu faire mieux... C'est un peu ce dont j'ai l'impression dans ce cas-ci. Que personne n'a trouvé qu'il valait la peine de s'investir à fond dans ce projet. Quoique en y pensant bien, vu le contexte, les organisateurs auraient certainement été très déçus s'ils avaient organisé quelque chose de grande envergure. Il n'y aurait certainement pas eu grand monde, à part moi, la folle mordue de français, pour y participer... Donc, définitivement, mes attentes étaient démesurément élevées et irréalistes. Mea culpa!

N'empêche, j'ai bien fait rire mon amie Chantal avec ça. Elle m'a vue partir du bureau sur les chapeaux de roue, m'inquiéter du stationnement, après m'avoir entendue lui rabâcher les oreilles avec ça des jours à l'avance... Et voir le résultat... C'en est encore plus drôle! Je pleurais de rire en racontant mes déboires à mon amoureux. Franchement, ça valait le coup!