5 juin 2010

Une bonne et/ou une mauvaise nouvelle?

Vous savez, très souvent, dans la vie, la notion de "bonne" ou de "mauvaise" nouvelle dépend avant tout du point de vue du principal intéressé.

Il y a généralement deux côtés à la médaille, deux façons de voir les choses. Certains seront portés à voir le verre à moitié vide, d'autres préféreront le voir à moitié plein. J'ose croire que je suis de celles qui privilégient le positif, mais nul n'est à l'abri du négatif!

Partant de là, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous partager :

La bonne, pour commencer : Comme je suis en congé tous les lundis (mes chers lundis, sans lesquels je ne pourrais survivre!!!), mes enfants demeureront avec moi tous les lundis cet été, plutôt que d'aller au camp de jour. Je suis enchantée, car ça me permettra de passer enfin du temps de qualité avec eux. Je nous vois nous baigner dans notre future piscine, faire des sorties, des activités ensemble, sans être pressés par l'horloge, savourant chacun la présence de l'autre... Ce sera vraiment un bel été!

La mauvaise, maintenant : Mes enfants seront avec moi TOUS les lundis de l'été... Je viens de me rendre compte que ça signifie que mes précieuses journées de congé ne m'appartiendront plus... Que je ne pourrai pas avancer autant que je le voudrais dans mes projets d'écriture...

L'adolescente égocentrique et égoïste qui niche toujours quelque part en moi se rebelle. Mon côté "Maman dévouée" lui répond que c'est la vie, qu'elle va s'y faire. Que ce n'est pas la fin du monde, après tout. Que c'est ça, être mère, on ne fait pas toujours ce qu'on veut. Et qu'au final, ça demeure une excellente nouvelle, car la priorité avant tout, c'est la famille...

Est-ce que toutes les mères se sentent tiraillées entre leurs anciennes pulsions d'adolescentes je-me-moi qui n'avaient que leurs propres désirs à combler, en opposition totale avec le rôle qu'elles ont endossé en mettant au monde ces enfants pour lesquels elles donneraient sans hésiter leur vie, pour lesquels elles se dévouent sans compter, prenant quelques cheveux gris au passage en s'inquiétant sans cesse pour leur bonheur?

Moi, je me sens parfois tiraillée. Parfois, je m'ennuie de cette adolescente égoïste qui avait tout son temps et qui peinait à ranger sa chambre.

Ne vous y trompez pas : J'adore mes enfants et je n'envisagerais pas mon existence sans eux. Jamais.

Toutefois, au risque de me faire clouer au pilori, j'ose le dire tout haut : c'est pas toujours facile, d'être mère!

4 commentaires:

Less a dit…

Ah ! le temps... Pas toujours facile d'être "parent".

Gen a dit…

@Isa : Je pense que c'est normal : tu n'es pas devenue Mère Thérésa en accouchant ;)

Par contre, là j'ai l'impression que tu t'en fais pour rien : tes enfants sont assez vieux pour être indépendants. C'est sûr que les premiers lundis, ils vont tripper d'avoir du temps avec leur maman... Mais après un ou deux, j'ai bien l'impression qu'ils vont aussi vouloir faire leurs propres activités tranquillement, non? Après tout, s'ils sont au camp de jour le reste du temps, ils risquent d'apprécier d'avoir une journée de plus à la maison, dans leurs affaires.

Je pense que je réagirais exactement comme toi dans la situation, alors ne te culpabilise pas!

Karuna a dit…

Fais-toi à l'idée, Isa. Qunad les enfants sont rendus grands, c'est autre chose qui nous frustre de notre désir de ne vouloir juste écrire! N'importe quoi me dérange si cela signifie que ça m'empêche de me consacrer à mon roman. Ces temps-ci, je trouve que je néglige mes amies proches et je m'ennuie d'elles, mais les corrections me captivent. Je suis comme toi, déchirée :(

Isa Lauzon a dit…

À Less : Non, en effet! Par contre, je n'imaginerais pas la vie sans eux. Les enfants nous apportent tellement, ils remplissent tellement notre vie... Ça vaut bien quelques petits inconvénients!

À Gen : Hihi! C'est sûr que ça ne nous tombe pas du ciel, le côté "Mère Teresa"! Ah! Et puis, t'as raison, ils vont s'accrocher à moi les premières journées et ensuite, ils auront moins d'attentes côté sorties et activités et je pourrai respirer. Je m'en fais sûrement pour rien, comme d'habitude!

Et côté culpabilité... c'est mon deuxième nom, c'est mon karma, pas moyen d'y échapper, je me sentirai toujours coupable de quelque chose je crois!

À Karuna : Toi, tu me décourages! Hihi! Alors, il n'y aura jamais moyen d'avoir l'esprit en paix? De faire pleinement ce que j'ai envie de faire? Il y aura toujours cette frustration qui me prendra à la gorge, de ne pouvoir écrire quand et où j'en ai envie? Hihi! OK d'abord, je vais essayer de m'y faire! ;)