29 juin 2010

Mon texte publié chez l'Ermite

Ce cher Ermite vient tout juste de publier l'un de mes textes sur son blogue. Celui que je lui avais soumis pour son concours Les mille mots de l'Ermite. Ma nouvelle s'intitule "Trahison" et, je l'avoue, elle sort pas mal de mon cadre habituel.

D'ailleurs, je tiens à spécifier tout de suite aux âmes sensibles qui détestent le joual et le sexe qu'il vaut mieux pour elles de s'abstenir. N'y allez pas!

Pour les autres, c'est ici! (Dépêchez-vous, il ne sera en ligne que 10 jours seulement!)

***********************

Bon, vous l'avez lu? (Sinon, allez-y tout de suite et revenez après!)

Maintenant, tel que promis sur le blogue de Richard, voici les détails scabreux reliés à l'écriture de cette nouvelle :

Au départ, j'avais établi deux contraintes :
  • Commencer avec une phrase assassine
  • Terminer avec une chute fracassante

Oui, oui, ces deux contraintes en même temps! Je trouvais que certaines de mes nouvelles manquaient parfois de punch et je voulais aller dans l'extrême avec celle-ci.

Première étape, je me suis demandé ce que je pourrais concocter comme entrée en matière. La phrase "J'ai couché avec ta soeur" s'est imposée d'elle-même, alors je l'ai conservée. (J'écoute généralement mon intuition, surtout quand elle est aussi forte que celle-ci et là, c'était un incontournable. Si vous ne comprenez pas mes bizarreries, ce n'est pas grave. Moi, je me comprends, c'est l'essentiel!)

Ensuite, je me suis dit qu'il me fallait une phrase finale en lien avec celle de départ. (Au cas où vous n'auriez pas encore lu la nouvelle chez l'Ermite, je ne vous dis pas laquelle!).

Là, j'ai dû faire une pause, parce que je rigolais toute seule devant mon portable. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire de ça?

Le langage en joual s'est imposé de lui-même. Il convenait très bien au contexte, et j'avais envie de voir jusqu'où je pouvais aller dans cette avenue. Moi qui adore le beau français, je me suis poussée à écrire au son, en bon québécois mal foutu. Pas facile pour une maniaque comme moi!

Durant l'écriture, les fous rire furent souvent au rendez-vous. Je me sentais délinquante, rebelle, coquine. Une expérience très libératrice!

Bref, la morale de cette histoire, c'est que ce court texte ne doit pas être pris trop au sérieux. À prendre avec un grain de sel et un sourire en coin, en sirotant une bonne bière et en grignotant des nachos... ;)

5 commentaires:

ClaudeL a dit…

Le joual, tant que c'est dans le dialogue, ça me convient très bien. Et dans une petite nouvelle courte comme celle-là, ça ne m'a pas dérangé, d'autant qu'il était lisible. Je me doute bien que c'est plus difficile de l'écrire que de le parler.

POur la finale, bravo. À le relire et surtout comme tu le racontes aujourd'hui, elle aurait pu être prévisible et pourtant pas du tout.

Je n'aime pas les nachos mais j'ai beaucoup aimé ta nouvelle :-)

Gen a dit…

Moi j'aime bien et les nachos et la nouvelle :)

Et moi aussi j'avais lâché mon fou dans une nouvelle en joual pour l'Ermite. Ça fait du bien de temps à autre! :D

Bravo encore Isa!

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : J'ai personnellement un gros blocage avec le narrateur qui parle en joual. Trop, c'est trop! Mais ça donne de la couleur dans la bouche d'un personnage, c'est certain! Ah, et pour les nachos... mange des chips au Ketchup à la place! (mes préférées) ;)

À Gen : Mets-en, que ça fait du bien! Ça défoule! Et merci encore!

richard tremblay a dit…

Des chips au ketchup ! Menoum menoum, moi aussi, ce sont mes préférées.

Isa Lauzon a dit…

À Richard : Oui, moi, les chips "ordinaires", ça ne me fait pas d'effet. Tandis que les chips au ketchup, ou bien des "Miss Vicky's" lime et poivre noir... Hum! Là, tu parles!!! Bon, ça y est, j'ai faim!