6 mai 2010

Chronique littéraire en bref

J'ai fait de belles découvertes dernièrement et j'avais envie de les partager. Comme je n'ai pas le temps de critiquer chacune d'entre elles dans des billets séparés, j'ai décidé de regrouper sommairement le tout ici.

Protocole Reston
Mathieu Fortin

J'ai beaucoup aimé le traitement de cette histoire de zombies. C'était rigolo par moments, surtout les surnoms donnés aux personnages plus officiels, comme par exemple "le Texan" pour le président des États-Unis, le PM pour le Premier Ministre... Tordant! J'ai particulièrement adoré la fin, car le récit ne se termine pas du tout comme je l'avais imaginé au départ. Savoureux!


Entités
Mathieu Fortin

Ma fille et moi avons adoré ce roman, premier d'une série de tomes qui n'ont pas encore vu le jour. Nous attendons avec impatience la suite, pour découvrir ce qu'il adviendra de Casimir, Corinne et Victoria, les trois jeunes Talentés qui ont connu bien des mésaventures dans le premier tome. Que de péripéties, que de combats, que de poursuites! Un trio amoureux se dessine, des pouvoirs sont en pleine éclosion, une guerre s'annonce... Vite, vite, Mathieu, publie les prochains!


Le mâle idéal
Mathieu Fortin (Eh oui! encore lui!)

J'ai terminé ce court roman avec une impression de manque. Un peu comme si j'avais mangé un carré de chocolat, et que mon estomac me réclamait la boîte au complet. Une histoire très agréable (un hommage évident à La peau blanche, de Joël Champetier), mais bien trop courte! La fin surtout. J'aurais aimé que le personnage principal se questionne davantage, qu'il hésite, bref, qu'il s'arrange pour étirer la sauce un peu, qu'il se démène pour faire durer le plaisir. Eh bien non! Pas moyen de se fier aux personnages de nos jours... Vu le prix ridicule que ce bouquin m'a coûté, de quoi je me plains, me direz-vous? J'EN VEUX PLUS, BON! Heureusement, Mathieu est très prolifique, alors je pourrai certainement me contenter davantage avec ses prochaines oeuvres...


La vie comme je l'aime - Chroniques d'hiver
Marcia Pilote

Une amie m'a prêté ce recueil de chroniques et dès lors, j'ai été conquise. Conquise par la simplicité de Marcia, par sa franchise et son honnêteté, par son vécu et surtout, par ce droit qu'elle s'est accordée, au fil des années, de prendre du temps pour elle, de tout mettre en oeuvre pour trouver le bonheur et pour réaliser ses rêves. Une inspiration qui est arrivée à point nommé pour moi, pile au moment où j'en avais besoin. Comme on dit, il n'y a pas de hasard...

J'ai demandé et reçu ce livre en cadeau récemment, de même que les Chroniques d'été. Pour la première fois de ma vie, je commettrai un sacrilège : je vais surligner des passages et mettre des post-it pour retenir les pages qui m'ont le plus marquée. Vraiment, je conseille ce livre à toutes les femmes qui cherchent à concilier travail et famille, qui cherchent désespérément des solutions, qui désespèrent de ne pas arriver à tout faire. Pour enfin s'accepter soi-même, avec ses forces et ses faiblesses. Pour enfin mettre un terme à toutes ces illusions qui entravent notre vision des choses. Non, il n'y a pas de couple parfait. Ni de mère parfaite d'ailleurs. Et c'est parfait ainsi!


Silencieuses
Jonathan Reynolds

Jonathan m'a assuré que Silencieuses était meilleur d'Épitaphes. Désolée, Jonathan, je ne suis pas d'accord! Sur les plateaux opposés d'une balance, je crois que les deux peseraient exactement le même poids!

Si je devais comparer, je dirais qu'Épitaphe m'a davantage surprise, mais il faut dire qu'il s'agissait de mon premier Reynolds, alors qu'avec Silencieuses, je savais à quoi m'attendre. Pour ce qui est de Silencieuses, j'ai peut-être trouvé le style légèrement plus abouti, les atmosphères plus complexes et travaillées.

J'ai aimé autant Silencieuses qu'Épitaphes. À mon niveau, choisir entre les deux serait aussi difficile que d'avoir à choisir entre mes deux enfants...


Noires nouvelles
Michel J. Lévesque

Une belle découverte! J'ai adoré la saga des Odi-Menvatt, dont j'avais déjà eu un aperçu dans Brins d'Éternité. Au niveau des autres nouvelles, que ce soit l'Arcuride, Les parchemins, L'appat stellanixe, Tout s'arrête lorsqu'ils le coupent, Porte ouverte sur Methlande, Futurman ou Le sang noir, chacune a frappé dans le mille. Vraiment, ce recueil mérite le détour!


Un petit pas pour l'homme
Stéphane Dompierre

J'en ai parlé dans mon précédent billet, mais j'en reparle quand même ici. J'ai adoré l'humour noir et l'autodérision du personnage principal. D'accord, j'avoue que la scène de lit m'a fait friser les oreilles (pas du tout désagréablement, d'ailleurs...)! Drôle, savoureux, j'ai ri toute seule en lisant ce roman. J'avais vraiment l'impression d'être dans la tête d'un gars, un gars qui vit au jour le jour et qui pense surtout avec sa queue (n'ayons pas peur des mots!).


Visions (série jeunesse)
Linda Joy Singleton

Les éloges de ma fille m'ont amenée à transgresser ma règle actuelle, qui est de ne lire que du québécois jusqu'à ce que mort s'ensuive... ou jusqu'à ce que j'aie lu à peu près tout ce qui se fait de québécois! Une règle que je suis heureuse d'avoir enfreinte, car j'ai découvert un petit bijou de série jeunesse. J'ai dévoré cette collection en un temps record et je ne regrette rien. De la magie, une quête, une histoire d'amour... Mon coeur d'éternelle adolescente y a trouvé son compte!

Voilà qui termine cette chronique littéraire en bref! J'ai encore une tonne de bouquins à lire... et le Boréal s'en vient à grands pas. Arriverai-je à tout lire dans cette vie?

3 commentaires:

Gen a dit…

Arriver à tout lire dans cette vie!?!?!?

Les muses nous en garde! Qu'aurions-nous à espérer ensuite? Et si jamais la réincarnation existe pour vrai, on fera quoi dans les suivantes?!?! :p

M a dit…

Merci de tes lectures, Isa.

Pour Le Mâle Idéal, je suis conscient que ça ne plaît pas à tout le monde. Malheureusement, le personnage n'a pas le choix: la malédiction s'enclenche dès que Myriam le touche. C'est inexorable: Sébastien aurait pu tenter de résister, mais il n'aurait pas pu. Et le récit demeure fantastique: le personnage ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive et ne peut donc pas l'expliquer. Et malheureusement, c'est inexorable: il se transforme en mâle pour les chattes, qu'il le veuille ou non. Je pense qu'il aurait été pertinent d'explorer plus loin après sa transformation... et je le ferai peut-être dans un autre récit, car le personnage de Sébastien reviendra dans un autre récit... en fait, quand je vais développer plus l'univers de St-Édouard.

Je sais que le récit dans cette forme crée une frustration chez le lecteur, un peu comme le film Cloverfield: on a l'impression qu'il nous en manque. Et c'est justement le but de la chose. Reste à savoir si c'est réussi ou pas...

J'aurais pu, j'aurais peut-être dû, ajouter des scènes du point de vue de Myriam, pour donner sa version des faits, explorer sa vision de l'histoire. Mais le format n'aurait pas permis d'aller bien loin. Anyway, on ne peut pas toujours toucher la cible!

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Et le malheur, c'est que les auteurs n'arrêtent pas d'en écrire des nouveaux! Je te le dis, on n'est pas sorties de l'auberge! ;)

À Mathieu : En fait, j'ai bien aimé ce livre en général. Le début et le milieu, c'était parfait, je n'y aurais rien rajouté. C'est surtout au niveau de la fin que j'ai un manque. Peut-être mon côté maternel qui se rebelle, mais j'ai trouvé que Sébastien laissait un peu trop facilement ses filles. Sa femme, ça va, je peux comprendre, mais la chair de sa chair... J'aurais aimé qu'il hésite davantage, qu'il tente de se rebeller au dernier moment, qu'il souffre à l'avance de cette séparation... Là, c'est trop facile!

Au niveau du point de vue, celui de Sébastien était amplement suffisant je trouve. Ça gardait le mystère sur les intentions des autres personnages, c'était parfait comme ça.

Enfin, je peux toujours critiquer et chipoter sur des détails, c'était quand même une bonne histoire. Et pour ce qui est du sentiment de manque en le terminant, oui, c'est tout à fait réussi... Allez, une suite SVP!!!