18 avril 2010

Cocotte passe sa commande

Elle - Maman, ça prend une histoire d'amour dans ton roman.

Moi - Oui, ma cocotte, ne t'inquiète pas, il y en aura une.

Elle - Et pas trop de détails historiques, hein? Je te vois faire plein de recherches, mais mes amies et moi, on n'aime pas ça quand ça parle trop. On veut de l'action, de l'aventure. Les détails compliqués qui n'en finissent plus, c'est plate.

Moi - Heu! D'accord, je vais mettre la pédale douce sur les détails historiques! En fait, c'est surtout pour me mettre dans le contexte.

Elle - Et pas trop de mots à coucher dehors, hein, Maman? C'est plate quand on ne comprend rien!

Moi - Bien, quand même, faut pas que ce soit trop bébé!

Elle - Non, mais je ne veux pas être obligée de prendre mon dictionnaire pour comprendre! Un peu de mots compliqués, c'est correct, ça nous aide à apprendre, mais pas trop.

Moi - Si je comprends bien, tu veux que la lecture soit facile, mais je peux mettre de beaux grands mots de temps en temps.

Elle - C'est ça, t'as compris!

Moi - Un chausson avec ça? (moue sarcastique)

Elle - Hein?

Moi - Laisse tomber. Je vais voir ce que je peux faire, ma belle!

Que voulez-vous, Cocotte lit énormément et elle fait partie de mon public-cible... il faut bien que je tienne compte de son opinion! Ah! Les enfants...

5 commentaires:

Gen a dit…

Ça m'étonne quand même qu'elle te demande "pas trop de mots difficiles" si elle lit énormément. Me semble que plus on lit, moins il y en a des mots qui semblent difficiles, non?

Je suppose qu'elle aimerait pas mes "spongieux" et "comme il sied à"... :p Et là on parlera pas de mes détails historiques! hihihihi

Isa Lauzon a dit…

À Gen : En fait, elle a un vocabulaire très étendu, même que ses amies la taquinent avec ça, car ça transparait dans ses conversations... Mais "spongieux", elle connait, c'est correct. Je pense qu'elle parle plutôt des lectures plus adultes, dans lesquelles on peut retrouver plus de trois mots à coucher dehors par phrase. Moi-même, ça me décourage à la longue. Parce que je n'ai pas toujours le goût de me casser la tête lorsque je lis! Une écriture relevée, d'accord, mais ça doit couler de source, ça doit se lire rapidement, sans accroc. Je crois que c'est ce qu'elle essayait de me dire... Enfin, je vais l'écouter, mais je vais aussi composer à ma manière, quitte à ce que certains mots soient plus "littéraires"! Pas question de faire du nivellement par le bas, non plus!

ClaudeL a dit…

On voudrait bien plaire à ceux qui vivent autour de nous, mais ce n'est pas toujours possible. Autour de moi, des amies très chères ne lisent que des Kathy Reichs et Mary Higgins Clark. Les gars autour de moi lisent du Robert Ludlum ou Stephen King. Qu'est-ce que je fais avec ça?
Pas le choix de les décevoir.
Faut se piler sur le coeur pour écrire comme on veut et non comme les autres voudraient.

Gen a dit…

@Isa : Ah ok, je comprends. En effet, moi aussi j'aime que ça coule de source. Je déteste sentir que l'auteur a eu besoin de fouiller 30 minutes dans un dictionnaire des synonymes pour trouver son mot.

@ClaudeL : Mon papa lit des trucs hyper pacifistes et aimerait bien que j'écrive des belles histoires bien morales et philosophiques qui donneraient des leçons de vie... mais il lit quand même ce que je publie et en est (relativement) fier. ;)

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : C'est sûr que je ne me plierai pas à toutes les exigences de mon entourage! J'y vais comme je le sens, mais je garde quand même une oreille attentive. Surtout que dans le cas présent, le type de roman sur lequel je suis en train de travailler correspond au genre que ma fille lit (et moi aussi, très souvent! Nous avons en ce moment des lectures assez semblables...). Son opinion en la matière peut donc s'avérer très instructive.

À Gen : "relativement"... Ma mère aussi, est relativement fière quand elle lit mes textes, même si parfois, les cheveux lui frisent un peu! Mdr!