23 février 2010

Virages no. 51

Voilà, ma nouvelle vient d'être publiée dans le numéro 51 de la revue Virages. Une lettre en héritage, par Isabelle Lauzon.

Voilà. C'est tout. J'ai reçu mon chèque et mes deux exemplaires de la revue. L'une ira à ma maman, bien entendu, avec une belle dédicace. Voilà.

Désolée, je ne ressens guère d'émotion face à cette publication. À part peut-être une certaine gêne, de savoir que des gens du milieu liront ma nouvelle.

À ceux-là, j'ai envie de crier : Attendez! Je peux faire mieux! J'ai d'autres textes qui attendent une réponse et ils sont bien meilleurs!

Trop tard. Celui-là est publié, et j'aurais préféré que ce soit un autre.

15 commentaires:

Gen a dit…

Oh :( Ne le prends pas comme ça, Isa.

Réjouis-toi d'abord d'avoir été publiée!

Je suis sûre que ce texte n'est pas si mal! Tu écris bien, Evil Matante Isa. :)

richard tremblay a dit…

C'est vrai que c'est bizarre quand on est publié pour la première fois. Une petite gêne. Un malaise.

Je vais lire ta nouvelle, et je suis convaincu que les prochaines vont être encore meilleures.

Félicitations.

ClaudeL a dit…

Écrire et être lu-e, à la limite pas de rapport, il est vrai.

Karuna a dit…

Bravo! Je suis contente pour toi. Par contre, c'est cocasse d'avoir l'impression de l'être plus que toi!? Es-tu surprise ou déçue de l'émotion que cela t'a (ou pas) donnée?

Isabelle a dit…

Tu devrais te réjouir d'avoir été publié et non déprimer. Je suis contente pour toi et j'ai hâte de te lire. Encore bravo!

Keven a dit…

Hey! C'est quoi cette déprime? Ma chère Isa, tu as entre les mains une revue qui propagera ton encre. Allez, réjouis-toi! Ça motive le curriculum vitae ...

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Merci pour le baume que tu me mets sur le coeur... C'est juste que je ne suis pas tout à fait satisfaite du résultat final. Surtout au niveau de la coupure qui a été faite à la fin du texte, et qui change beaucoup le contexte. Enfin, il faut que je me réjouisse, en effet, on m'avait dit qu'il était très difficile de percer chez Virages, et j'ai tout de même réussi. Allez, on sort le champagne!

À Richard : Alors, c'est normal de ne pas jubiler une fois que c'est publié? Mon malaise provient peut-être justement du fait que je sais très bien que tu vas lire ce texte... et le commenter... Brrrrrrr!!! ;)

À ClaudeL : J'avais entendu parler de ce syndrôme, celui de l'auteur qui, une fois publié, voudrait rappeler son texte à lui et le cacher. Bon, faut croire que c'est mon tour...

À Karuna : En fait, j'étais archi-contente quand j'ai appris la nouvelle, et plus le temps a passé, plus je me suis mise à douter. Enfin, trop tard, ce qui est fait est fait! J'espère juste que ce texte ne sera pas le seul que je laisserai à la postérité!

À Isabelle : Et moi, j'ai juste envie de te dire : Non!!! Ne me lis pas!!! ;) Mais non, je blague. Ce sont mes bibittes à moi, je vais travailler fort pour tenter de les régler. Que c'est bizarre, la psychologie humaine...

Pierre H.Charron a dit…

En tout cas, moi j'ai hâte de la lire ! Et je veux ta griffe à tout prix !

Keven a dit…

Comment on fait pour se procurer la revue?

Chantal Moreau a dit…

Faire mieux, faire mieux... Tu fais déjà TRÈS BIEN chère Isabelle. Allez, fête-ca! Bravo à toi!

Elisabeth a dit…

Félicitations pour cette première ;)

François Bélisle a dit…

Isa, je ne peux que te donner un avis. Voilà un peu plus de dix ans, une auteure m'a pris sous son aile. En 2005, elle invite une amie et moi à écrire un recueil de nouvelles.

D'éditeur en éditeur, nous en avons trouvé un qui commençait. Il a choisi. Il n'en a retenu qu'une des cinq que j'avais soumises. Je me sentais comme le gras de la tranche de jambon dans le sandwich.

J'ai voulu me retirer du projet. Une nouvelle alors que mes collègues en avait cinq. En plus, c'était celle que j'aimais le moins.

Ma marraine (Anne-Michèle Lévesque pour ne pas la nommer) m'a répondu: tu viens de mettre le pied dans l'étrier.

J'ai compris: mon nom lié à un # ISBN. Dans la liste de Boréal alors que je ne savais même pas de quoi il s'agissait. Une invitation à un Salon du livre (au kiosque des régionaux. ClaudeL comprendra). Des dédicaces aux chums qui achètent votre livre parce que votre nom est sur la couverture et que pour eux, c'est impressionnant. Des redevances au CDPP 4 ans après.

Je n'aime pas plus ce texte aujourd'hui. Mais j'ai compris que dans les yeux de certaines personnes, j'étais devenu un «écrivain», avec un lancement, la petite coupe de vin en plastique et des libraires qui vous accueillent avec plaisir.

On touche à quelque chose, tout en sachant que nous ne sommes pas satisfait. Mais on y a touché! On sait seulement qu'il faut continuer à bûcher et que, bonyenne, on est sur la bonne voie.

Faut laisser vivre son texte pour ce qu'il est. De toute façon, on sait que trop qu'il y en aura un autre. Penser autrement, il ne nous reste qu'à écouter de la musique et se taire.

Voyons, j'suis en feu. Mais on a partagé pour moi et si je peux à mon tour... Ciao!

Pierre H.Charron a dit…

Superbe témoignage Francois.

François Bélisle a dit…

Merci Pierre!

Isa Lauzon a dit…

À Keven : T'as raison, ça fait très bien dans une notice bibliographique!

À Pierre : Je t'offrirai ma griffe avec grand plaisir, toi qui m'as offert ta première dédicace à vie... ;)

À Keven : Pour se procurer la revue seulement, je ne sais pas. Sur le site, au http://revuevirages.com, on indique comment s'abonner, par contre, et il y a un lien pour contacter les responsables. Il devrait y avoir moyen de se débrouiller à partir de là!

À Chantal : Il y a toujours moyen de faire mieux! Mais bon, d'accord, il faut aussi savoir savourer nos acquis et les apprécier à leur juste valeur...

À Elisabeth : Merci!

À François : Wow! Merci pour ton témoignage! Voilà qui m'aide à voir ma situation avec une autre perspective... Et puis, j'ai relu ma nouvelle aujourd'hui et finalement, elle n'est pas si pire que ça. Je dois l'accepter telle quelle et passer à autre chose. Et surtout, apprécier cette chance que j'ai eue d'être publiée.