3 février 2010

Des mots pour le dire

Ça y est, j'ai une chronique à moi dans le journal des employés de l'organisation qui m'emploie. Au départ, je ne devais produire qu'un texte. Et voilà que je me suis retrouvée collaboratrice régulière!

Il y a 4 parutions par année, donc ça devrait bien aller. Cette fois-ci, la responsable m'avait suggéré de parler de ma passion pour l'écriture et je me suis exécutée. Toutefois, à l'avenir, je vais tâcher de parler d'autre chose que de ma petite personne. C'est bien beau, de se regarder le nombril, mais j'aimerais bien que ce projet me serve de prétexte pour découvrir d'autres horizons que les miens!

Enfin, voici mon premier texte publié pour la chronique "Des mots pour le dire" :


Trouver sa passion

À l’âge de vingt-neuf ans, j’ai effectué l’inévitable bilan de l’avant trentaine. Amoureux, enfants, maison, boulot, chats, j’avais atteint tous mes buts et pourtant, je ne me sentais pas pleinement satisfaite de mon existence. Malgré mon horaire bien rempli, je sentais un vide, un besoin criant de réalisation personnelle que nulle sphère de ma vie n’arrivait à combler. La réponse s’est alors imposée d’elle-même : l’écriture.

Toute jeune, déjà, je rêvais d’histoires rocambolesques et je réinventais à l’infini les intrigues des innombrables romans que je lisais. Au secondaire, mes professeurs louangeaient mes talents en composition.

Et puis, la vie m’a prise dans son tourbillon. Au fil des ans, l’esprit saturé d’idées folles qui s’entêtaient à encombrer mon cerveau, j’ai écrit quelques résumés. Pour mes vieux jours, quand j’aurais le temps.

Le temps. De combien de temps disposons-nous encore avant que l’inéluctable ne s’accomplisse, avant qu’un dernier souffle ne s’échappe de nos lèvres? Nul ne le sait. Je sais par contre que pour réaliser ses rêves, il faut plonger aujourd’hui, pas demain. Parce que demain, il sera peut-être trop tard.

Donc, à l’heure du bilan, j’ai été prise à la gorge par une urgence d’écrire. Je venais de trouver ma passion.

Depuis, quatre formidables années ont passé. J’ai changé d’emploi, récupérant ainsi une journée par semaine à consacrer à ma plume. J’ai participé plus de deux ans à des ateliers de création littéraire, où j’ai rencontré des personnes qui partagent ma passion. J’ai ouvert un blogue et mes contacts dans le milieu se multiplient. J’assiste à une panoplie de rencontres culturelles et salons et congrès littéraires font partie intégrante de mon calendrier.

Je me suis lancée à fond dans ma passion et je ne regrette rien. Surtout pas les longues heures que je passais jadis devant ma télévision, à m’abrutir de rediffusions et de téléromans. Quelle perte de temps!

Et vous, quelle est votre passion? Le travail, à mon sens, ne peut être considéré comme telle. Chacun d’entre nous devrait trouver un exutoire autre que son gagne-pain.

Pourquoi pas la peinture? Aquarelle, huile, sur bois… Le golf, peut-être? Le bridge, la boxe, le scrapbooking, les arts martiaux, la philatélie, la sculpture, la chasse, les modèles réduits, le ski, le tricot, la pêche, le jardinage, le moto-cross, les altères, le bénévolat… Les possibilités abondent!

Il n’est jamais trop tard pour découvrir sa passion. Et une fois que vous l’aurez trouvée, lancez-vous à fond!

3 commentaires:

Gen a dit…

Beau texte et belle aventure Isa! :)

J'espère que tu vas toujours nous faire partager ces textes-là. C'est bien une chronique ouverte : tu vas pouvoir y reprendre le ton que tu utilises déjà dans ton blogue et que tu as poli avec le temps :)

C'est intéressant de voir comment tu en es venue (ou plutôt revenue) à l'écriture.

Karuna a dit…

Beau message que tu partages là avec tes lecteurs. J'ai souri en te lisant parce que j'ai suivi un chemin semblable au tien mais au bilan des quarante ans. C'est vrai qu'on n'a pas de temps à perdre ... pour être heureux.

Isa Lauzon a dit…

À Gen : C'est sûr, que je vais vous faire partager ces textes-là!

À Karuna : Ah! Le temps des bilans... La trentaine, la quarantaine, peu importe, ce qui est primordial, c'est de les faire, ces fameux bilans! Ce n'est qu'ainsi qu'on peut réaliser ses rêves.