17 janvier 2010

Les bienfaits d'un plan

Pourquoi faire un plan? Cette question a souvent effleuré mon esprit. Ne peut-on pas tout simplement se laisser aller au gré de notre inspiration?

J'ai fait l'exercice du plan pour mon idée pour le prix Alibis. Et j'ai découvert, ô surprise! que mon idée n'était pas vraiment exploitable en tant que nouvelle. En fait, pour bien la rendre et en décrire toutes les subtilités, je devrais plutôt me diriger vers le roman.

Donc, cette idée vient de changer de tiroir. Elle est maintenant classée sous la catégorie "romans à écrire... un jour, quand j'aurai le temps!".

Dès que je me suis libérée de cette idée, j'en ai eu une autre. Bien meilleure. Vous savez, le fameux flash, le frisson délicieux qui nous parcourt quand l'inspiration nous saisit aux tripes? Quand on sait que c'est ça, et rien d'autre, qu'on doit écrire? Quand j'ai cette sensation, je plane. Les mots me viennent tout seuls, comme s'ils m'étaient dictés par quelqu'un d'autre. Mystique.

J'aime beaucoup cette nouvelle idée. Elle me permettra d'aller plus loin dans la psychologie de mes personnages et, qui plus est, d'explorer un volet d'actualité : la violence conjugale. Ça promet!

7 commentaires:

Dame Sco' a dit…

Voilà qui promet d'être intéressant ! J'aime bien te voir motivée comme ça !!!

Gen a dit…

Super Isa! :)

Et oui, je trouve souvent qu'un plan nous permet d'avoir une idée de la longueur que notre récit aura.

Moi je piétine pour l'instant. Je viens de m'apercevoir que j'ai parti ma nouvelle trop loin dans le temps... faut que je resserre et que j'utilise un flash back... 3 jours de boulot de foutus...

Karuna a dit…

Ahhh, le fameux frisson de l'inspiration. C'est vrai qu'il débouche parfois sur quelque chose de mystique. J'adore! On plane avec toi Isa :)

Isa Lauzon a dit…

À Dame Sco' : J'adore être poussée vers l'avant par mon inspiration! Quand, au contraire, c'est moi qui la pousse, rien ne va. Je travaille dix fois plus fort... Alors cette fois-ci, je devrais me reposer un peu! ;)

À Gen : Pas foutus, faut pas voir ça comme ça. Disons que ça t'a aidée à y voir plus clair. Ce n'est jamais du temps perdu! Console-toi, certains grands auteurs ont sacrifié des chapitres entiers pour aboutir à leurs romans. Ça doit prendre tout un courage! Donc, je constate que pour les petits projets, on peut se lancer dans le vide, mais avec les plus longs, rien ne vaut un plan!

À Karuna : Merci du soutien! Alors planons dans les cieux cléments, ma chère, et laissons-nous porter par la brise!

Pierre H.Charron a dit…

Moi je ne jure que par le plan. Il est long à produire...mais après tout s'enchaine et l'histoire se garroche à l'écran à la vitesse que mon imagination peut fournir. Le plan me va comme le marteau au charpentier.

Alexandre Babeanu a dit…

Personellement, je ne commence jamais à écrire avant d'avoir le début, le milieu ET la fin. C'est une des raisons pour lesquelles je prend mon temps...

Bonne chance pour ton projet en tout cas!

Isa Lauzon a dit…

À Pierre : Je me souviens en tout cas de ton aversion pour certains exercices de Nicole, en atelier d'écriture. Quand on devait pondre un texte sans connaître la milieu ni la fin à l'avance... ;)

À Alexandre : Merci! Moi, en général, je sais où je m'en vais à l'avance, j'ai un plan en tête sans avoir nécessairement besoin de l'écrire. Parfois, par contre, j'aime bien me surprendre moi-même. Je commence sans savoir où ça me mène. Mais cette méthode, je la réserve pour les textes très courts. Pas envie de perdre mon temps sur un long texte, pour ensuite me rendre compte que ça ne tenait pas la route!