12 décembre 2009

Tourments moraux

Deux de mes nouvelles me tourmentent depuis quelques semaines.

La première a essuyé un refus récemment. Et j'en suis presque heureuse. Parce qu'en mon fort intérieur, je sais qu'elle n'aurait pas dû être écrite ainsi. J'ai triché. J'ai triché avec mon inspiration, j'ai atténué, j'ai censuré.

Puis-je vraiment mettre en scène une mère qui tue ses enfants de façon horrible? Avec force de détails sanglants, hurlements, souffrance? J'hésite et je me questionne.

Pour la deuxième, je n'ai écrit que le résumé et ma conscience me bloque. Je n'ose pas écrire ces mots, épouvantables, trop proches de ma réalité. Pourtant, ils sont là et n'attendent que mon bon vouloir.

Puis-vraiment écrire sur le quotidien d'un quadraplégique et de son épouse, en sachant que mon histoire exige la mort de l'un d'entre eux? Troublant parallèle avec mes beau-parents, car mon beau-père est atteint d'une forme avancée de sclérose en plaques...

Ces deux récits sont là, sur mon bureau. J'entends leur appel, mais je ne sais pas si je dois y répondre.

Je m'interroge sur les conséquences, sur cette folie qui gouverne mon esprit. Ah! Pourquoi suis-je incapable de m'astreindre à écrire des choses gentilles et mignonnes?

Passons au vote :

Pour ces deux nouvelles, 3 possibilités :

A) Je laisse dormir quelques années, le temps que toutes les personnes de mon entourage qui pourraient être troublées par ces histoires soient décédées. Ce qui nous amène environ à l'an... jamais, sûrement.

B) Je brûle mes notes, je disperse les cendres aux quatre vents et n'en parlons plus jamais.

C) J'écris, je soumets et j'assume. Après tout, ce ne sont que des mots!

Mon conjoint, soumis à la fatidique question, sourire en coin, a inventé un point D) : Je ne répondrai qu'en présence de mon avocat, fais donc ce que tu veux!

Pitié, aidez-moi! Pour quelle option votez-vous?

28 commentaires:

Dame Sco' a dit…

Solution E : j'en laisserais tomber une des deux à savoir la mère qui tue ses enfants, c'est peut-être un sujet trop sensible à assumer en tant que mère. Tu vois dans mon histoire, je tue des gens sans remord et dernièrement de façon très sanglante même, cela dit, les enfants, je n'y touche pas, rien que l'idée me perturbe.
Par contre l'histoire de ton tétraplégique, pourquoi pas, du moment que tu traites la chose avec finesse et que tes personnages ne ressemblent pas à tes beaux-parents, tu peux toujours y retravailler.

Elisabeth a dit…

Je suis exactement de l'avis contraire! ;) Quoi que tu fasses, les gens feront le lien et poseront inévitablement des questions qui te rendront mal à l'aise. J'attendrais quelques années le moment propice. Souvent, la situation se tasse d'elle-même. J'aimerais bien te dire exactement pourquoi je pense ainsi, mais je suis tenue par le secret de publication d'un livre en écriture. Tandis que pour la mère et ses enfants, j'ose croire que personne ne s'imaginera que c'est toi...

ClaudeL a dit…

Tu l'écris pendant que tu le sens, mais tu le gardes pour toi. Sûrement pas B. Jamais B.

Et pourquoi tu n'écris pas des choses gentilles? Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais les gens aiment avoir quelqu'un à haïr.

Isabelle a dit…

C'est vrai que tu n'as pas choisi les thèmes les plus facile. Une chose est sûr ne brûle pas tes notes. Amuses toi à écrire ce que tu as envie de dire sur les sujets que tu as en tête. Toi seule pourra juger de la suite des choses, au moment opportun.

Frédéric Raymond a dit…

Je n'ai pas de problème avec les sujets durs. Ça dépend toujours du texte en question, et surtout de l'angle. Cependant, si les sujets sur lesquels tu as écrit (ou la façon dont tu les a traités) te dérangent, c'est peut-être sage d'attendre un peu avant de les soumettre, ou même de les réécrire avant de le faire. Ce serait aussi une bonne idée d'attendre une publication qui soit appropriée pour ce genre de texte, par exemple une publication sous le thème du deuil pour la seconde nouvelle. Soit prudente si ton histoire est proche de celle que vivent des gens près de toi, surtout s'ils vivent des moments difficiles. Personnellement, j'aurais de la difficulté à publier une telle nouvelle.

Aussi, je ne sais pas sous quel angle tu as traité les deux sujets (le premier en particulier), mais ça peut faire une grosse différence sur la perception des gens. Par exemple, si on prend le roman Une fille comme les autres, de Jack Ketchum, qui raconte l'histoire d'une enfant maltraitée et abusée par sa tante qui en obtient la garde, on a tellement d'empathie pour elle et tellement de haine pour sa marrâtre que, même si ça reste un livre extrêmement dur, on en sort avec quelque chose de positif. D'un autre côté, le même auteur a écrit le roman Offseason, qui raconte avec détail et sans aucune émotion les ravages d'un groupe de cannibales sur une bande de vacanciers. Ce dernier roman est violent, sanglant et gratuit, et il laisse un arrière gout. Si j'avais lu Offseason avant de lire Une fille comme les autres, j'aurais eu un préjugé négatif à propos de Ketchum. Mon opinion de lui à l'heure actuelle? Il écrit avec doigté des sujets difficiles qui prennent aux trippes. C'est une question de plan de carrière finalement ;)

KGirard a dit…

Vois-tu, j'ai un problème similaire à toi. Je suis fier de dire que j'écris, les gens savent que j'ai un talent là-dedans et que j'ai du potentiel.

Certaines personnes ont lu de moi des poèmes Cu-Cu, à l'eau de rose, d'autres ont lu des nouvelles insolites de ma plume. Cependant, j'écris aussi dans l'horreur et parfois, cela choque mes parents ou ma proche famille. Ils se disent: «Il est si bon et il faut qu'il soit sadique! Franchement!»

Comme si écrire quelque chose de choquant gâchait notre talent.

Personnellement, j'écris ce qui me vient, mes états d'âmes, mes histoires d'amour comme mes mes pensées négatives ou les horreurs qui grouillent dans ma tête. Je crois qu'il faut savoir faire la part des choses. Si ton histoire est bien écrite, bien qu'elle peut être choquante, elle passera ou elle cassera mais dit toi qu'elle fera réfléchir.

En bref, ne te souci pas du regard des autres et écrit ce qui te tente. Libère-toi des histoires qui te trottent dans la tête. Tu n'en seras que plus libre. Et cela ne fera pas de toi quelqu'un de mauvaise. Prend exemple sur Senécal, il n'y a pas un gars plus sociable et plus ouvert d'esprit que lui.

richard tremblay a dit…

J'ai depuis longtemps le goût d'écrire une nouvelle à propos d'un pédophile qui se venge cruellement de ses victimes dénonciatrices. Si je ne l'ai pas encore fait, c'est tout simplement que je n'ai pas encore trouvé le format qui me convienne -- pourtant cette nouvelle-là fait partie des textes que je compte bien écrire un jour. Elle est enraciné en moi avec une violence qui ne se dément pas.

J'ai un petit garçon à la maison et je n'ai vraiment aucun goût pour la pédophilie. Mais la nouvelle à laquelle je pense m'interpelle en diable pour des raisons totalement mystérieuses.

Elle est amorale, c'est vrai. Mais je crois que tout écrivain doit être amoral. Il faut explorer des psychologies bizarres et perverses, qui sont à des milles de ce à quoi on croit. Il le faut, c'est tout.

Ben sûr, tu peux faire des choses "gentilles". Ben oui. Des tas d'écrivains l'ont fait, le font et le feront; d'autres ont choisi une voie plus sombre, l'exploration des zones noires de l'être humain. C'est ce qui oppose Alexandre Jardin et Céline, Musso et Dostoïevski (j'ai lu mes classiques comme tu vois), Nora Roberts et Palhaniuk, Marie Laberge et Michel Tremblay (pas tous ses romans cependant)...

Harlan Ellison, un écrivain qui a beaucoup exploré le côté noir de l'âme humaine, a déjà dit que la chose la plus dure et la plus moralement douteuse qu'il avait écrite était une réflexion qu'un personnage d'une nouvelle se faisait lorsque sa vieille mère longuement malade finissait par mourir : il était triste mais en même temps il se réjouissait intérieurement de ne plus devoir porter ce boulet.

Qui se souvient des petits écrivains plaisants-gentils-cucu des années 20 ou même 70 ? Plus personne...

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire... C'était mon grain de sel bien sentencieux pour cette nuit.

Tout ceci s'applique à l'histoire de la maman enfanticide. L'autre histoire avec ton beau-père pose un problème différent, celui de la transposition de la réalité.

Rackham Le Rouge a dit…

Pourquoi n'écris-tu pas ce que tu as envie de lire, Isa ?

Je ne crois que ce sont des horreurs que tu as envie d'écrire, mais tu cherches l'originalité. Coûte que coûte.

Trouve-toi des sujets que tu aimes et après, trouve des solutions pour en dénouer et raconter les intrigues ou évolutions. Et si un truc dur y trouve sa place, pas de souci !
Mais le gore pour le gore, brrr...

Besos,
Jack

Gen a dit…

Écris ce que tu as envie d'écrire, Isa, comme tu le sens.

Quand ce sera fini, fais-le lire à ton chum, puis demande-lui son avis. Est-ce que les gens concernés se sentiraient trop visés? Est-ce qu'on t'en voudrait d'avoir écrit ça?

Si la réponse est "oui", ce ne sera quand même pas une condamnation de tes écrits. Ce sera juste l'occasion de renouer avec le meilleur ami de l'écrivain à la plume sadique : le NOM DE PLUME! :D

Note qu'il existe même la solution de le soumettre sous un nom de plume sans même le dire à ton chéri si tu es trop gênée. Une fois que ce sera publié, tu pourras lui dire : lis ça! ;)

Faut se laisser porter par notre inspiration quand on écrit. Pas se censurer. Même si c'est parfois dur pour notre entourage. Ceux qui t'aime vont comprendre et ça devrait être facile de le cacher aux autres ;)

Isa Lauzon a dit…

À Dame Sco' : Précision : la mère en question adore ses enfants et, en son for intérieur, ne veut pas leur faire de mal. Simplement, son corps devient l'instrument de quelqu'un d'autre... Et pour le quadraplégique, c'est certain que les circonstances et les personnages seraient très différents de la réalité. Mais reste toujours l'obstacle du fauteuil roulant...

Isa Lauzon a dit…

À Elisabeth : Bien sûr que la tueuse d'enfants, ce n'est pas moi! J'adore mes amours, même s'ils ne sont pas toujours des anges. Écrire des horreurs, ça ne signifie absolument pas qu'on a envie de commettre de tels actes! Et pour ce qui est d'attendre, le contexte ne changera certainement pas avec les années. Ces deux sujets demeureront tabous, c'est certain. À moi de voir si je désire transgresser ces tabous...

François Bélisle a dit…

Il faut l'écrire. D'accord avec Richard. De toute façon, tu ne peux te débarrasser de l'idée et tu tu en as fait l'expression ici.
Tu verras après...

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : Toi, je me doutais bien que tu serais du côté du "contre"!!! ;)

Désolée, j'ai subi l'influence néfaste de Stephen King à l'adolescence, ce qui a marqué de façon indélibile mon subconscient. Parfois, j'écris des choses gentilles, et parfois... mon petit démon intérieur en a assez et il m'oblige à écrire de l'horreur. Pas que j'aie quelqu'un à détester. Simplement, c'est très amusant. Oui oui, c'est ce que je dis : amusant! Demande à ceux qui écrivent de l'horreur, ils te diront combien on peut jubiler en imaginant la réaction de nos pauvres lecteurs. Bizarroïde, je sais!

Gen a dit…

Élément à considérer : 99% de nos entourages ne trouvent et lisent nos écrits que parce qu'on les leur met dans la face. Alors si tu écris quelque chose de tabou sous un nom de plume, personne ne remontera jusqu'à toi.

Isa Lauzon a dit…

À Isabelle : En effet, c'est sage. J'écris ce que je veux, et je filtre ensuite avant de soumettre. Ce serait l'idéal si j'étais une fille sage. Sauf que je ne suis pas une fille de nuances... Comme dirait Yoda dans Star Wars : "Fais-le, ou ne le fais pas. Il n'y a pas d'essai!". Je l'écris et je le soumets, ou bien je laisse faire. Pas raisonnable, hein?

Dis-moi, tu donnes des cours de sagesse? J'en aurais bien besoin...

Isa Lauzon a dit…

À Frédéric : En fait, les sujets ne me dérangent pas du tout, au contraire! J'ai hâte de les explorer à fond, pour vaincre les obstacles, pour dépasser mes limites. Ce qui me retient encore, c'est le jugement des autres. Une limite dont j'aimerais bien me débarrasser un jour... Quoique je ne sois pas encore certaine que s'en débarrasser totalement soit une bonne chose. Enfin, comme tu vois, je me cherches et je tente d'établir mes repères...

Ton analyse au sujet du contexte et du point de vue est intéressante. En effet, tout dépend de quelle façon on aborde le tout. C'est là-dessus que je vais travailler en premier lieu. Merci!

Isa Lauzon a dit…

À KGirard : Dans mes bras, mon frère! Il n'y a rien de pire pour la liberté d'expression qu'un entourage moralisateur et fermé d'esprit. Avec le temps, j'apprends à tenir moins compte des avis de mes proches. Parce qu'ils agissent comme un éteignoir sur moi et me briment dans ma créativité. Plus le temps avance, plus je deviens un mouton noir. Plus j'ai envie d'écrire des horreurs, de me libérer des conventions établies par d'autres. Oui, j'écrirai encore des textes cucu. Oui, j'aime que certaines de mes histoires soient inspirantes et fassent rêver mes lecteurs. Sauf que mon esprit noir exige aussi que je lui laisse la place de temps en temps. Car il me permet d'évacuer mon trop plein, de me défouler, d'explorer. Et j'en ai besoin, bon! N'en déplaise à mes détracteurs...

Isa Lauzon a dit…

À Richard : Intéressant, ton projet de nouvelle sur le pédophile vengeur! J'aimerais bien lire ça, quand tu l'auras écrite. Ce sera sûrement dur et cruel, mais tu y aborderas un côté sombre et inexploré qui pourrait nous faire découvrir une autre facette de la noirceur humaine. Et si elle te hante ainsi, c'est que tu dois absolument l'écrire. Ton subconscient ne te laissera pas en paix tant que ce ne sera pas fait. Et tu ouvriras la porte à d'autres inspirations, qui bloquent en attendant que tu aies fait ton boulot.

En tout cas, merci de me montrer que je ne suis pas la seule "immorale" de la planète... Et en effet, nul ne peut plaire à tout le monde. Impossible. La seule vraie voie, c'est de suivre notre instinct!

Isa Lauzon a dit…

À Rackham : Je recherche l'originalité, en effet, mais ma démarche au niveau de l'horreur représente davantage qu'une passade. En fait, je vais te faire sourire, mais le volet érotique attire aussi mon attention dans cette même démarche. Dans la vie, je suis archi conventionnelle, joyeuse et positive, mais dans l'écriture, il en va tout autrement... Parmi mes lectures, l'horreur tient une place importante. Le gore, par contre, j'ai plus de mal. Tout dépend de la façon dont c'est écrit. Enfin, je comprends tes réticences, beaucoup de gens autour de moi aimeraient que je sois une bonne fille, mais que veux-tu, je ne peux faire taire ma nature rebelle!

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Mon chum... HAHAHAHAHAHAHA!!! C'est pas lui qui risque d'aimer! En général, il ne lit pas vraiment ce que j'écris, c'est plutôt rare. Je ne lui montre que les textes gentils... Il lit surtout des BD, le journal, les Bob Morane... disons que ses goûts diffèrent des miens! Et question de savoir si les gens seraient choqués, comment le seraient-ils, si je ne leur fais jamais lire ma nouvelle?

Le nom de plume, c'est une bonne idée. Je songe depuis un bon bout de temps à dissocier mes deux pôles (le bon et le méchant) afin de ne pas mélanger les lecteurs. Ça reste à voir.

Merci de me dire de ne rien censurer. C'est en effet meurtrier sur l'inspiration. Et ça nuit au récit, quand on ne respecte pas notre pulsion première.

Isa Lauzon a dit…

À François : Merci, c'est exactement ce que j'ai envie de faire : écrire les deux et advienne que pourra!

Isa Lauzon a dit…

À Gen : D'accord avec le 99 %. En fait, je ne m'inquiète pas pour qui lira ces textes dans mon entourage, car je peux gérer ça et éviter qu'ils ne le sachent. Ce que je me demande surtout, c'est si je suis vraiment très très mauvaise, méchante et amorale si j'ose les écrire... La question est plus profonde qu'il n'y parait, hein? Ce billet, c'était ma façon à moi d'extérioriser mes démons et de me débarrasser de ces entraves qui m'empêchent d'avancer.

Rackham Le Rouge a dit…

Au contraire, Isa, je te vois comme quelqu'un plein de surprises et je ne veux au contraire t'assagir. Je crois qu'il y a une différence entre ses goûts et ce qu'on peut écrire.
Personnellement, j'écris des histoires d'amour parce que j'aime ça et que...je suis gentil au fond.
Par contre, j'adore au cinéma Lynch, Cronenberg, Craven mais ça ne m'irait pas d'écrire sur ces sujets là, ou alors un effet de style.

Réfléchis en ton for intérieur ce qu'il te convient vraiment d'écrire...
Besos
Jack

PS: Des trucs érotiques ? Tu me feras lire, tu as ma boîte secrète...^^

Gen a dit…

Est-on amorales de coucher sur papier des choses qu'on ne pense pas vraiment, mais qu'on sait être du domaine du possible? Ou qu'on sait cohérentes avec elles-mêmes (dans le cas des textes fantastiques)?

Si oui, je suis extrêmement amorale :p Et très fière de l'être ;)

Go! Laisse la bride à ta plume. Et invente-toi une "Dark Isa" pour publier tes épanchements les plus sombres et sanglants! :)

Isabelle a dit…

Non je ne donne pas de cours de sagesse, mais si tu as besoin de conseils fais moi signe .. j'aurais du devenir psy, mais ca me tente pas d'écouter les problèmes des autres à longueur de journée mais une fois de temps en temps ça me fait plaisir :)

Isa Lauzon a dit…

À Rackham : Pour le moment, je n'ai pas plongé à fond dans le volet érotique, plutôt des clins d'oeil. Qui sait comment ça évoluera de ce côté? Je te ferai signe si ça tombe dans ta palette! ;)

À Gen : Dark Isa, yes!!! Merci de m'appuyer dans ma découverte du côté sombre de la Force! Entre méchantes filles, on se comprend!

À Isabelle : J'ai moi-même une oreille assez bonne pour écouter les âmes malheureuses. Trop, peut-être! Je n'ai jamais eu envie d'être psy, par contre, mais tu sais ce que c'est, entre filles, on se dit tout, on s'épanche, on se conseille. Et tu sais, j'ai déjà été beaucoup plus sage que je ne le suis maintenant. Mais là, en mouton noir assumé que je suis devenue, je recherche davantage la folie. Parce que trop de sagesse, c'est plate à mort!

claude b. a dit…

Cependant, avant d'écrire des choses malsaines, il faut se rappeler que nous ne sommes plus dans les années 1970, et qu'il peut être difficile de faire accepter certaines choses par l'une ou l'autre direction littéraire.

Ceci dit, ça ne m'empêche pas d'écrire mes propres turpitudes.

Isa Lauzon a dit…

À Claude B. : Bon point, c'est l'étape suivante dans ce débat qui n'a pas fini de faire couler de l'encre. On a bien beau écrire tout ce qui nous passe par la tête, reste encore qu'il faut que quelqu'un veuille bien le publier. C'est mon gros questionnement en ce moment. Jusqu'où je vais, qu'est-ce qui est acceptable, quelle est la limite? Pour moi-même, il n'y en a pas, de limite, mais qu'est-ce que je livre et qu'est-ce que je garde pour moi? Tranquillement, je me fais une idée là-dessus. N'oublions pas que je suis une "green", après tout! Je cherche, j'explore, je me questionne. Est-ce que ce sera toujours comme ça?