17 novembre 2009

Quelles sont mes chances?

Tiré du numéro 16 de Brins d'éternité : Congrès Boréal 2007, par Carmélie Jacob :

[...] sur 500 manuscrits envoyés aux maisons d'édition québécoises, un seul sera publié. Ça vous rend nerveux? Comptez-vous plutôt chanceux de ne pas être en France, où le dénominateur passe à 2000 ou, pire encore, aux États-Unis, où pas moins de 4999 manuscrits seront rejetés sur une pile de 5000.

[...] (les éditeurs) doivent refuser fréquemment de bons livres, sinon du moins des livres qui leur plaisent, pour des raisons économiques.

[...] Du côté français, par contre, les propos deviennent un peu choquants. [...] Les (maisons) d'éditions ont plusieurs comités de lecture, mais personne ne veut lire de la SF. [...] et il est plus rentable de limiter le nombre de publications françaises, incertaines et peu rentables, pour s'en ternir plutôt aux traductions de titres connus.

Un éditeur avoue même ne jamais lire les manuscrits d'auteurs qui n'ont pas déjà des titres publiés, par manque de temps...

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Disons qu'aujourd'hui, je m'estime très chanceuse d'être québécoise! Personnellement, je crois que les éditeurs de chez nous ont davantage à coeur de satisfaire leur public et qu'ils sont prêts à prendre plus de risques. Il convient toutefois de mentionner que le marché est très différent!

Pour réussir, il faut arriver à se démarquer de la masse. Alors deux mots d'ordre : persévérance et qualité!

8 commentaires:

M a dit…

Publier des nouvelles est une façon de te faire tranquillement un nom et de te faire connaître de certaines personnes qui peuvent devenir un facteur de réussite important!

Gen a dit…

@M : Pour les nouvelles, je me suis déjà fait répondre "votre nom ne me dit rien" dans une lettre de refus me disant en substance que si j'avais été connue, ils auraient publié mon texte, mais que pour une inconnue, il n'était pas assez bon. Mais bon, c'est comme ça dans tous les domaines. Les employeurs nous veulent sortis tout expérimentés de la cuisse de nos professeurs...

@Isa : On a effectivement plus de chance de publier au Québec, mais moins de chance de vivre de nos publications. Cela dit, moi aussi je préfère m'essayer à 1 contre 500... ;)

Dame Sco' a dit…

Et si en tant que Française, je propose mon livre à des éditeurs québécois, tu crois que ça marcherait ??!!

KGirard a dit…

Lors d'une conférence avec Les Éditions La Peuplade, les éditeurs affirmaient qu'une bonne partie des refus étaient des refus dit systématique, c'est-à-dire des manuscrits qui ne cadre pas du tout avec la ligne éditoriale.

Donc, un bon ciblage augmente considérablement tes chances, en plus si le manuscrit est bon.

Si ça peut te rassurer...

Isa Lauzon a dit…

À M : Alors je suis sur la bonne voie, car justement, je n'écris que des nouvelles en ce moment. Quant à les faire publier, ça viendra un jour!

À Gen : Sérieusement, c'est ce qu'on t'a répondu? Moi, vivre de ma plume, j'ai fait une croix là-dessus depuis longtemps. Primo, j'adore mon travail et secondo, j'écris parce que c'est une passion. Je n'ai même pas le choix, c'est l'unique façon que j'ai trouvée de me libérer la tête de ces idées de fou!

À Dame Sco' : Alors là, je ne suis pas sure que ça marcherait. Ou bien, il faudrait que tu déménages au Québec...

À KGirard : Là, tu marques un point. J'avoue que mes deux nouvelles refusées ne cadraient pas totalement avec la politique éditoriale des revues où je les avais soumises. Je ciblerai mieux la prochaine fois, promis!

À tous, un petit bémol : N'allez surtout pas croire que je suis en pleine déconfiture découragée et dépressive!!! Au contraire, je me sens mise au défi par ce marché en apparence si sévère envers les nouveaux auteurs. Un jour, je le jure, je laisserai ma marque. En attendant, j'ai encore des croûtes à manger!!!

Dame Sco' a dit…

Y'a une petite surprise pour toi sur mon blog, va voir.

François Bélisle a dit…

Bonjour Isa,

Suis maintenant ici:
http://castordeplume.blogspot.com/

Isa Lauzon a dit…

À Dame Sco' : J'ai vu! Merci beaucoup pour cet honneur! J'accepte avec grand plaisir ce prix et je me conformerai aux exigences dès ce week-end!

À François : Parfait, je mets mes fichiers à jour!