27 novembre 2009

La peau blanche


Joël Champetier


L’histoire d’un amour douloureux, déchirant et destructeur. Et vous, jusqu’où iriez-vous par amour?

Thierry, un étudiant français qui s’est exilé volontairement à Montréal pour fuir un contexte familial étouffant, partage un appartement miteux avec Henri Dieudonné, son colocataire d’origine haïtienne.

Un soir, Henri propose une virée dans les quartiers chauds de la ville. L’aventure d’un soir tournera malheureusement au cauchemar et Henri portera à vie les stigmates infligés par une splendide rousse.

Quelque temps après l’incident, Thierry tombe sous le charme de Claire, une autre rouquine à la peau trop blanche. Dès lors, obsédé par la pianiste, il néglige ses études, son ami Henri et tout le reste. Henri s’interroge d’ailleurs sur la véritable nature de cette maîtresse aux appétits féroces. Au fil de ses recherches et de ses révélations, il réussira à ébranler les convictions du jeune Français.

Oui, elles sont parmi nous. Et gare à vous, vous êtes peut-être le prochain sur leur liste!

Joël Champetier signe ici une œuvre riche en émotions et en rebondissements. L’atmosphère sordide qu’il crée autour de ses personnages les rend plus vrais que nature. C’est le cas en particulier pour Henri, le colocataire d’origine haïtienne, dont la théorie fort intéressante à propos de l’origine des différentes races humaines m’a énormément fait réfléchir.

Ce roman est classé dans la catégorie fantastique, mais j’y ai trouvé bien davantage que des créatures mythiques. La plume est sensible et décrit avec brio les états d’âme du personnage principal, ses déboires, son refus de la vérité, ses désillusions. Le volet fantastique est abordé avec finesse et subtilité, sans tomber dans la facilité.

Le suspense m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Et j’avoue humblement que je n’avais pas prévu un tel dénouement!
À noter : Cette oeuvre s'est méritée le Citytv Award 2004 pour le Meilleur premier long métrage canadien.

12 commentaires:

Frédéric Raymond a dit…

Tu me fais réaliser que, dans le film tiré de La peau blanche, Thierry n'est pas français! J'ignorais aussi que le film avait gagné ce prix.

Gen a dit…

Le film est aussi bon que le livre, malgré les inévitables détails qui diffèrent. À voir si tu n'as pas déjà vu, Isa :)

Isa Lauzon a dit…

À Frédéric : Ah oui? Ils ont changé la nationalité du personnage principal? Pour la mention du prix, je n'ai pas de mérite : il y avait une étiquette dorée sur le bouquin... ;)

À Gen : Jamais vu! Faudra que j'essaie de dénicher ça au club vidéo!

Frédéric Raymond a dit…

J'ai vu le film quand il est sorti au cinéma et je l'avais trouvé un peu monotone. Cependant, quand je l'ai réécouté à Télé-Québec, ce fut très agréable. Ce film n'est pas fait pour le grand écran.

Gen a dit…

@Fred : En effet, c'est mieux de le voir dans le confort de son foyer. Idéalement après une longue journée passée dans les entrailles de l'Uqam (toile de fond du roman ET du film... et de mes journées au moment où j'ai découvert cette histoire)

Isabelle a dit…

Je n'ai pas lu le livre, mais j'ai vu le film il y a quelques années et à mon souvenir c'était bien.

Puisque tu a lu le livre ... tu peux voir le film etvérifier comment ce que tu as imaginé à été porté à l'écran.

Dame Sco' a dit…

Ah bein au moins celui-là je l'ai trouvé sur amazon mais uniquement d'occasion mais c'est déjà ça !

Travailleuse sociale a dit…

Je suis tombée sur ton blogue à partir d'un blogue sur lequel j'étais arrivée à partir d'un autre blogue... la route virtuelle nous conduit à de belles surprises. J'aime venir ici, ça me donne le goût de lire.

KGirard a dit…

Content que tu aies aimé. Effectivement, la plume de Champetier a ce petit quelque chose qui rend l'intrigue tellement plus agréable et qui donne littéralement vie aux personnages.

Isa Lauzon a dit…

À Frédéric, Gen et Isabelle : Très souvent, le livre est bien meilleur que le film. Je me demande si j'aimerais autant le regarder au petit écran...

À Dame Sco' : Bon, il y a de l'espoir! Pauvre toi, tu vois tous ces livres te passer sous le nez et tu ne peux même pas y goûter!

À Travailleuse sociale : Bienvenue chez moi, et contente de voir que ta longue route t'a menée ici! Au plaisir de te revoir!

À KGirard : Le style de Champetier est vraiment particulier. Il faudra que je lise d'autres oeuvres de sa plume. Des suggestions?

Dame Sco' a dit…

Tu as raison, c'est comme si je voyais une plaque de chocolat s'envoler à tire d'aile !

Frédéric Raymond a dit…

Quel Champetier lire ? La mémoire du lac est vraiment excellent. L'aile du papillon c'est bizzard en maudine, mais c'est bon. Je n'ai pas particulièrement aimé La taupe et le dragon. Je n'ai pas lu son fantasy, alors je ne peux en juger.