7 novembre 2009

Fausse représentation


(Attention! Ce billet dévoile le contenu du film et même la fin!)

Regardez bien cette image. Avez-vous déjà vu ce film? Si la réponse est non, un conseil, abstenez-vous!

Au départ, le résumé de Neverwas (Le royaume imaginaire) m'a séduite. Lisez-le et imaginez ce que devrait être ce film :

"Mariant le fantastique et la réalité, le passé et le présent, Le royaume imaginaire est un récit optimiste et débordant de magie à propos d'un jeune homme (Aaron Eckhart) qui découvre que le monde merveilleux de son enfance pourrait bien être réel. Cherchant à mieux comprendre la vie de son père (Nick Nolte) et l'univers magique qu'il a créé pour Le royaume imaginaire, son livre pour enfants adulé, le psychiatre Zach Riley (Eckhart) décroche un emploi à l'institution où son père a vécu de façon intermittente. Il y rencontre Gabriel (Sir Ian McKellen), un patient dont le monde imaginaire ressemble étonnamment à celui créé par son père. Mettant en vedette une distribution étincelante qui comprend également William Hurt, Jessica Lange et Brittany Murphy, Le royaume imaginaire est une aventure ensorcelante et émouvante que vous n'oublierez pas de sitôt"

Si, comme moi, vous vous imaginez des fées, de la magie et des créatures fantastiques, vous serez déçus!

Tout au long du visionnement, ma fille et moi avons espéré que nos attentes seraient comblées. Plutôt que de vivre l'aventure et de découvrir un monde nouveau, nous nous sommes plutôt farcies l'histoire d'un psychiatre en mal de vivre, qui décroche sous de faux motifs un travail dans un institut psychiatrique, ce même institut où, durant son enfance, il visitait son père schizophrène. Il y rencontre un patient qui a effectivement connu son père, mais ils ont tout simplement fabulé ensemble et le livre Chiméria, publié par le père, est né. Et à la fin, on se rend compte qu'il n'y avait aucun royaume, aucune fée, aucune créature. Rien qu'un pauvre fou qui vivait dans une cabane dans le bois et prétendait en être le roi.

Aucune magie là-dedans. L'histoire de romance grossièrement esquissée ne nous a pas conquises non plus. Une énorme déception que je vous conseille d'éviter, à moins que vous ne soyiez des fanatiques du milieu psychiatrique, et encore.

Ce qui me met le plus en colère, c'est l'hypocrisie des promotteurs. Sûrement, le résumé réel de l'histoire aurait attiré un public moins vaste, mais au moins, ledit public aurait su à quoi s'attendre!

Ma fille et moi avons perdu deux heures de notre vie pour ce navet. Si vous voulez quand même prendre le risque, venez me voir au printemps, il sera dans ma vente de garage! Vraiment pas cher...

2 commentaires:

Gen a dit…

lolol! Ça me rappelle la fois où je me suis fait pognée et où je suis allée voir Stardust de Neil Gaiman, parce qu'il était décrit partout comme "un merveilleux conte fantastique pour adulte". C'était fantastique, ok, mais pas pour adulte. Et "merveilleux", c'était fort comme qualificatif. On a attendu tout le film de voir un peu d'action... toutes les scènes étaient déjà dans le générique!!!

Isa Lauzon a dit…

Ça aussi, ça m'énerve : quand on te fait miroiter dans la bande annonce un super bon film, mais qu'au final, c'est tout ce qu'il y avait à voir. Le reste, c'était du remplissage. De grâce, un peu d'imagination! Je veux en avoir pour mon argent!